Histoire et repères

ALGERIE: Emulations politiques suscitent le déni de tout mauvais système






Platon disait : « Personne n’est plus détesté que celui qui dit la vérité. »
La Personne la plus admirée est celle qui fait ce qu’ elle dit de bien.


MOHAMED BENALLAL
Mardi 29 Octobre 2019

ALGERIE: Emulations politiques suscitent le déni de tout mauvais système

Le 5 juillet 1962, ce très beau jour fait par le Bon Dieu et la volonté du peuple d’Algérie, elle est enfin devenue indépendante suite à une guerre atroce et acharnée et suite à une colonisation qui a duré plus d’un siècle et c’est par la conclusion en 1962 d’un traité « des accords d’Evian » établit entre le gouvernement Français officiel et le Front de libération national officiel et non le G.P.R.A. L’indépendance était acquise par la volonté populaire et menée politiquement par l’appui du référendum d’autodétermination contenu dans les dits dispositions de l’accord d’Evian.
Ces accords prévoyaient par le biais de certaines de ses propres dispositions et dont certains ne concordent pas avec la souveraineté du pays. il y avait également comme l’article 11 portant sur la libération de tous les détenus par la France en l’occurrence les chefs historiques chose de positive. Dans son premier chapitre de l’accord portant sur l’organisation des pouvoirs publics pendant la période dite de transition, des garantis à l’autodétermination ont été fixées et c’est à ce moment-là que l’exécutif provisoire devrait être enfin installé.
Dès l’entrée en vigueur du cessez le feu ce 19 mars 1962, certaines dérives se sont manifestées pour un changement de rapports de force entre le GPRA , le FLN , l’ALN et certaines composantes de la société algérienne et française que les historiens devront s’ acharner pour éclaircir sur ce qui adviendra jusqu’à aujourd’hui même, pour ne pas sombrer dans le subjectivisme historique répulsif.
Dans son chapitre « 2 » de l’accord ; des dispositions portant sur la déclaration des droits de l’homme et dans la section « B » du même accord, la coopération entre la France officielle et l’Algérie post indépendante ; beaucoup de zones sombres ont été mises sous une forme, plusieurs lectures énigmatiques qui s’étendent dans le temps et dans l’espace, ce qui avait mis l’ALN dans l embarras face au FLN et ensuite au GPRA mis à l’écart par la France officielle.
Des dispositions prévoyaient toutefois le maintien de la présence militaire française dans la base de Mers el-Kébir celle des essais chimiques de oued Namouss et du nucléaire de Reggane n’ont jamais été dévoilés médiatiquement, relié à l'un des centres le plus important du programme nucléaire français, Reggane, où les premiers essais nucléaires français ont eu lieu (1960-1966) et même la garantie des intérêts français en matière énergétique.
« Dans la proclamation du 19 juin65 nous avons promis de restituer à ce pays en 1er lieu la dignité voila aujourd’hui que cette dignité représente la caractéristique dominante de la personnalité de notre peuple que nous avons placée au dessus de nos humbles personnes en proclament que le peuple algérien était l’ unique détenteur de la souveraineté » meeting à Médéa le 4/6/69


En 1962, une zone politique de turbulence humaine des chefs du FLN et du GPRA entrent en conflit ouvert mettant l’ALN en position d’arbitre. Ahmed Ben Bella et le jeune Houari Boumediene ont eu le soutien de la Wilaya I (Aurès), la Wilaya II (Constantinois), la Wilaya V (Oranie), la Wilaya VI (Sud), et font face aux wilayas rebelles de la wilaya III de Mohamed Boudiaf et IV de Krim Belkacem.
La crise de 1962 se met en place, pour une première nouvelle transmutation politique, Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene prennent Alger le 4 septembre 1962, et Ferhat Abbas prend la destinée de l'Algérie indépendante du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963 suite à la démission de Benkhadda .La situation contextuelle pendant la période de Ferhat Abbes s’empire et s’envenime de pire en pire , le mauvais fonctionnement de la police et de la justice a eu des conséquences néfastes ou les règlements des comptes( sécurité des personnes n’était pas bien assuré) et bien d’autres problèmes d’ordre claniques, économiques et sociaux faisaient apparaître la faiblesse du nouveau fonctionnement de état indépendant . La conversion via cette mauvaise gestion de la situation politique économique et sociale ne pouvait pas s’amorcer alors que le consensus et l’équilibre des forces politiques n’étaient pas encore assurés, ni garantis.

A.Benbella président de l’Algérie indépendante

Avec la venue de A. Benbella, la nouvelle force nouvelle, Il était question dans son premier début, d’effacer et mettre en place de nouvelles institutions de la nouvelle république algérienne démocratique et populaire par l’assemblée populaire constituante. Ce 25/09/62,malgré la signature de ce fameux protocole judiciaire franco-algérien daté du 28/08/62 ;c’est à ce moment-là qu’ un nombre important de la population européenne quitte en masse l’Algérie avec tous les problèmes menaçants d’ordres divers qui s’en suivent et en découlent , des harkis furent assassiner sans jugements, des règlements de comptes , et le chaos s’installe..…..le nouvel état algérien était dans l’incapacité de rétablir la paix dans l’ordre. Par ailleurs, le côté financier du trésor public était dans une situation très délicate, un déficit chronique, le chômage, le sous-emploi, le rapatriement des camps de concentrations algériens situés au Maroc et en Tunisie, la misère, la pauvreté, la chute de la production agricole et industrielle beaucoup de besoins vitaux devront être satisfaits mais très peu de moyens dans un immédiat très pressant la misère de la paysannerie et la nouvelle richesse laissée par les colons que les citadins se sont accaparés comme butin….tout cela faisait que l’état et le nouveau pouvoir en place algérien était incapable de régler d’un seul trait ces nombreux problèmes.

*En 1963 Farhat Abbes est remplacé par Ahmed Benbella qui va prendre la destinée de l’Algérie jusqu’en 1965 ;A. Benbella inclus le jeune H. Boumediene comme ministre de la défense et vice-président du conseil avec Said Mohammedi , ce dernier est écarté par Boumediene et ce même Mohamed Said rejoint le FIS en 1988.
Le passage entamé par Ferhat Abbes a montré ses limites et A.Benbella entame sa nouvelle politique de transmutation par le biais du l’angle du cadre économique dans le but d’assurer la satisfaction des premiers besoins d’une population très démunie, nourrie d’une aspiration sincère de changement et par une voie socialiste pour le développement dictée par le parchemin de la déclaration du 1er Novembre 54.
*En octobre 1963, A.Benbella promulgue une loi qui nationalise les terres des colons. Néanmoins, la réforme agraire mise en place par certain « Amar Ouzegane »( militant communiste), « improvisée et désorganisée », déçoit par ses mauvais rendements et provoque un gâchis important de l’outil de production qui influe négativement sur la production .
*D’autre part, un nouveau conflit éclate (guerre des sables) avec le Maroc, l'Algérie entre sérieusement en guerre avec le Maroc ; la médiation de l'Organisation de l'unité africaine(OUA) calme le jeu.
La révolte des Kabyles( W-IV-) prend forme et acte également suite à la guerre des sables, elle est soutenu par le Front des forces socialistes(FFS) de Hocine Ait Ahmed , ce dernier est condamné à mort en 1964 et en 1966 avec la complicité de H. Boumediene réussi à s'évader et s’ exiler en Europe via la Tunisie.
*En 1963 Mohamed Boudiaf' ex-vice-président du GPRA, opposant acharné de Ben Bella, fonde le Parti de la révolution socialiste(PRS) il est arrêté la même année et condamné à s'exiler en 1964.
*Il ne faut pas y oublier que la France pendant ce début d’indépendance avait fait plusieurs essais nucléaires importants jusqu’en 1966 à Reggane ( sud- ouest du Sahara).. La transmutation sous l’ère d’A. Benbella était tenue à l’échec face à une multitude de problèmes d’ordres sociaux, de conflits claniques, de politiques et de rapport avec la France officielle.
« L Algérie doit avoir un seul et même visage. Il ne faut pas qu’il y ait une région civilisée et une autre arriérée une région touchée par le progrès et une autre dont les habitants ne mangent pas a leur faim » discours de H.B. inauguration du barrage Djorf Torba 5/10/65

Par conséquent, la période de passage d’A.Benbella a été caractérisée par une multitude de conflits d’ordre politiques, économiques et sociaux qui ne permettaient pas une véritable avancée positive pour la construction d’un nouvel état, ni celui d’une relance économique ; car le pouvoir se chamaillait entre les divers clans et parties du FLN-ALN-GPRA et parmi d’autres dissidents en politiques ; par conséquent la transition ne pouvait se produire qu’avec un nouvel redressement pour mettre fin à cette désastreuse situation chaotique.
*Le 27/09/62 Benbella était président du conseil et chef du gouvernement et président la république ; Boumediene en sa qualité de vice président du gouvernement et ministre de la défense ; tout en étant chef d état major ,l’ ALN était la première institution qui s’est imprégnée de la réalité du terrain et de tout secteur d’activité civile et militaire. le bilan et film de la période d’A Benbella :
* L’armée était une force unie, une autorité et un poids qui pesait fort sur les hautes sphères de la décision de l’état. Cette disposition mettait mal à l’aise A.Benbella et cette promotion foudroyante n’était pas acceptée par A.Benbella qui ne voulait rien céder de ses propres attributions. L’ALN se trouvait confronter malgré elle a des conflits manigancés et armés qui pouvaient l’a déstabilisée à l’image de la rébellion du FFS (1962-1965). L’armée était déployée en Kabylie pendant plus une année, il y avait également la dissidence du colonel Chaabani mohamed- W-6- qui s ajoute aux problèmes déjà existants entre les deux hommes.
La goutte qui a déborde le vase, c’est cette milice créée par A.Benbella dans le but de mieux fortifier et solidifier son pouvoir et son autorité. La nouvelle milice mettra un terme aux relations et dépassements de la direction de l’ALN par contre, H.Boumediene s’attellera à réorganiser et à moderniser l’ANP via l’ex URSS.H Boumediene prit sur lui d intégrer les anciens officiers déserteurs de l’ armée française dans la gestion de l’armée en nommant A. Chabou comme S/G ; poste stratégique du ministère de la défense, tandis que Benbella tente de réduire au maximum l’ influence politique de H. Boumediene en éliminant un a un les ministres fideles à H. Boumediene’( Medeghri-Cherif Belkacem Kaid Ahmed…..).Benbella accumule entre temps, les fonctions de : chef de gouvernement, S/G du FLN et s’est accaparé du ministère de l’intérieur, des finances, de l’information et enfin des ministères des affaires étrangères. Par ailleurs, du Caire ou H. Boumediene représentait la conférence des chefs de gouvernements arabes ; Boumediene fut alerté par Bouteflika. Aussitôt rentré sur Alger, Boumediene réunit les ministres déchus et mécontents que certains de nos jours qualifient du nom « clan d’Oujda » en plus de quelques membres et officiers de l’ ALN( Tahar Zbiri-W1-les chefs de région d’ Oran et d’ Alger, Ahmed Draia chef du CRS et certains cadres et officiers de la base de Constantine. Tout ce bon monde était d’accord pour la destitution d’A. Benbella, le moment choisi était la veille du sommet afro-asiatique prévu à Alger.
Dans le même ordre d’idées ; un plan pointilleux, méticuleux et bien préparé afin d’éviter tout acte de violence et de derapage, il y avait juste une petite escarmouche à Annaba sinon rien n’a été signale .
* Le 19 juin 1965 H. Boumediene devient le nouvel président de la république à la tête du conseil d’un de la révolution nouvel organe assumant tous les pouvoirs.

« L’histoire d’un 19 juin 1965 L Algérie n’est pas une simple expression géographique mais plutôt un programme d’action et une philosophie politique » H. Boumediene aux cadres du parti à Tizi Ouzou 18/9/74

Devant cette situation anormale présageait un changement attendu, et c’est un redressement utile et nécessaire opéré par H. Boumediene en 1965, coup d’état, putsch, redressement, correctif beaucoup de qualificatifs ont été mentionnés pour justifier une approche très égoïste, une spoliation de pouvoir alors que la situation demandait et nécessitait cet état de fait ; comme certains aujourd’hui se sont interrogés à propos des événements qui se sont produit depuis le 22 février 2019 ( manifestation baptisée HIRAK) cet événement( hirak) est marqué aussi par une intervention de l’institution militaire pour contraindre le chef de l’Etat à se soumettre à la volonté populaire d’une façon pacifique, n’étaient pas l’aboutissement d’un long processus historique jalonné de crises et de révoltes ou la réplique du premier coup d’Etat militaire –appelé en son temps « redressement révolutionnaire » – de l’Algérie postindépendance, une ressemblance qui ne dit pas son nom.
*En plein conseil de la révolution H. Boumediene dira comme suit : « Maintenant, nous sommes en train de gouverner l’Algérie ce beau et grand pays ; nous avons sous nos mains le contrôle de tous les articulations de l’état , de l’ armée de l’ administration, de la police et tout ce qui en existe . Que faut il faire maintenant, pour construire cet état que nous avons pris l’engagement et promis lors du redressement et de la correction révolutionnaire, comment opérer pour réussir cette entreprise révolutionnaire ?Il faudrait faire de sorte à ce que ce pays ne disparait pas avec la disparition. »
Tous les membres du conseil de la révolution se sont mis dans un drôle état sous un silence des tombes parce H. Boumediene vient de leur dire une vérité qui frôle l’absolue et met leur handicap et leur point faible en surface. Puis il continue : « bien sur que nous ne savons pas quoi faire, ni par ou commencer. Si nous ne savons pas il faudrait chercher qui sait par ou et comment ; commencer à travailler et donner des conseils ».
Mohamed Seddik Benyahia un Pagsiste( parti communiste) auteur des accords d’Evian et assistant du président Farhat Abbes a été contacté pour prendre en charge cette mission . Devant les membres du conseil de la révolution avec son franc parlé Mohamed Benyahia, leur a demandé de constituer un groupe de travail pour mettre au point une vision générale de l’Algérie suite à la révolution armée. A.S.Benyahia a répondu : « à la bénédiction d’Allah ».H. Boumediene lui dira que tu es libre de choisir avec qui tu veux travailler, 15jours après, une 1er réunion avec M.A.S.Benyaha dont ce dernier dégage un parcourt( feuille de route) pour le pays et un noyau de réflexion professionnelle de manière à trouver des réponses et des solutions et organiser les priorités qui s’en suivent. Les travaux ont débuté en force et des rapports détaillés sur des projets, des décisions et les lois suivront respectivement au niveau du bureau du président, des éclaircissements et des explications sont explorées au fur et à mesure.

Ce noyau de réflexion est renforcé par des spécialistes en la matière une assemblée officielle au nom du conseil national économique social ambitieuse et efficace relativement à l’APN actuelle. H. Boumediene était très humble devant la connaissance et le savoir, il avait suivit le conseil de l’intelligence et l’a adopté par un discours et par des décisions c’est ce visage caché du modeste H. Boumediene que les gens ne connaissent pas bien c’est aussi la force de H. Boumediene.
« Le discours est un ton, un geste, une attitude, une expression du visage et même parfois de l’habit et du décor, le discours est le visage de l esprit »
Par ailleurs, Il existe des similitudes entre les deux événements 1962 et 2019 ? « l institutionnalité » de l’armée doit être neutre ou pas au niveau de la politique du pays, le rôle de l’armée face aux crises que subit le pays. C’est dans cette épisode de redécouvrir le parcours , la personnalité et la grandeur de H. Boumediene dont il a été le moteur et le rassembleur des forces du changement que les personnes de convenance le qualifient de coup d’état par un dictateur qui avait détrôné le premier président de la république algérienne .A.Benbella comme l’ère de Boutelika, il avait semé des zones d’ombres et des paradoxes que même son propre entourage n’acceptait pas c’est pour cette unique raison et unique saison qui colle à certains ,alors que le 19 juin 1965 est devenu une date symbolique du redressement que les uns nomment coup d’état . Le redressement révolutionnaire a été fait par des politiciens, qui ont fait appel à l’armée qui avait elle-même constatée les excès et abus du chef de l’état qui avait à l’ époque accaparé tous les pouvoirs et chassé les grosses pointures du personnel politique, A.Benbella voulait diriger le pays d’une main de fer. L’instauration d’un état démocratique dans la perception théorique moderne du terme ne pouvait être instituée à coup de décrets il fallait entamer la construction de l’état d’abord, c’est pour cela que H. Boumediene disait il va falloir construire un état qui « survit aux hommes et aux événements ».
Les porteurs d’encensoir qualifient H. Boumediene de dictateur
Les porteurs d’encensoir de H Boumediene ne cessent de rappeler que H. Boumediene est arrivé à Alger sur le dos d’un char après, avoir mis en échec les troupes et bataillons qui avaient essayer de résister à son avancée sous les ordres bien sur du GPRA.H Boumediene en tant que « dictateur » qualifié , aurait pu s introniser sans faire appel, ni écouter la classe politique à la tête du pouvoir si l’on compare aux coups d’état militaire de beaucoup de chefs militaires des révolutions du 1/3 monde. H. Boumediene avait refusé d’y abdiquer , il avait préféré suivre la démarche d’un pouvoir civil qui a été appuyer par le bureau politique du FLN dont les historiques (Boudiaf- khider…) siéger et appuyer la démarche que nos doctes ne disent pas clairement, appuyant sur le péjoratif « coup d état » pour imager un contexte politique ou le détestable soit médiatiquement frappant. Le seul projet qui avait embarrassé H. Boumediene est celui de la construction d’une armée moderne. En sa qualité de ministre de la défense H. Boumediene avait assumé de lourdes taches ou les ambitions expansionnistes des pays voisins en l’occurrence le Maroc et la Tunisie (guerres sables 1963) en plus de la de-stabilisation interne, la rébellion armée en Kabylie( 1963 maquis du FFS) et même celle du Sahara ( révolte du colonel chaabani).
*En 1965 H. Boumediene dépose A Benbella considéré par la classe politique comme une dérive dangereuse discrétionnaire menaçant la jeune république algérienne. Certes les avis diffèrent car le manque de réflexion sur ces zones d’ombres ne laissent pas la lumière apparaitre.
* Certains portent un jugement sur H. Boumediene le qualifiant de dictateur car il était le chef de l’état major de l’ALN.
*D’autres estiment qu’il avait réagi par patriotisme et par souci de préserver l’unité et la stabilité du pays fraichement indépendante.
*Un scenario semblable qui se fait maintenant pour déloger Bouteflika (sosie politique de Benbella) dans sa forme bien que c’est difficile d’établir des analogies. Une simple relecture sur coïncidences qui veulent en dire bien des choses en l’espace de 54 ans. Le renversement de Ben Bella qui intervient le 19 juin se fit globalement dans le calme le plus absolu. Il est vrai que les Algérois furent surpris de voir le matin des chars et des soldats postés à tous les points stratégiques de la capitale, et que les émissions habituelles de la radio nationale étaient remplacées par de la musique militaire et la diffusion de communiqués en boucle, et que les communications téléphoniques étaient coupées pendant quarante-huit heures. Mais les choses sont revenues très vite à la normale.
Par conséquent, la situation s’est présentée à ce que Houari Boumediene était devenu le nouveau jeune président de l’Algérie
La Transmutation sous la coupe de H. Boumediene
« Un peuple ignorant, en effet est un peuple susceptible d’être exploite soit par l’étranger soit par une classe quelconque car il n’est pas en mesure d’accéder à la connaissance Un peuple ignorant s’expose à tous les dangers c’est pour cela que la révolution réserve la priorité au développement de l’ enseignement » inauguration de l’université d Oran 12/12/66par H. Boumediene


Le changement entamée par le très jeune H. Boumediene, commençait par un effacement globale de toutes les institutions de l’état héritées du colonialisme remplacées par un conseil de la révolution (un directoire=nouvelle institution forte) prenait en charge le pouvoir pour mener à bien la transition afin de résoudre les problèmes dans leur ensemble politique, économique, culturelle et sociale. Le jeune H. Boumediene présidait au nom de ce directoire avec la formule de la collégialité de notation démocratique d’un « Qarar na ! » (Nous avons décidé)(Décision collective et collégiale) H. Boumediene était le plus cultivé de l’ensemble des membres du Conseil de la .Révolution .
* au plan politique la construction de l’état à commencer par la base pour mieux imprégner la population et de la citoyenneté, suite au fameux slogan « un état qui subsiste aux hommes et aux événements ».Devant cet état de fait, il existait un déficit flagrant de cadres pour assumer à bien la révolution, parallèlement l’application du tri-type de la révolution : industrielle- agraire et culturelle qui nécessitait des cadres non encore disponibles à l’époque. Des oppositions minimes se sont manifestés comme certains étudiants procommunistes et trotskistes qui tentaient sans succès de s’opposer au « putsch » de Boumediene qui régnait selon certains en autocrate ( état +armée +appareil du FLN) pendant une partie de la période de transition non finalisée suite à sa disparition. La décision était collective à son début par le conseil de la révolution, ensuite essaimée à travers les responsables des nouvelles structures de l’état.
Les avis du conseil de la révolution à propos du redressement du 19Juin 1965
D’après la conception du Conseil de la Révolution, selon le très jeune colonel Boumediene, l’ erreur commise par le chef de l’Etat, A.Ben Bella, est d’avoir bloqué la dite «la formation d’un parti révolutionnaire d’avant-garde regroupant l’ensemble des militants pour l’édification d’une nouvelle Algérie indépendante sur la base d’un véritable socialisme », entravé «la constitution d’un Etat algérien révolutionnaire», pour ce que pense Boumediene et bien d’autres personnalités que Benbella avait empêché «toute tentative de réforme radicale des appareils administratifs», et d’avoir écarté et surtout éliminé les éléments et même des personnalités révolutionnaires ayant contribué positivement à la révolution, en permettant à des «opportunistes » de s’emparer des centres de décision L’instance de direction de l’époque accuse également Ben Bella et son régime d’avoir «bafoué les libertés des citoyens» par des arrestations arbitraires, d’avoir « dilapidé les deniers publics ».
L’échec de la politique économique et agricole trop dirigiste par Ben Bella et sa tendance à occulter ses erreurs accumulées. Ben Bella est surtout accusé d’avoir dévié de la ligne directrice de la Révolution du 1er novembre, Benbella avait sapé la direction collégiale, pour imposer « un pouvoir personnel et autocratique».
Les propos de H. Boumediene à propos du redressement du 19/06/65 :
« L Algérie n’est pas malade de son corps mais de son esprit »

Houari Boumediene n’avait jamais considéré l’événement du 19 juin 1965 comme un coup d’Etat militaire, malgré la descente de quelque chars dans les rues d’Alger, avançant que l’ALN n’était pas une armée professionnelle Boumediene disait . « Nous sommes avant tout, dira-t-il, des militants fils de paysans et d’ouvriers, des intellectuels et des patriotes honnêtes qui ont pris les armes sans formation préalable, ni expérience militaire traditionnelle, pour combattre l’occupant. Tous ceux-là étaient formés par l’Armée de libération nationale pendant la guerre de Libération, dont est issue l’Armée nationale populaire. Ce sont ces combattants et ces militants révolutionnaires qui ont cru en une Algérie pour les Algériens. Et c’est cette foi en eux qui les a amenés à prendre les armes au nom du peuple. Ils n’ont décidé de rétablir la légitimité révolutionnaire et ses principes populaires qu’après avoir eu la conviction que la révolution pour laquelle sont morts un million et demi de martyrs était menacée de déviation. C’est pourquoi, cela n’est pas un coup d’Etat militaire, mais plutôt un acte de foi envers leur peuple».
Boumediene poursuit, en répondant aux interrogations somme toutes légitimes de la presse et de l’opinion publique : « Oui, les chars sont descendus dans certaines rues, pour seulement une durée de 24 heures, pour parer à d’éventuelles tentatives de sabotage. Pour preuve, ils se sont retirés dès que les perturbateurs avaient pris la fuite par peur du peuple et de la volonté irrésistible ».
Il témoignera qu’après le « coup d’Etat », il n’y a eu ni état d’urgence, ni couvre-feu dans le pays et que seules cinq personnes (Ahmed Ben Bella, Hadj Benalla, Abderrahmane Cherif, Mohamed Harbi et Mohamed-Seghir Nakkache) ont été arrêtées. A propos de ces cinq prestigieux détenus, Houari Boumediene dira que leur arrestation n’était pas pour leur idéologie socialiste : «Nous étions contre l’illégitimité et la torture à l’époque de Ben Bella, et après le mouvement, nous le sommes encore davantage. L’ère de la torture et de la détention inhumaine est révolue dans notre pays qui a tant souffert des exactions du colonialisme.» Et d’assurer : « La légitimité de la révolution socialiste s’impose à tous sans distinction ni discrimination. Nous ne prenons aucune mesure contre quiconque n’est pas d’accord avec nous. Chacun a le droit d’avoir son opinion. Mais si cette divergence d’opinion se mue en action destructive, à de la subversion effective ou en mouvement secret, nous la combattrons avec fermeté et résolution Cela dit, la voie de la révolution est ouverte à tout le monde sans distinction et les disputes d’opinion est nécessaire, parce qu’elles sont la garantie de la démocratie, à l’intérieur du cadre légal de la révolution socialiste et de son parti d’avant-garde, qui est composé et organisé sur la base de la volonté des militants (...)., par ailleurs, il y avait la libération de quelque 2 500 anciens prisonniers sous A.Benbella, aussi qu’aucune organisation de masse ou civile n’a été dissoute au lendemain du coup d’Etat. Boumediene disait également que ce 19 juin1965, en Algérie, près de 600 journalistes parcouraient le pays pour couvrir la fameuse Conférence afro-asiatique et qu’ils n’avaient remarqué aucune apparence ou action militaire il dira aussi que . «, le mouvement du 19 juin aurait-il pu réussir ou résister un moment s’il s’agissait d’un coup d’Etat militaire contre les intérêts du peuple algérien et son édification socialiste et démocratique ? », Tous les dits opposants sont partis volontairement en exil( Bachir Boumaza-1966 vice-président du conseil de A.Benbella –Krim Belkacem-Mohamed Harbi conseillé de A. Benbella- Bachir Hadj crée le PAGS sous les décombres de l’ex parti communiste interdit sous A. Benbella dirigé par Sadek Hadjeres et bien d’autres sans aucun esprit de représailles …..
La transition schismatique par l’économie

La transition sous les regards de M. S.Benyahia , exécutée par H. Boumediene était voulue économique car c’est elle qui façonne et détermine le politique sous un modèle plus scientiste pour assurer une réelle et véritable indépendance, elle est déclenchée par les 3 révolutions et le soutien véritable des masses laborieuses constituées, la construction des bases d’une administration moderne et surtout laïque de l’état nation algérien .H. Boumediene entame la nationalisation des différents secteurs bancaires (1966), distribution des produits pétroliers ( 1967) et le décollage économique était mis sur rail par le pré-plan triennal ( 1966-1969) pour mettre en place les moyens matériels pour la réalisation des futurs plans de développement( 1970-1973) suivit de la grande opération de la nationalisation du secteur des hydrocarbures en 1971.Il faut reconnaître que le jeune H. Boumediene avait une vision pour l’ indépendance réelle du pays mais aussi une stratégie bien préparée pour mener à bien les reformes avec la participation effective de la population et le savoir pour mettre en œuvre les moyens nécessaire pour la réussite de son entreprise.
Des tensions de refus se font ressentir avec la promulgation de la reforme agraire bénie par les PAGSISTES et non tolérée par la petite bourgeoisie terrienne « féodalisme » qui avait applaudi l’échec de « Amar Ouzegane » (Il devait affaiblir aussi le poids des notables locaux, les cheikhs, et généralise le salariat et la protection des travailleurs).
« Les expériences humaines dans nombre de régions du monde ont démontré que les liens spirituels qu’ ils soient islamiques ou chrétiens n’ ont pu résister devant les coups de boutoir de la pauvreté et de l’ignorance pour la simple raison que les hommes ne veulent pas aller au paradis le ventre creux. C’est la le fond du problème, un peuple qui a faim n’a pas besoin d’écouter les versets .je le dis avec toute la considération que j ai pour le coran que j’ai appris à l’âge de 10 ans .Les peuples qui ont faim ont besoin de pain, les peuple ignorants de savoir et les peuples malades d’hôpitaux ». H.B.Sommet islamique Lahore pakistan1974

H. Boumediene voulait briser le système féodale du « khemasas » ( métayage injuste de la distribution du produit de la terre). H. Boumediene se voit soutenu et estimé par l’ensemble de la population ( paysans –étudiants –jeunesse-travailleurs), le taux de croissance économique commence a prendre l’ascenseur, il était de 7,5% en moyenne de 1967 à 1973 dépassant de loin le taux démographique, le taux l’emploi suit la hausse de la croissance , beaucoup de projets sont mis sur rail : l’ industrie ; fleuron d’Al Hadjar (acier)-fabrication fonte, électrolyse de zinc , la pétrochimie( arzew, hassir’mel et Skikda), gaz liquéfié -pétrole raffiné- l’électricité- à toute l’ industrie légère- dans le textile-vers à soie--peaux et cuirs-matériaux de construction-réalisation touristique--la mécanique-agroalimentaire, bois et liège-céramique-, le ciment complexe peinture de lakhdaria, complexe de Ain Salah la SNED de reghaia , le complexe sn.metal -EMAC, …) , l’ inventaire sur l’importance géostratégique du Sahara en roches mères d’hydrocarbures(uranium -l’hélium – lithilium- béryllium-coltan-vanadium- thorium…..) une richesse destinée pour faire du pays une grande nation. Au niveau de la révolution culturelle ; l’éducation via l’école se généralise jusqu’aux sommets des monts de montagne du Djurjura et des Aurès, les chantiers : des universités sont mises en marche ; la santé devient gratuite et accessible à tous, l’état avait mis en place également un système de redistribution des revenus autant de chantiers avec un encadrement non encore à la hauteur et non disponible mais le train du développement intégré ne s’arrête pas malgré des résistances négatives (rébellion d’un clanique Tahar zbiri…) et des pressions internes et surtout externes. L’administration est mise sur rail pour la décentralisation tout en instaurant la gestion socialiste des entreprises ; une forme de charte pour la gestion qui consistait à une participation effective des travailleurs ( forme de démocratie participative) à la marche de l’entreprise, le cinéma algérien fait son entrée qualitative dans la scène internationale avec des oscars de premier plan un nouvel Hollywood était en vue, la chanson , une décentralisation du théâtre professionnel piloté par Kateb Yacine et consort qui ont constitué de dizaine de troupes.
Ahmed Medeghri ministre de l’intérieur de la fonction publique père de l’administration (reforme de la décentralisation-reforme agraire-nouveaux villages socialistes-ENA- Modernisation des villes…) mort en 1974 les services de sécurité dépendaient de Kasdi Merbah. Une armée au service du pays barrage vert transsaharienne villages socialistes….
. En recevant durant l'année 1975 le président tunisien Habib Bourguiba, Boumédiène lui fit visiter le complexe sidérurgique d'El Hadjer ( plus grand d'Afrique ), qui est situé aux portes de la ville d'Annaba, visiblement très marqué par l'infrastructure et ses installations, le président tunisien dira à son hôte : « Quand même le colonialisme avait du bon ! Il vous a laissé beaucoup de choses.» Boumédiène reprendra ironiquement : « Excusez-moi, Monsieur le Président, mais tout ce que vous voyez ici, les machines, les ouvriers, les cadres, le directeur, et même le ministre de l'Industrie sont une création du régime du 19 juin 1965.»

*De 70-77 le troisième gouvernement de H. Boumediene par un éminent économiste Kémal Abdellah Khodja qui prend en charge le secrétariat au plan, une modernisation s’opéré au niveau du ministère de l’ industrie et de l’énergie sous Belaid Abdeslam ou il rassemble la plupart de l’élite moderniste nationale( think thang algeria) existante de l’ époque, cette action économique était sévèrement contesté par une minorité , ce nouveau concept des entreprises capitalistes d’état qui sont d’actualité aujourd’hui en Chine et ailleurs .Le monopole d’état sur le commerce et la distribution fut instauré en 72-74 menant a une désarticulation de l’économie provoquant dans ses premiers débuts, des pénuries sur certains produits provoquant des spéculations, moteur de la petite corruption.
Le parti FLN n’avait pas beaucoup d’influence sur le gouvernement, il était transformé en un appareil, les dirigeants de l’époque de H Boumediene n’avaient pas de relation avec le parti. La finalisation des institutions par une charte nationale plaçant l’Algérie dans le camp des non alignés tout en mettant l’option de la révolution socialiste à l’écart, la charte avait été débattue démocratiquement par l’ensemble de tous les segments de la population dans un cadre ouvert et très démocratique ou une constitution avait été adoptée dans ce sens.
La politique extérieure fut boosté par le sommet des non aligné en 1973 et offrait des soutiens sans relâche aux mouvements de libération tels :MPLA Angolais-PAIGC d’Amilcar Cabral- L’ANC sud africaine…. En 1974 un discours à l’ONU ou il prône l’instauration d’un nouvel ordre économique, prépare l’organisation en 1975 de l’OPEP. Avec le Maroc un traité en 1972 portant sur les frontières communes vite remis en cause avec le conflit du Sahara (1974-1975).
La révolution commençait à donner ses fruits, l’état algérien se voyait à travers ses institutions, l’économie naissante voyait le produit algérien naître ,il restait la modulation participative de la population selon la notion de la démocratie cristallisée à travers les institutions par une participation ouverte entre un pouvoir et un contre pouvoir qui devrait s’amorcer des 1979.

Pendant l'ère du jeune Président H. Boumediene, plusieurs personnalités algériennes meurent :Khider, Krim Belgacem en 1974; Messali Hadj meurt en France et est inhumé à Tlemcen. H.Boumediene meurt en 1978. Rabah Bitat est chargé de l'intérim de l'État. Chadli Bendjedid est choisi face aux prétendants Mohamed Salah Yahaoui et Abdelaziz Bouteflika par le comité central du parti FLN comme candidat unique au scrutin présidentiel.
Par conséquent, la transition de H. Boumediene était très chargée en termes de programmes pour une évolution positive et indépendante, ou la population était mise à l’épreuve pour sa participation effective. Toute cette énergie nécessitait encore une mise à niveau par une continuation plus musclée, avec une ouverture plus intelligente sur une meilleurs démocratisation participative et responsable menant à construire une société civile prête à prendre en charge la destinée du pays chose que H. Boumediene envisageait pour finaliser son projet d’indépendance économique, politique et social .
L’austérité menait par H. Boumediene avait été écarté suite à sa disparition, et la venue en 1979 de Chadli Bendjedid en tant que président de l'État algérien, le 9 février 1979. Par ailleurs selon le point de vue Da Benbella qui s’est exprimé lors de son apparition en 1980, à travers la presses sur les événements portant sur le 19/juin 1965 sans entrer dans le cadre des sentiments son propre témoignage nous importe le plus dont il se garde d’éviter le subjectivisme politique pour placer le conflit dans une discordance historique du pouvoir entre le civil et militaire.

Le premier président déchu A.Benbella avait son mot à dire à propos de sa destitution

En ce qui concerne les événements du 19 juin 1965 allusion faite à Boumediene, Ben Bella dira : « N’ont-ils pas promis au peuple algérien d’instaurer l’Etat de droit et de respecter toutes les institutions politiques et législatives existantes? Où est l’Etat ? N’ont-ils pas mis fin à l’Assemblée nationale populaire, au Comité central et au Bureau politique .A Benbella défend entre temps son mince bilan de moins de 3 ans en tant que chef de l etat :« C’est moi qui ai créé l’Etat algérien après le rétablissement de la souveraineté nationale, et c’est un honneur dont je suis fier. Les accords Evian, qui ont conduit à l’indépendance de l’Algérie, nous ont imposé la nécessité d’un pouvoir fort pour assumer ses responsabilités. Nous avons dû recourir à des élections populaires et à la nationalisation des terres colonisées, qui étaient constituées de près de 3 millions d’hectares et de terres possédées par des Pachas algériens qui collaboraient avec les autorités coloniales françaises et tiraient des richesses de cette collaboration, et je crois que le véritable projet de la révolution agraire avait commencé à l’époque de la nationalisation de terres qui ne sont pas destinées à l’Algérie, mais aux colons et à leurs agents.. »
il soutient avoir eu recours à l’autogestion et à la nationalisation des banques, alors que le pays ne jouissait pas encore des revenus pétroliers et gaziers. Il dit avoir réussi, en deux ans, à résoudre de nombreux problèmes sociaux et, notamment, à éradiquer des fléaux tels que la mendicité et les cireurs de chaussures, sans oublier les compagnes de reboisements, à lutter contre la désertification et l’analphabétisation. L’arabisation, c’était aussi lui, puisqu’il affirme avoir fait appel à « une armée » d’enseignants de différents pays arabes.
, Ahmed Ben Bella a expliqué qu’ils avaient une vision différente pour la régence du pays : il ya ceux qui se reposent sur les forces de l’armée et ceux sur le parti FLN. Boumediene était pour l’armée, une armée issue du peuple(ANP)qui lui permettrait d’avantager plus la préférence d’ un Etat civil.
. Il est persuadé que si H. Boumediene n’avait pas fomenté le coup d’Etat, les Etats-Unis auraient eu recours à une solution alternative pour l’évincer, lui, du pouvoir «parce que je vois que tout le problème venait des Etats-Unis ».
Il en veut pour preuve que la première dépêche de soutien au coup d’Etat de Boumediene venait de Washington.
Sur cet épisode crucial de l’histoire contemporaine de l’Algérie, Ben Bella témoignera aussi, au journal panarabe Al-Hayat (février 1996),
? «On peut résumer cela en disant : contrairement à H. Boumediene, Benbella considérait que l’armée n’était pas le fondement de la révolution algérienne, mais plutôt le FLN.H. Boumediene ne le disait pas franchement, mais ses pratiques en disaient long sur sa vision. Il y avait aussi son comportement personnel. Moi( Benbella), par exemple, » je » ne pourrais jamais céder des leviers de pouvoir à des individus qui s’adonnent aux stupres ou autres légèretés morales. » Ben Bella fait certainement allusion, ici, à un groupe de l’entourage de Boumediene, connus pour être des « noceurs », à l’image d’Abdelaziz Bouteflika ou de Chérif Belkacem, qui ont tous occupé de postes importants dans le gouvernement. Ironie du sort, le nom de Bouteflika sera, à sa fin de règne, associé aux mêmes pratiques répréhensibles en acceptant dans sa cour des individus peu recommandables sur le plan de la morale publique !
Le Point de vue du président H Boumediene lors de l’arrestation de A.Benbella le 19Juin1965
H. Boumediene avait chargé Tahar Zbiri de mener la mission, accompagné par le chef des unités de la sécurité, Ahmed Draïa, un ancien de la Base de l’Est. Il y avait aussi Saïd Abid et plusieurs djounouds et officiers ainsi que certains chefs de bataillon de l’Ecole de Cherchell.
En pleine nuit à la Villa Joly où résidait Ben Bella, Tahar Zbiri colonel et ses compagnons passent à l offensive pour la mise à exécution de leur plan. «La sécurité au niveau de la porte d’entrée de la villa, était sous les ordre de Draïa. Le lieu n était pas étranger pour eux, T Zbiri et ses compagnons se dirigeaient vers l’étage où se trouve Ben Bella. T Zbiri frappe a la porte. A Benballa repond : « Qui est-ce ? », il lui repond : « C’est Tahar Zbiri. Si Ahmed, tu n’es plus président de la République’’.»
Ben Bella entrouvre la porte, il ne semblait pas du tout surpris.
« Pourquoi tous ces casques et ces masques, tu aurais pu venir seul avec Saïd Abid et je vous aurais suivi où vous voulez», lança-t-il àT. Zbiri, en faisant allusion aux soldats qui accompagnait les deux officiers supérieurs. Et T. Zbiri de lui rétorquer, très respectueusement : «Si Ahmed, ils sont là pour notre protection à tous ! »
Tahar Zbiri traitera Ben Bella avec autant d’égard, lorsque celui-ci lui demanda de l’attendre pour se changer : « Bien sûr, change-toi et viens avec nous -fi amen Allah-
La suite de l’opération fut confiée au futur patron de la police, Ahmed Draïa, qui a conduit le chef d’Etat dans un lieu de détention situé à Hydra. « Pendant ce temps, raconte Tahar Zbiri, H.Boumediene, comme le dit l’expression populaire, tenait son ventre, ne sachant pas si ça allait marcher. Je fais vite de l’appeler pour lui dire : la mission est terminée. Et à ce moment là que Boumediene ordonne de placer quelques chars un peu partout dans la capitale». Les « putschistes » craignaient un soulèvement, vu la popularité de Ben Bella. Mais il n’y a pas eu de gros incidents. «Si le peuple avait réagi, aucun de nous ne serait resté vivant», lâche encore Tahar Zbiri quarante ans après ses événements.
Le destin a voulu que le principal «homme de main» de Boumediene dans cette opération périlleuse fasse dissidence en 1967 et essai, à son tour, de le renverser, avec d’autres moyens. Il reproche au nouveau Président qu’il a aidé à s’introniser, de vouloir reproduire le même modèle de pouvoir autocratique.
Voici ce qu’il dit dans ses mémoires : « Contrairement à une certaine idée reçue, le mouvement du 14 décembre 1967 n’a jamais été une tentative de coup d’Etat, parce que tout simplement nous ne visions pas à évincer Boumediene du pouvoir ; mais notre objectif principal était de faire pression sur lui pour rétablir la légitimité du pays, après avoir failli à ses engagements dès l’aboutissement du redressement révolutionnaire que nous avions mené ensemble contre Ben Bella, le 19 juin 1965, avant que je découvre que Boumediene tentait de reproduire le même pouvoir personnel qui caractérisait le règne de son prédécesseur. Nous nous sommes rendu compte que tout ce que nous avion fait c’est que nous avons déboulonné un dictateur pour lui substituer un autre. Et cela était contraire à l’esprit de direction collégiale institué par les précurseurs de la révolution (Benboulaïd et ses camarades)».
Tahar Zbiri en veut aussi à Boumediene d’avoir privilégié les officiers déserteurs de l’armée française, qui constituaient un noyau dur au sein de l’armée, et dont l’influence ne cessait d’augmenter au détriment des anciens de l’ALN et des officiers issus des écoles militaires des pays de l’Est, et qui étaient utilisés par Boumediene dans ses guerres contre les chefs de wilayas historiques, parmi lesquels le dernier chef de la Wilaya I, le colonel Tahar Zbiri.
Dans son ouvrage, Zbiri affirme n’avoir jamais été tendre avec son ex-président sur son « penchant autocratique». Il le lui a dit un jour en ces termes : « On ne s’est pas débarrassé du pouvoir de Ben Bella pour reproduire le Benbéllisme ! » Le jugement est sans appel. « La raison principale qui nous avait poussés à destituer Ben Bella, malgré tout le poids politique, historique et symbolique dont il jouissait, explique Tahar Zbiri, c’était justement sa propension à régner sans partage. C’est vrai qu’on lui reprochait aussi, entre autres, son improvisation, ses tentatives de déstabiliser la cohésion de l’armée, et la concentration de pouvoirs. Et voici Boumediene qui nous ramène à la case zéro et reproduit les mêmes errements. C’est pourquoi, nous avons mis Boumediene, à cause de cette « dérive », devant des choix difficiles. Malgré nos démarches sincères pour résoudre ces problèmes dans un cadre fraternel, il ne voulait pas écouter la voix de la sagesse, et nous a entrainés dans ce que nous redoutions et évitions avant la chute de Ben Bella ».Sachant que Zbiri n’avait dans son entourage que sa famille qui était responsable de l’armée aucun responsable civil et politique n’était avec contrairement à Boumediene.

Apres la mort de H. Boumediene
Saviez-vous que le regretté Houari Boumediene, après sa mort en 1978, a laissé dans les banques un inventaire d'or estimé à 2 milliards de dollars ?
La quantité d'or économisée était le résultat de l’action de son gouvernement. Il n'en a pas hérité et ne l'a pas trouvé dans le trésor lorsqu'il a pris le pouvoir en 1967, après l'exploitation du gazoduc Alhambra Arzio(Arzew) et la modification des accords sur les hydrocarbures avec la France en faveur de l'Algérie, intervenue en 1965 (début des nationalisations), les exportations de pétrole augmentèrent et le budget de paiement de l'Algérie excédentaire à plus 200 millions de dollars qui avait permis de financer en parti le premier plan.
Houari Boumediene avait décidé de convertir une bonne partie de l excédent en or, pour l’avenir plutôt que de le dépenser pour de la consommation locale. Contrairement à Chadli sous le slogan d'une vie meilleure à gagner en popularité par la dépense à la consommation.

Le stock d’or a été swapé par Hamrouch en prévision des jours difficiles apres 88.

La situation en 1980, avec l'avènement de la révolution iranienne, le prix du baril de pétrole était de 40 dollars et l’once d'or = 8oo dollars, alors Chadli disposera d'un nouveau stock d'or pour surmonter toutes les crises possibles et donner la priorité créative à l'avenir et aux intérêts du pays. Chadly a préféré de plaire au désir du populisme. le stock de valeurs se fondait dans l'importation de consommables pour satisfaire leur panse. Il avait qu'il consommait l'argent des générations futur et que ces consommations ostentatoires ont empoisonné l’avenir et les ont soumis sur un plateau d’argent à la Banque monétaire internationale et FMI pour mettre fin à une décennie noire au cours de laquelle le pays a régressé dans tout point de vues.
Suite au slogan « pour une meilleure vie » ,viendra la Décennie noire suivie de la décennie pourrie enfin nous entrant dans la decennie perdue

Ce que nous avons perdu en 10 ans d’exploitation sous l’ère de Chadli ou l’incompétence et la médiocrité étaient des valeurs, normes et morale de régie, de conduite et de gouvernance: l’Algérie a perdu des milliards de dollars de recettes ( la résiliation du contrat de gaz et de gaz avec la République fédérale d’Allemagne et el pas us). Le service de la dette représente une recette négative et Brahimi « la science » ex. Chef de gouvernement dévoile un détournement de 26milliards de$ , il y avait trop de consommation absence totale d investissement de la découle la naissance du problème Algérie la chute du pétrole en 1985 a chamboulé le slogan pour une meilleur vie vers un PAP.
Par conséquent toutes les causes relevées et ceux parmi les indéchiffrables, et les versions impénétrables qui ont marqué les circonstances de la mort de Boumediene. La situation historique a été marquée par un virage dangereux de l’histoire contemporaine d’Algérie contemporaine, elle avait mis sens dessus dessous l échiquier du paysage politique tout en envenimant les rapports constituant le pouvoir ou les luttes claniques se sont accentuées de plus belles encore et c’est le pays qui paye la facture sociale politique financière et économique
Pour terminer H. Boumediene mérite une congratulation particulière pour la fin de cette modeste contribution, suite à sa disparition très ressentie par le peuple en décembre 78, révéla la vulnérabilité du pouvoir a forte personnalité et son aura à l échelle internationale et sa maitrise intelligente sur tous ce qui se rapportent sur les forces et leviers du pouvoir, il avait su réduire à néant les émulations politiques et même personnelles qui désintégraient les directions des nouvelles institutions étatiques, d ou le désarroi s’empara des hauts responsables, le consensus s’est toujours fait par le biais de l’armée la succession de Boumediene la suite est connue Il s’agissait de Chadli Bendjedid, chef de la IIe Région militaire (Oranie) et membre du Conseil de la Révolution.
Enfin pour ce qui est de la personne de Houari Boumediene, un président parmi les présidents les plus pauvres jamais connus dans l’ histoire contemporaine .
Houari Boumediene n'a jamais possédé une carte grise à son nom. Il avait 600 dinars dans son compte , H. Boumediene ne s’est jamais présumé de se glorifier et de servir ses intérêts et sa famille. Il était un chef de l'Etat. Cet homme ne cherchait ni la renommée, ni l'immortalité, mais son seul souci était que l'Algérie ne fasse que lever les plaisirs du monde. Il a tout donné à son peuple et à son pays sans attendre aucun retour et n'a pas enlevé du pays mais le cache-poussière. L’obsécration du peuple Algérien dont il invoque : « Ô Dieu, aie pitié de lui, pardonne-lui et parfume sa tombe qui sent le paradis, Seigneur ». L'héritage de feu Houari Boumediene: la vieille maison où un compte postal misérable est né, Ses propres biens personnels sont exposés au musé, cet homme s’est vaincu et s’est battu pour le vaincre par la pauvreté et une discipline de vie exemplaire , une forme d’ascèse que la culture devrait mettre en exerce.



1)-memoria.dz : La mort de Boumediene et la guerre de succession L’ARMÉE, ÉTERNEL ARBITRE Hassina AMROUNI
2)- Mémorial revue du mois de septembre et octobre 2019
3)– Paul Balta et Claudine Rulleau La Stratégie de Boumediène Paris Sindbad 1978.
4)- Anias Francos et J. P. Sérénie
5)-P. Balta : «Boumediene me disait que j’avais du sang arabe.»
6)- G77. Organisé en 1967 à Alger où il a publié la fameuse «Charte des droits économiques du Tiers-Monde : base de tout débat ultérieur «Nord-Sud»
«Que reste-t-il de Boumediene, Jeune Afrique du 18/2/008 –
7)-*www.jeune afrique.com 187687 politique que reste-t-il de Boumediene
8)-*citations du président Boumediene L’héritage ; Que reste-t-il ?
9)-Discours du président Boumediene 19 Juin-1965-19 Juin 1970 Tome II Edit2 par le ministère de l’Information et de la Culture.


Lundi 28 Octobre 2019


Commentaires

1.Posté par sami le 29/10/2019 12:09 | Alerter
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il faudra un séisme moral qui réduirait tout en cendre et voir naitre un autre HOUARI BOUMEDIENE

2.Posté par saidab le 29/10/2019 15:11 | Alerter
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Il faudrait trouver un moyen d'informer les différentes couchent sociales des dangers que représentent les troupes démocrato-socialisto-altermondialistes, parmi lesquelles les zétudiants et les magistrats contestataires de l'ordre, qui veulent imposer leur projet de dérégulation de l'Etat et de division du pays.

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