Palestine occupée

Abbas rencontre la communauté sioniste en France

Après sa réunion avec les organisations sionistes aux Etats-Unis...


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Lundi 27 Septembre 2010

Abbas rencontre la communauté sioniste en France

Le président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a rencontré la communauté juive en France, lors d'une visite officielle à Paris, alors qu'au même moment le gouvernement sioniste refuse de prolonger le délai du gel de la colonisation en Cisjordanie.


Il a affirmé qu'il continuera ses rencontres avec les communautés juives.


"Nous avons tous un seul objectif, c'est la paix, en effet, je continuerai mes rencontres avec les représentants des communautés juives dans le monde entier, car ce sont les peuples qui font la paix, non les dirigeants", a ajouté Abbas.


Malgré sa déclaration que "les négociations sont difficiles", Abbas a ajouté : "s'il y a un désir ferme et une conviction, nous les emprunteront sans doute".


Il a estimé que "les négociations ne partent pas de zéro, les choses sont mûres, et aujourd'hui est le temps des décisions, non celui des discussions".


Abbas recherche un feu vert arabe pour poursuivre les négociations sous l'ombre de la colonisation

L'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, cherche un nouveau feu vert arabe pour poursuivre les négociations directes avec l'entité sioniste, suite au refus du gouvernement de l'occupation de prolonger le « gel » de la colonisation pour trois mois supplémentaires.



Il a appelé à une réunion urgente des ministres des affaires étrangères des pays membres du Comité de l'initiative de paix arabe.



Une haute source diplomatique à la Ligue arabe a révélé dans ses déclarations de presse à l'agence "Qods Press" qu'Abbas a demandé, le dimanche 26/9, de tenir une réunion urgente entre les ministres des affaires étrangères des pays membres du Comité de l'initiative de paix arabe, au siège de la Ligue arabe au Caire. Les perspectives et l'avenir des négociations directes entre l'autorité de Fatah à Ramallah et le gouvernement de l'occupation sioniste seront discutés.
 
La source a ajouté que l'autorité d'Abbas a demandé au Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, de tenir cette réunion, pour informer les pays arabes des derniers développements concernant les négociations. Il a souligné le fait que la position sioniste par rapport à la prolongation du gel de la colonisation sera au centre du débat, ainsi que le fait de savoir si l’on continuera à négocier sans l'arrêt de la colonisation, ou si l’on se retirera des négociations directes.

Tout cela vient suite aux prévisions des responsables au gouvernement sioniste qu'Abbas renoncera à sa menace de se retirer des négociations directes à cause de la reprise de la colonisation.



Le ministre sioniste de l'Environnement, Gilad Erdan, a assuré dans ses déclarations de presse diffusées, le dimanche matin, 26/9 : « Je crois qu'Abbas retournera finalement aux négociations et abandonnera sa menace de se retirer des pourparlers ».  Il a également souligné que « plus le temps passe sans que les palestiniens ne parviennent à un accord avec nous pour régler la question de la reconnaissance d'"Israël" comme un Etat juif, ou pour trouver une solution à l'affaire des réfugiés, plus cela va créer de nouveaux faits sur le terrain qui ne peuvent être changés ».




L'occupation a confisqué des milliers de dunums des terres agricoles palestiniennes

Extension de 120 colonies sionistes en Cisjordanie durant le délai du gel de la colonisation

Le Centre palestinien des recherches et des territoires a affirmé que la colonisation ne s'est pas arrêtée durant le délai du gel prétendu au cours des derniers dix mois, et qui a pris fin la nuit dernière.

Il a souligné que l'occupation a procédé durant cette période à l’élargissement de plus de 120 colonies sionistes.

Le directeur du Centre, Jamal Talab, a affirmé dans une déclaration de presse, que les statistiques montrent que les activités colonialistes durant le délai du gel prétendu ne se sont pas arrêtées, puisque le nombre de colonies agrandies a atteint 120 colonies, et que les colons sionistes poursuivent la construction de plus de 1520 logements coloniaux.

Le nombre de logements coloniaux dont les contrats de travail sont prêts est de 2066 selon les statistiques. Alors que le nombre d'unités dont la construction est prévue dans l'avenir est de 37679.

Talab a également souligné que l'occupation a confisqué durant le délai du gel de la colonisation plus de 5906 dunums, et en a rasé 920.

L'occupation a également démoli 280 maisons et établissements, et le nombre de maisons menacées de démolition est de 830. Et 13 autres ont été confisquées par les forces occupantes qui ont interdit la construction de 10 routes dans diverses régions de la Cisjordanie occupée, alors que les colons sionistes ont creusé plus de 18 routes pour eux.

http://www.palestine-info.cc/fr/ http://www.palestine-info.cc/fr/



Lundi 27 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par compagnon le 27/09/2010 12:28 | Alerter
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ce Traitre est entrain de vendre la Palestine!!!!!

2.Posté par Aigle le 27/09/2010 14:18 | Alerter
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Et ses PARRAINS COMPLICES , LES BARILS DE PETROLE AMBULANTS qui veulent se debarasser du "probleme" , l'aident en ce sens avec les Millions de DOLLARS souillés du sang des Innocents ......Ils croient vraiment qu'ils y arriveront ..........

3.Posté par sami le 27/09/2010 15:14 | Alerter
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De toute façon lui ou un autre je doute que ça change quelque chose le pouvoir est du côté sioniste malheureusement, je doute aussi que Abbas soit dans une position agréable et que tout ceci lui fasse plaisir, il n'a pas le choix, ce sont les puissants qui dictent quoi faire.

4.Posté par Azuma le 27/09/2010 15:45 | Alerter
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S'il n'a pas les épaules, qu'il laisse son pouvoir à d'autres...

5.Posté par ali le 27/09/2010 16:51 | Alerter
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Il visite sans honte ses maîtres.
Abbas est là par la volonté des USA et des sionistes et il obéit servilement.
D'ailleurs les scandales jalonnent son parcours.
Les autres factions Palestiniennes doivent sont seulement marquer leurs désaccords mais aussi quitter l'OLP, constituer un front anti OLP et anti Abbas.
On ne peut éternellement critiquer et ne pas agir c'est de la complicité passive.


6.Posté par Aigle le 27/09/2010 18:22 | Alerter
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Les puissants ne sont puissants que lorsqu'on accepte de les considerer comme tels et ....Abbas est tenu par les ....Fesses . Les pourritures dans lesquelles il a trempé avant OSLO ( pour amener Arafat a ce piege ) et apres OSLO ( ce qui avait poussé Arafat a le foutre a la porte , puis de le reprendre sous peine que les Sionistonazis qui avaient organisé OSLOet ses consequences , organisent la FAMINE DES PALESTINIENS , ) le mettent dans la position qu'il a consciemment choisi ....Celle du Bougnoule sultanisé

7.Posté par damien le 27/09/2010 18:33 | Alerter
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Abbas c'est le Petain de la palestine

8.Posté par HORCHANI Salah le 27/09/2010 19:11 | Alerter
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Trilogie Israélienne : 1. « Les Hasbaras » pour les nuls !

Remarque préliminaire :
Pour la signification du terme « Hasbaras », se reporter à la Note 1. ci-dessous.

L’Etat Israélien a fait des « Hasbaras » le fer de lance de ses diverses tentatives visant à manipuler, du moins à remodeler, les opinions publiques de l’intérieur et de l’extérieur. Ils sont, depuis quelques années, présents sur tous les médias et tous les fronts, et, particulièrement, sur les sites Internet, traitant du conflit israélo-palestinien. Disposant de moyens matériels, de plus en plus sophistiqués, et financiers, de plus en plus importants, ils ne ratent aucun forum dans lequel il est question d’Israël ou de la Palestine. Leurs cibles sont nombreuses et variées. En font partie, entre autres : le Times, le Guardian, Sky News, la BBC, Yahoo ! News, l’Huffington Post, le Dutch Telegraaf, le Figaro, lemonde.fr, Wikipedia, …ainsi que d’autres sites d’information et de forums publics (dont fait, certainement, partie le site actuel où est publié cet article) en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, hébreu, hollandais, … En particulier, tout site d’information ou de discussion, important ou influant, considéré critique envers la politique israélienne, en fait, automatiquement, partie. Initialement, cette tentative de manipulation des médias et des opinions publiques a été orchestrée soit par des services israéliens liés aux Ambassades, soit par des cyber-activistes liés a des sites pro-israéliens tels que le site « Giyus » qui, avec son logiciel « Megaphone » de suivi des médias, permet aux dits cyber-activistes de recevoir, en temps réel, des alertes leur indiquant d’intervenir sur tel ou tel site. Il convient de souligner que le terme « Giyus » est l’acronyme de « Give Israel Your United Support » (« Soutenez Israël, tous unis »). Il est établi que, depuis l’« Opération Plomb Durci » (cf. la Note1. ci-dessous), c’est le Ministère des Affaires Etrangères israélien qui orchestre, lui-même, ces diverses stratégies (publiques ou privées) de désinformation et de propagande par le biais, en particulier, de ses « Brigades de Hasbaras ». Ces Brigades, éparpillées à travers la planète, ont comme principale mission d’inonder les sites d’informations, d’arguments, de données préprogrammées, de commentaires et d’articles pro-israéliens. En plus des arguments et commentaires fournis par le Ministère des Affaires Etrangères, les activistes pro-israéliens ont accès à une Banque de Données, ainsi qu’à des documents sources top-secrets, pro-israéliens, qu’ils peuvent utiliser, à leur guise, comme référence dans leurs propres commentaires et articles.

Il convient de souligner, dans ce contexte, que depuis que le Ministère des Affaires étrangères israélien a centralisé entre ses mains les « Opérations de Hasbara », on assiste à une remarquable harmonie entre les déclarations du Gouvernement Israélien et les déclarations des ténors de sa ligne de défense, adeptes de la devise « Même lorsque Israël a tort, Israël a raison », et ce, entre autres, chaque fois qu’Israël est mis, pour tel ou tel de ses actes, au banc des accusés par la Communauté Internationale. Ainsi, à titre d’exemple, la première déclaration du Premier Ministre Israélien, Benyamin Netanyahu, après le massacre, par la Marine Israélienne, le 31 mai 2010, à l’encontre de la « Flottille de la Paix », est de dire : « Laisser retomber la vague ‘‘d’hypocrisie qui déferle dans le monde’’ contre Israël ! » (Le Figaro daté du 03/06/2010). Et, par hasard, on retrouve, également, le thème de l’« hypocrisie » dans les premiers propos de Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut, défendant Israël contre la condamnation unanime du dit massacre par la Communauté Internationale : en effet, le premier a dénoncé « les bataillons de tartuffes » et le second a déclaré qu’ « Il y a dans cette attitude un mélange de mauvaise foi et d’angélisme qui me fait très peur », (lemonde.fr | 07.06.10 |). En outre, on lit dans « lemonde.fr », daté du 09/06/2010, que Benyamin Netanyahou a déclaré, au sujet du blocus de Gaza, que « les Gazaouis ne sont pas assiégés » et ne connaissent pas de « crise humanitaire ». Et il est, pour le moins, surprenant que nos deux philosophes, comme tous les « Hasbaras » et les sites qui leur sont affiliés, ont adopté, comme Benyamin Netanyahou, la chanson « Tout va très bien, madame la Marquise, tout va très bien », quant à la situation humanitaire à Gaza.
Les Hasbaras d’aujourd’hui n’hésitent pas à prendre à leur compte la propagande des Hasbaras d’hier (représentés par la Fédération Sioniste), et ce, par exemple, en présentant la Palestine d’avant 1948 comme étant une terre sans peuple servant, uniquement, de pâturage pour les nomades !
En effet, lors de la Conférence Internationale de la Paix de Paris, de 1919, organisée par les vainqueurs de la Première Guerre Mondiale afin d’arrêter les « Traités de Paix » entre eux et les vaincus, et suite à la Lettre Ouverte adressée, le 2 novembre 1917, par le Ministre britannique des Affaires Étrangères (Arthur James Balfour) à la Fédération Sioniste (par le biais de Lionel Walter Rothschild), cf. la Note 2. ci-dessous, la Fédération Sioniste a présenté une carte de la Palestine montrant ce pays comme étant une« terre sans peuple » constituée simplement d’« une terre de pâturage pour les nomades » : c’est une « terra nullius » affirmait-elle. Alors qu’en réalité, à l’époque de ladite Conférence, la population totale de la Palestine s’élevait à, environ, 800.000 habitants (dont 80% d’arabes-musulmans, 10% d’arabes-chrétiens et 10% de juifs) vivant dans, environ, 1000 villes et villages, la plupart vieux de 2000 ans, selon Eusèbe, évêque de Césarée, qui les a enregistrés au quatrième siècle, et selon Victor Guérin qui a fait paraître, en 1863, un ouvrage de huit volumes décrivant son voyage à travers presque tous les villages et villes palestiniens.

Parmi les outils, considérés comme étant de« véritable mine d’or de (faux) arguments, de stratégie et de tactique », qui ont étés mis à la disposition des “Hasbaras”, on peut citer :

1. Le manuel « secret » des « Hasbaras » intitulé « The Israel Project’s 2009, Global Language Dictionary » (116 pages) ; voir à ce sujet :
http://www.richardsilverstein.com/tikun_olam/2009/07/10/the-israel-projects-secret-hasbara-handbook-exposed/

2. “Hasbara Handbook : Promoting Israel on Campus” (131pages) (The World Union of Jewish Students, Jerusalem 2002, www.wujs.org.il).

En outre, une visite aux divers sites animés par la propagande israélienne, dont, par exemple, le site d’« Israel Citizens Information Council » (www.hasbara.com.), donne un idée de la stratégie d’encadrement des Hasbaras dont on va exposer, dans ce qui suit, un aperçu composé d’un échantillon significatif de documents, activités, assistances et conseils mis à leur disposition :

. Document montrant « en détail comment l’Autorité Palestinienne a violé tous les engagements et promesses contenus dans les Accords d’Oslo ».

. Document montrant « comment les colonies de peuplement juives (dans les territoires palestiniens occupés) sont juridiquement légales sur le plan du Droit International et comment les Juifs et les Arabes peuvent vivre ensemble en paix ».

. Document suggérant qu’« il fait bon vivre à Gaza qui ne manque de rien, que tout y est en diversité et en abondance ».

. Document montrant « comment les forces armées israéliennes sont un reflet du peuple d’Israël, avec une longue histoire de la « pureté des armes » et des préoccupations humanitaires, fournissant une aide pour les Israéliens et le monde à bien des égards ».

. Parmi les activités mises à la disposition des Hasbaras, on peut citer :-Une formation conduisant à maîtriser sa façon de « parler et de paraître », en présence des médias.- Participation à des stages et des cours organisés par le Ministère des Affaires Etrangères israélien sous l’égide « d’universitaires, de professionnels et de militants, en liaison avec les communautés en dehors d’Israël ».-Hébergement des groupes de visiteurs étrangers et « organisation de voyages et de déjeuners gratuits pour les journalistes, les commentateurs et les conférenciers influents ».

. Parmi les assistances mises à la disposition des Hasbaras, on peut citer la fourniture d’ « aperçus concis sur des thèmes spécifiques relatifs à Israël et le monde arabe, traitant de questions qui sont souvent présentes dans les discussions dans les forums publics », ainsi que l’expédition « de messages quotidiens, d’alertes », en temps réel, « de matériel », dont « un ensemble de logiciels, et d’une liste de cibles ».

. Parmi les Conseils prodigués aux Hasbaras, on peut citer, en vrac, les suivants :- « Le ministère des Affaires étrangères fait de gros efforts pour rééquilibrer les médias, mais nous savons tous que cette bataille se joue sur les volumes. Plus nous nous impliquons dans des commentaires, blogs, réponses, votes, plus nous gagnons d’opinions favorables à notre cause ».-« identifiez les batailles sur Internet dans les différentes langues et informez-nous en ».-« Commentez/publiez/votez sur les sites listés et les autres ; vous pouvez utiliser les sources en pièce jointe ».- « Ecrivez des lettres aux auteurs et aux éditeurs. Présentez-vous comme un habitant du coin ».- « Les injures : Grâce à l’utilisation prudente des mots, puis des insultes », on peut arriver à « attacher un symbole négatif à une personne ou à une idée »et conduire « le lecteur à rejeter la personne ou l’idée sur la base d’associations négatives, sans permettre un véritable examen de cette personne ou de cette idée ».- « Faites participer vos amis à cette activité ».-Sachez que plus vos interventions dans les commentaires sont nombreuses plus elles « modifient l’équilibre et le ton de la discussion et lui donnent une coloration beaucoup plus favorable à Israël qu’elle ne devrait l’être ».- « Ne prétendez pas qu’Israël est sans erreur, ni faute ; on ne vous croira pas. Admettez qu’Israël peut commettre des erreurs ; ne pas les spécifier et changer le sujet le plus rapidement possible ».- « Utilisez l’humilité pour que le lecteur soit convaincu que vous êtes un ’’gars ordinaire’’ comme lui, digne de confiance ».-« Evoquez la Shoa ».- « Rappelez aux gens - encore et encore – qu’Israël veut la paix et qu’il lutte contre le terrorisme et non pour la terre. Evitez d’utiliser des revendications religieuses d’Israël comme une des raisons pour lesquelles Israël ne devrait pas abandonner la terre. De telles affirmations font d’Israël un pays extrémiste aux yeux des gens qui ne sont pas religieux ».-« Le ministère des Affaires étrangères s’inquiète de l’opinion publique défavorable en Europe. Par conséquent, concentrez, s’il vous plaît, vos efforts sur les médias européens ».

Dans ce cadre, l’article de Daniel Greenfield, intitulé « Ce n’est pas de la Hasbara, c’est la réalité ! » et paru sur le Site de l’ « Union des Patrons Juifs de France » (www.upjf.org/.../article-187..., cf., aussi,http://sionisme.xooit.com/t19451-Ce-n-est-pas-de-la-Hasbara-c-est-la-realite.htm#p59498), analyse les raisons qui ont poussé Israël et les groupes pro-israéliens à développer , de plus en plus, des opérations de hasbara afin de gagner cette « Guerre de Relations Publiques ». Il reconnaît qu’« Israël, à maintes reprises, s’est tiré lui-même une balle dans le pied, concernant les Relations Publiques »,qu’« un nombre considérable d’Européens ont une aversion d’Israël » et que « La couverture médiatique Européenne est ouvertement hostile à Israël ».

Devant l’échec subi par les « Opérations de Hasbara » en Europe, en n’arrivant pas à manipuler, globalement, son opinion publique et ce malgré les moyens mis en jeu, le Gouvernement Benyamin Netanyahou a pensé qu’un moyen d’y arriver est de manipuler, d’abord, les personnalités européennes influentes. Pour ce faire, il a décidé, dernièrement, d’adjoindre à ses cibles « les hauts responsables politiques, les leaders d’opinion et les journalistes européens ». A cet effet, il a été, dernièrement, expédié aux Ambassades Israéliennes se trouvant en Europe un « Télégramme Urgent intitulé : Cartographie des personnalités européennes qui ont une influence » dans lequel il est « demandé, à tous les Consulats et Ambassades, de soumettre une liste de personnes qui sont considérées comme influentes dans leur pays, avec leurs numéros de téléphone et leurs adresses, postales et e-mail. L’ambassade d’Israël auprès de l’Union européenne à Bruxelles a été invitée à fournir une liste similaire de membres du Parlement de l’UE, ainsi que de hauts fonctionnaires dans d’autres institutions européennes ». (cf., à ce sujet, HAARETZ.com 31|05|10). La stratégie à employer pour approcher et « influencer » ces personnalités n’est pas encore arrêtée ; mais il semble, d’après l’article de Haaretz, que le Gouvernement Israélien s’orienterait « vers le recours à des entreprises privées de lobbying européen ». D’après le Gouvernement Benyamin Netanyahou , ce recours « permettra à Israël de transmettre des messages ne portant pas les ’’empreintes’’ du gouvernement israélien, ou bien que ce dernier ne peut pas émettre officiellement, pour des raisons politiques ou de sécurité ». En outre, l’emploi d’ « d’entreprises privées de lobbying européen est plus efficace » pour la réception du message ; car, par exemple, « Quand un Ambassadeur d’Israël évoque les agressions des Palestiniens ou la contrebande d’armes depuis la Syrie au Hezbollah, les Européens jettent immédiatement le doute sur son message ; mais, si ce même message est transmis par une personne qui, à priori, n’a pas de relations avec Israël, il y a plus de chance pour que les Européens y croient ».
Enfin, il convient de souligner que l’uniformité de l’argumentaire mis par les « Parrains » des « Hasbaras » à la disposition de leurs dociles exécutants conduit à trouver, en général, les mêmes thèmes et les mêmes arguments pro-israéliens développés dans tous les sites où les « Hasbaras » opèrent.
Ainsi, l’Etat Israélien, par le biais de ses « Hasbaras », navigant, continuellement, à travers des sites cibles variés, entretient, à coup de plusieurs millions de dollars, des opérations d’intox et de désinformation destinées à inonder les sites choisis d’arguments en faveur de sa propagande.

Pour terminer, il est réconfortant de mentionner l’existence, dans ce contexte, de sites, bêtes noires du Gouvernement Benyamin Netanyahou et ses Hasbaras, développant (au grand jour, sans artifices ni manipulations et avec des moyens dérisoires) des positions se situant aux antipodes de celles défendues par la propagande de l’Etat Israélien et ses « Brigades ». Parmi ces sites, on peut citer :
1. www.alternativenews.org (site de l’organisation « Alternative Information Center »). C’est une organisation israélo-palestinienne, à vocation internationale, dont l’un des objectifs est d’œuvrer pour mettre« totalement fin à l’occupation de 1967 des territoires palestiniens et syriens, conformément au Droit International, et pour la reconnaissance du Droit de Retour des palestiniens comme étant un Droit Humain et Collectif National ».

2. www.kibush.co. [site trilingue (anglais, hébreu et russe) du Mouvement : « People Opposing the Occupation »].

3. http://lapaixmaintenant.org (site de l’Association française « Les amis de Shalom Arshav »). Cette association « a pour vocation de promouvoir et soutenir les actions du mouvement israélien ’’ Shalom Arshav’’ (la Paix maintenant) et de les faire connaître en France. Elle s’adresse à tous les partis et organisations démocratiques, ainsi qu’à la communauté juive ».

4. www.cjpme.org (site du Mouvement : « Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient »). Ce Site publie une « Série de Fiches d’Information » très instructive.

5. www.ujfp.org (site du Mouvement de l’« Union Juive Française pour la Paix »). La visite de ce site montre, en particulier, que de nombreux juifs sont horrifiés par les crimes quotidiens d’Israël.

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Notes :

1. Suite au massacre subi par la population de Gaza en janvier 2009, de la part de l’armée israélienne, dans son agression baptisée « Opération Plomb Durci », et l’isolement international intégral d’Israël qui l’a suivi, et selon le « Guardian » (guardian.co.uk 09|01|2009) et les journaux israéliens « The Jerusalem Post » et « Haaretz » du 19/09/2009, le Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de l’Intégration israéliens ont décidé d’organiser des brigades composées de volontaires (juifs de l’intérieur ou de la Diaspora, ainsi que d’étrangers favorables à la politique de l’Etat hébreu, de préférence plurilingues) capables de relayer les positions du Gouvernement Israélien en intervenant dans les sites web où il est question du conflit israélo-palestinien , et ce, chaque fois, selon un plan ad hoc, spécifique et bien arrêté, orchestré par les Autorités Israéliennes en fonction de la thèse à défendre. Dans ce cadre, des stages et des cours sont même proposés à ces volontaires. Dans ce contexte, le Ministère des Affaires Etrangères israélien explicite dans son site (mfa.gov.il/MFA/…/Ambassador-s Course) que « les participants et les diplômés (sic) du cours reçoivent, aussi, des séances d’information sur la situation actuelle par des fonctionnaires du Ministère des Affaires Etrangères ». Les Services Israéliens désignent, officiellement, ces opérations de désinformation et de propagande par « Opérations de Hasbara » et les membres des « Brigades » qui en sont les vecteurs sont, eux-mêmes, appelés, par abus de langage, les « Hasbaras », car le mot « hasbara » est, en réalité, un terme d’origine hébraïque dont la signification littérale est « éclaircissement » ou « explication ».

2. Dans cette lettre, connue sous le nom de « Déclaration de Balfour », est affirmé que « le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ». Et pour ce fait, elle est considérée, par les historiens, comme étant la première pierre de la création de l’Etat d’Israël.

HORCHANI Salah

9.Posté par HORCHANI Salah le 27/09/2010 19:12 | Alerter
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Trilogie Israélienne : 2. L’Etat d’Israël et la pratique de l’Apartheid

Rappelons, tout d’abord, que l’Apartheid est considéré par l’ONU comme étant un Crime contre l’Humanité [cf. « Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid » Article 2, Résolution 3068 (XXVII) du 30 novembre 1973, http://www.un.org/ga/search/view_do...)].

Israël, qui se veut un état démocratique, fait fi de toutes les normes internationales en pratiquant l’Apartheid d’une manière manifeste et systématique, et ce aussi bien dans les territoires palestiniens occupés qu’en Israël même [cf."The Sixth Annual Israeli Apartheid Week2010,”http://apartheidweek.org/en/2010/media, (Fr.http://montreal.apartheidweek.org/node/2)].
En effet, la caractéristique essentielle de la pratique de l’Apartheid dans un pays est constituée par l’existence d’un système de lois dans lequel les groupes dominants et les groupes subordonnés ne disposent pas des mêmes droits. En Israël, les deux exemples les plus significatifs de telles lois sont :
1. « la Loi du Retour ». Cette loi, adoptée par la Knesset en 1950, garantit aux juifs du monde entier le droit d’immigrer en Israël et d’en obtenir la citoyenneté.
2. « la Loi sur les Propriétés des Absents ». Cette loi, adoptée par la Knesset, aussi, en 1950, concerne les « Absents Présents » (sic) et les « Absents Absents (re-sic), deux expressions officielles israéliennes : la première expression désigne les palestiniens, présents en Israël après sa fondation mais absents de leurs propriétés, même brièvement, pendant la guerre de 1948, qui n’ont pas été expulsés hors du pays mais déplacés en Israël et qui ont obtenu, par la suite, souvent tardivement, la citoyenneté israélienne ; quant à la deuxième expression, elle désigne les réfugiés palestiniens expulsés hors du pays. Les « Absents Présents » et les « Absents Absents » ont tous perdu tout droit sur leurs maisons, leurs terres et leurs comptes en banque, qui sont passés sous le contrôle d’un fonctionnaire désigné sous le nom de « Gardien des Biens des Absents » (sic). Aujourd’hui, un quart des arabes israéliens, soit deux cent cinquante mille, sont considérés comme étant des « Absents Présents » [cf., à ce sujet, l’ouvrage de Susan Nathan intitulé « L’autre côté d’Israël » (Presse de la Cité, 2006)].

La pratique de l’Apartheid par Israël se présente sous plusieurs autres formes parmi lesquelles on peut citer :
1. Dans les territoires palestiniens occupés, il existe des routes et des milliers de logements, entourés de vastes espaces, qui sont réservés, exclusivement, aux juifs. En outre, il existe deux systèmes de lois différents : un système militaire pour les palestiniens, et un système civil israélien pour les colons juifs. Au sujet de l’Apartheid appliqué par Israël dans les territoires palestiniens occupés, voir le livre de Jimmy Carter (Président des Etats Unis de 1977 à 1981 et artisan des « Accords de Camp David » qui ont établi la Paix entre Israël et l’Egypte)) intitulé « Palestine : Peace not Apartheid » (Simon and Schuster, 2006). Parmi les principaux faits que Jimmy Carter expose dans son livre, on peut citer les suivants :
a. Le régime établi par Israël dans les territoires occupés est un système d’Apartheid comparable à celui qui a été érigé en Afrique du Sud.
b. Plus de 100 postes fixes de contrôle militaire et encore beaucoup plus de postes de contrôle mobiles (lieux de vexations, de brutalités et d’humiliations) empêchent les palestiniens de circuler librement sur leur territoire et d’accéder à plusieurs villes en Cisjordanie.
L’ambiance qui règne dans ces postes de contrôle a été vécue et décrite, admirablement, par Régis Debray dans son dernier livre (« A un ami israélien, avec une réponse d’Elie Barnavi », Flammarion 2010) et je ne peux m’empêcher de reproduire ci-dessous, in extenso, le passage correspondant :

« Nous étions en voiture sur un chemin de terre, en plein midi, à la queue-leu-leu, escortés d’ânes, de carrioles et de gamins, lorsque des soldats ont arrêté la circulation. Nous sommes restés là à rôtir au soleil, assoiffés, poussiéreux, une petite demi-heure. Mes voisins résignés, sans souci apparent, et moi, intrigué, me demandant pourquoi cette halte. Un accident, sans doute. Jusqu’à voir majestueusement, à cent mètres de distance, sur une belle route asphaltée dite de contournement, un 4x4 véhiculant une radieuse famille de colons, toutes vitres ouvertes, enfants riant aux éclats, maman bronzée, épanouie, papa au volant, cheveux dans le vent. Le chemin des gueux jouxtait la route des seigneurs. Tout devait s’arrêter jusqu’à leur passage, sécurité oblige. Après cette vision quasi surréelle d’un bonheur familial et triomphant, d’un geste de la main, les troufions du check-point nous firent signe d’avancer, mais désirant sans doute s’amuser, ils pointaient du doigt l’une ou l’autre des voitures en convoi pour faire sortir les passagers du véhicule et les faire poireauter en pleine chaleur, for the fun of it. C’est sans doute grisant, ce pouvoir de se faire obéir au doigt et à l’œil. Quand je suis passé à mon tour devant eux, le chauffeur palestinien m’a mis en garde dans un mauvais anglais :’’Ne les regarde pas en face. Baisse la tête. Ce sont nos maîtres‘‘ ».
c. L’accès à l’eau et la création de nouveaux puits d’eau dans les territoires occupés sont complètement contrôlés par Israël. Les colons israéliens consomment cinq fois plus d’eau par tête que les palestiniens et la payent à un prix quatre fois moindre que ces derniers.

2. L’État d’Israël exproprie, souvent, des terres de citoyens palestiniens pour les distribuer, ensuite, à des citoyens juifs (cf., par exemple, Brous Devorah : « Not greening, but weeding the Negev » dans HAARETZ.com 03.03.2006).

3. L’État d’Israël pratique une discrimination en matière de financement du développement municipal [cf.“Land Planning and Policy in Israël,” The Arab Association for Human Rights (Israel),www.arabhra.org/factsheets/factsheet2.htm].

4. L’État d’Israël pratique une discrimination en matière d’application de la loi sur le regroupement familial (cf., par exemple, “Israel/Occupied Territories : High Court decision institutionalizes racial discrimination,”Amnistie Internationale, mai 2006, et“Israel and Occupied Territories : Torn Apart : Families split by discriminatory policies,” Amnistie Internationale, juillet 2004).

5. L’État d’Israël pratique des inégalités systématiques à l’égard de ses citoyens palestiniens. En effet, à la suite du soulèvement des citoyens palestiniens d’Israël, en l’an 2000, une Commission a été créée (la Commission Or) pour enquêter sur les raisons de ce soulèvement. Dans son rapport achevé en 2003, la Commission Or a indiqué que « le traitement du gouvernement [israélien] du secteur arabe est essentiellement discriminatoire… l’État n’a pas suffisamment essayé d’être équitable envers ses citoyens arabes pour éliminer les phénomènes discriminatoires ou injustes ». La Commission Or a, en outre, indiqué que la discrimination des services policiers perpétrée contre les citoyens palestiniens d’Israël était un problème répandu et récurrent. Voir à ce sujet « Official Summary of the Or Commission Report » reproduit dans HAARETZ.com en septembre 2003.

6. L’État d’Israël n’attribue pas à ses citoyens palestiniens les avantages, les services et les opportunités qu’il attribue à ses citoyens juifs. En effet, dans un Rapport du Département d’État Américain, il est indiqué que le « gouvernement [israélien] n’a pas alloué de ressources suffisantes ou pris de mesures adéquates afin de fournir aux arabes israéliens la même qualité de services gouvernementaux ainsi que les mêmes possibilités d’emploi au gouvernement que celles fournis aux juifs » (cf. “Country Reports on Human Rights Practices – 2003 : Israel and the Occupied Territories,http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2003/27929.htm).

7. L’État d’Israël pratique, à l’égard des palestiniens, « l’exécution extrajudiciaire » qui exécute, souvent, en plus du, soi-disant, coupable, sa femme, ses enfants et les malchanceux passants qui se sont trouvés dans son voisinage à l’heure de l’exécution.

Devant cette situation qui perdure depuis l’existence de l’Etat d’Israël, on est en droit de se demander s’il existe une chance pour que l’Apartheid israélien soit, un jour, aboli. Avec l’échiquier politique israélien d’aujourd’hui et les intentions déclarées du Gouvernement Benyamin Netanyahou, explicitées dans ses politiques actuelles et les trajectoires de ses principaux protagonistes, on a, malheureusement, tout à craindre pour la Paix dans la région et l’amélioration, à court terme, de la situation d’Apartheid dans laquelle vivent les palestiniens des deux cotés du Jourdain. Pour corroborer cette inquiétude, il suffit de rappeler la position du Likoud (Parti majoritaire dans ledit Gouvernement) quant à la création d’un Etat Palestinien. En effet, la plate-forme électorale du Likoud déclare explicitement :

« Le gouvernement d’Israël rejette catégoriquement la création d’un État arabe palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent gérer leur vie librement, dans le cadre de l’autonomie, mais pas en tant qu’État indépendant et souverain. Ainsi, par exemple, en matière d’affaires étrangères, de sécurité, d’immigration et d’écologie, leur activité est limitée et doit être en conformité avec les impératifs de l’existence d’Israël, de sa sécurité et de ses besoins nationaux »(cf.http://www.knesset.gov.il./election...).

HORCHANI Salah

10.Posté par HORCHANI Salah le 27/09/2010 19:13 | Alerter
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Trilogie Israélienne : 3. De la « Pax israelia » à la « Paix des braves » !

De prime abord, je dois avouer que je ne prétends nullement à une objectivité totale, mais j’ai essayé, dans ce qui va suivre, de m’appuyer, autant que faire se peut, sur des éléments tangibles et objectifs.

En premier lieu, il convient de souligner que c’est bien Israël, en réalité, qui a créé le Hamas, « en pensant (comme l’assure Zeev Sternell, historien et Professeur à l’université hébraïque de Jérusalem) que c’était intelligent de jouer les islamistes contre l’OLP ».

En effet l’histoire du Hamas a commencé au début des années soixante-dix, quand Ahmed Yassine, de retour du Caire, fonde une association islamique de bienfaisance, et ce bien avant la création du Hamas lui-même, en 1987. Golda Meir, alors premier ministre, était la première à percevoir dans ce mouvement un contrepoids efficace au Fatah d’Arafat et aux autres organisations palestiniennes de gauche. D’ailleurs, l’hebdomadaire israélien, Koteret Rashit écrivait en octobre 1987 (cf., le quotidien le Monde du 18 novembre 1987) : « Le gouvernement militaire (en charge de l’administration de la Cisjordanie et de Gaza) était convaincu que ces activités ( i.e. les activités de ladite association : création d’orphelinats, de dispensaires, d’une Université Islamique à Gaza, en 1978, … mise en place d’un réseau scolaire, d’ateliers de confections pour l’emploi des femmes,…) affaibliraient l’OLP et les organisations de gauche à Gaza ». La première Intifada, qui a débuté en octobre 1987, a pris au dépourvu le mouvement islamiste d’Ahmed Yassine et a été l’un des éléments moteur qui a conduit ce mouvement à prendre le train « de la résistance » à Israël en marche, et ce en créant, le 14 décembre 1987, sans être inquiété par le gouvernement militaire, le Hamas (acronyme partiel de l’expression « Mouvement de la résistance islamique » en arabe).

Initialement, le Hamas a déclaré dans sa Charte que son but essentiel est la « Libération de la Palestine » historique (i.e. le territoire actuel composé de l’État d’Israël, la Cisjordanie et la Bande de Gaza). On peut, d’abord, considérer cette Déclaration comme étant un des principaux arguments qui ont servi le plus Israël pour s’opposer à tout traité de paix qui ne soit pas une « Pax israelia » et qui l’ont conduit à être tolérant envers le Hamas, tant qu’il ne l’abandonne pas.

Et c’est ainsi, grâce à la bénédiction d’Israël, que les islamistes ont pu tisser, calmement, leur toile, au prix d’une répression impitoyable frappant les militants du Fatah et de la gauche palestinienne. Se nourrissant des échecs successifs du processus de paix, échecs auxquels il a contribué , indirectement, de concert avec Israël (Israël qui multiplie les entraves à l’application des accords d’Oslo et qui refuse d’appliquer les résolutions de l’ONU ou toute autre « feuille de route », et le Hamas qui continue à prôner la Libération de la Palestine historique), le Hamas a pu « prospérer » avant de prendre le pouvoir à Gaza en juin 2007.

On peut, aussi, considérer que c’est l’abandon de ladite Déclaration par le Hamas, en 2006, qui a conduit Israël, se trouvant dans la position de l’arroseur arrosé, à abandonner son allié implicite dans sa farouche opposition à la conclusion d’un Traité de Paix des Braves. En effet, Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, a déclaré dans le Monde Diplomatique du 22 décembre 2008 : « Le Hamas et les forces palestiniennes ont offert une occasion en or d’apporter une solution raisonnable au conflit israélo-arabe. Malheureusement, personne ne s’en est saisi, ni l’administration américaine, ni l’Europe, ni le Quartet. Notre bonne volonté s’est heurtée au refus israélien que personne n’a la capacité ou la volonté de surmonter. Dans le document d’entente nationale de 2006 signé avec toutes les forces palestiniennes (à l’exception du Jihad islamique), nous affirmons notre acceptation d’un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale ». En outre Khaled Mechaal a déclaré, en février 2006 à un journal russe : « Si Israël reconnait nos droits et s’engage à se retirer de tous les territoires occupés en 1967, le Hamas, et avec lui l’ensemble du peuple palestinien, décideront de mettre un terme à la résistance armée ». Enfin, en décembre 2008, quelques jours avant la meurtrière offensive israélienne « Plomb Durci » dans la Bande de Gaza, le même dirigeant du Hamas, Khaled Machaal, a déclaré : « Nous avons une position de réserve par rapport à la reconnaissance d’Israël. Mais, malgré cela, nous avons dit que nous ne serions pas un obstacle aux actions arabes pour la mise en œuvre de l’initiative arabe de 2002 (celle-ci propose à Israël une reconnaissance globale en échange de la fin de l’occupation Israélienne de Jérusalem Est, de la Cisjordanie, du Golan et des fermes de Cheeba). Les Arabes ont multiplié les initiatives. Ils ont renouvelé leur proposition en 2007. Et, malgré cela, la direction israélienne refuse l’initiative de paix arabe, elle la découpe en parties, elle joue sur les mots, elle multiplie les manœuvres ».

Aussi, continuer à proclamer, aujourd’hui, que le Hamas prône la destruction de l’Etat d’Israël relève de l’intox et de la désinformation dont le seul but est de justifier la farouche opposition de la direction israélienne actuelle à tout traité de paix qui ne soit pas une « Pax israelia ».

La Stratégie israélienne a connu un premier revers au Liban en 2006, un second à Gaza, en janvier 2009, et un troisième, tout récemment, suite au massacre subi, le 31 mai 2010, par la « Flottille de la Paix » de la part de la Marine Israélienne. Ce dernier revers sonne comme étant le début de la fin de l’impunité d’Israël, impunité qui a fait repousser toutes les opportunités de paix : Israël, étant au dessus des lois, n’était prêt qu’à signer une « Pax israelia », à sa pointure, que le peuple palestinien doit accepter sans conditions. En outre, à défaut d’acheminer sa cargaison à bon port, la « Flottille de la Paix », avec le massacre qu’elle a subi, a ouvert une importante brèche dans la stratégie israélienne, dans laquelle s’est glissée l’administration américaine, en conduisant la communauté internationale à dénoncer, rigoureusement et d’une seule voix, le blocus de Gaza, en vigueur depuis 2007, et ses tragédies humanitaires insupportables.

La question qui s’impose, devant le massacre subi par la « Flottille de la Paix » et devant les souffrances du peuple palestinien, qui perdurent depuis plus de six décennies, est de se demander comment se fait-il qu’un peuple qui a subi la barbarie nazie la plus atroce peut se montrer aussi cruel envers un autre peuple ? Je suis sûr que ce qui se passe, aujourd’hui, sur la Terre de Palestine doit indigner ces millions d’innocentes victimes de la Shoa qui nous regardent de là-haut ou de quelque part !

Dans ce cadre, le quotidien Haaretz (troisième quotidien d’Israël) n’a pas hésité, moins de deux semaines avant le drame de la Flottille de la Paix, à écrire, sous la plume de Bradley Burston, que certaines décisions du gouvernement israélien d’aujourd’hui sont dignes d’un état fasciste (HAARETZ.com 18.05.10).

Que tous ces événements puissent conduire tous ceux qui partagent la devise « Même quand Israël a tort, Israël a raison », et dont le cerveau bogue dès qu’il est question d’Israël, à se rendre compte qu’Israël ne peut plus continuer longtemps à rester sourd aux injonctions du Droit International, que le temps est compté, que le vent tourne, et qu’être raisonnable se conjugue, aussi, en hébreu et se trouve au centre de la Sagesse Talmudique.

Que ce qui s’est passé ce 31 mai puisse précipiter les pourparlers israélo-palestiniens, être les prémisses de la fondation d’un État palestinien, indépendant et prospère, de la conclusion d’une Paix des braves entre tous les belligérants de la région, de la transformation de Jérusalem la Sainte (El-Qūds), après avoir été, de tous les temps, le terrain d’affrontement et de déchirement de toutes les croyances et de tous les empires, en un terrain de la concorde de toutes les spiritualités, avec, en premier, celles des descendants des enfants d’Abraham.

HORCHANI Salah


11.Posté par PALESTRO le 28/09/2010 22:30 | Alerter
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Tout ce qui a été pris par la force sera repris par la force par ses légitimes propriétaires Palestiniens le reste n est que discours inutile car les sionistes non rien à faire en cette terre seule la communauté juive pacifiste qui désire vivre en paix et qui n a jamais fait de revendication en Palestine pourra espérer un jour rester .
Israël doit être démantelé comme un puzzle il n a aucune vocation à se maintenir de force
Mahmoud ABBAS ne représente plus les Palestiniens depuis des années et sa visite au Crif est une insulte à tous les pro-palestiniens qui mènent un combat et qui ont sans cesse manifesté leurs colères et leur douleurs autant de fois que cela a été nécessaire. Cette association n est qu une officine d Israël alors qu elle devrait être interdite pour ces prise de position haineuse elle est courtisé par presque tous les politiciens français .UNE HONTE !

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