Politique Nationale/Internationale

APRES LA VISITE DE JEAN LOUIS DEBRE A ALGER.


ALGER vient de recevoir la visite de Jean Louis DEBRE, président de l’Assemblée Nationale Française, flanqué d’une escouade de députés appartenant au spectre de la politique nationale française. Cette visite est la première du genre depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962 car c’est la première fois qu’est visitée l’Algérie par le président de l’institution parlementaire française qui se revendique comme étant la « représentation nationale ». Il faut savoir que le parlement français est caractérisé par son bicaméralisme. Il est constitué de deux assemblées, de deux chambres, « l’Assemblée Nationale », ex-« Chambre des Députés », présidée par Jean Louis DEBRE et le « SENAT », présidé par Jean-François PONCELET, pied noir bon teint puisque né en Algérie à El-Kerma dans la périphérie d’ORAN. Mais, si le sénat est élu par de « Grands électeurs », donc au suffrage universel indirect, l’ « Assemblée Nationale », elle, est élue directement par le peuple de France et de Navarre, au suffrage universel direct. Ce fait d’avoir reçu l’onction du suffrage universel fait d’elle « LA représentation Nationale », titre dont elle est jalouse et dont elle revendique l’exclusivité.


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Samedi 27 Janvier 2007

APRES LA VISITE DE JEAN LOUIS DEBRE A ALGER.


ALGER vient de recevoir la visite de Jean Louis DEBRE, président de l’Assemblée Nationale Française, flanqué d’une escouade de députés appartenant au spectre de la politique nationale française. Cette visite est la première du genre depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962 car c’est la première fois qu’est visitée l’Algérie par le président de l’institution parlementaire française qui se revendique comme étant la « représentation nationale ». Il faut savoir que le parlement français est caractérisé par son bicaméralisme. Il est constitué de deux assemblées, de deux chambres, « l’Assemblée Nationale », ex-« Chambre des Députés », présidée par Jean Louis DEBRE et le « SENAT », présidé par Jean-François PONCELET, pied noir bon teint puisque né en Algérie à El-Kerma dans la périphérie d’ORAN. Mais, si le sénat est élu par de « Grands électeurs », donc au suffrage universel indirect, l’ « Assemblée Nationale », elle, est élue directement par le peuple de France et de Navarre, au suffrage universel direct. Ce fait d’avoir reçu l’onction du suffrage universel fait d’elle « LA représentation Nationale », titre dont elle est jalouse et dont elle revendique l’exclusivité.


De fait, le président de la République nomme, un gouvernement qui correspond à la coloration politique de l’Assemblée et non à la sienne, ce qui a donné naissance à la notion de cohabitation (Mitterrand/ Chirac puis Chirac/ Jospin).
Si le président de la République a le pouvoir d’enfanter, de faire des gouvernements, l’Assemblée a le pouvoir de les défaire, de les censurer, de les renverser. Lorsqu’il s’agit de voter les lois, c’est l’Assemblée qui a le dernier mot et non le Sénat. C’est dire si la visite en Algérie d’un haut personnage de l’état, du rang de DEBRE, est importante.


Cette visite a aussi une haute valeur symbolique car elle signifie que la page de l’Algérie française est définitivement tournée et que la classe politique française s’est finalement faite à l’idée de l’Algérie algérienne et indépendante. Il faut en effet savoir ou se souvenir (pour les gens d’un certain âge) que Jean Louis DEBRE est le fils de Michel DEBRE qui fut sous la IVème république un pamphlétaire acerbe et sous la Vème république un chaud partisan de l’Algérie française. Il fut premier ministre sous De GAULLE. Apres avoir combattu par le verbe et par la plume (et non par des roquettes) pour le maintien de l’Algérie dans le giron français, il finit par se résigner à l’idée d’une Algérie indépendante et épouser l’idée gaullienne de l’inéluctabilité de l’indépendance.


La visite d’une délégation de députés français est également importante du fait qu’elle intervient à l’approche de la fin du quinquennat présidentiel de Jacques CHIRAC et de l’Assemblée Nationale. C’est toute la classe politique française qui va être renouvelée. En mai, il y aura le 2ème tour de l’élection présidentielle qui, elle-même, sera suivie par les élections à l’Assemblée Nationale d’abord, par les élections municipales, communales, ensuite. DEBRE et ses congénères sont en fin de bail, en sursis. La mort politique de Jacques CHIRAC est programmée. L’Après-Chirac a déjà commencé. Les députés actuels ne pensent qu’à leur réélection.

Cela fait que l’idée que certains avaient caressée de signer le pacte d’amitié France-Algérie avant que ne tombe le rideau français n’était ni réaliste ni souhaitable. Il n’est de l’intérêt ni de la France, ni de l’Algérie de signer un acte de mariage ou de compagnonnage, ou de concubinage, quelque peu à la sauvette. C’est au nouveau président français et aux nouveaux députés français à relancer le débat et à finaliser le traité d’amitié. Espérons pour cela que, en mai prochain, la République Française ne tombera pas dans l’escarcelle de Jean Marie LE PEN.
Espérons aussi que le nouveau président de la nouvelle et prochaine Assemblée Nationale reprendra le flambeau et fera une visite à ALGER en début et non en fin de mandat. C’est à Jean Louis DEBRE de penser d’ores et déjà à organiser sa réalisation. Pour ce qui le concerne, il sera bientôt investi par Jacques CHIRAC des fonctions de président du Conseil Constitutionnel français. A quelque poste qu’il soit, il est souhaitable que Jean Louis DEBRE n’oublie pas le message que les jeunes Algériens lui ont adressé à la terrasse d’un café algérois.


Minou99
Militant des droits de l’homme
Le 27 Janvier 2007



Samedi 27 Janvier 2007

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