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AL GORE TRAVAILLE POUR LES BRITANNIQUES


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Solidarité et progrès
Mercredi 14 Mars 2007


L’ancien vice-président de Bill Clinton, devenu gourou de la secte du « réchauffement global », a été engagé par le gouvernement britannique comme « conseiller spécial en matière de changement climatique ». C’est le 30 octobre dernier que le ministre des Finances Gordon Brown - successeur probable de Tony Blair à Downing Street - a annoncé le recrutement d’Al Gore à ce poste (non rémunéré). A la même époque, Sir Nicholas Stern, ancien économiste-en-chef de la Banque mondiale et haut fonctionnaire britannique, a publié un rapport retentissant prétendant que les effets du changement climatique seraient aussi dévastateurs pour l’économie mondiale au cours de ce siècle que la Grande dépression et les deux guerres mondiales l’avaient été au XXème siècle. Il a voulu terrifier le monde en prétendant, par exemple, que 200 millions de personnes pourraient être obligées de quitter leur lieu de résidence en raison de sécheresse ou d’inondations. En déclenchant une psychose, il espère convaincre les gouvernements du monde, y compris ceux des pays en voie de développement, de réduire les émissions de CO2. « L’effort doit être international, sinon les réductions ne seront pas à l’échelle nécessaire. »

Al Gore fait actuellement une tournée en Europe, tentant de vendre l’escroquerie climatique en même temps que les opérations de ses hedge funds. Le 8 mars, à Bruxelles, il a prononcé un discours au « Congrès et à l’Exposition des marchés mondiaux de biocarburants » qui se déroulait parallèlement au sommet de l’UE sur l’énergie. D’après les organisateurs, un millier d’hommes d’affaires auraient participé à ce congrès organisé par les Green Power Conferences et parrainé par de nombreuses entreprises. Dans la capitale belge, Gore a expliqué à quelques journalistes : « J’essaie de faire en sorte que mon pays change de politique, mais entre-temps, l’UE a un rôle absolument clé à jouer pour aider le monde à accomplir le changement nécessaire ».

Rappelons, dans ce contexte, qu’au sommet de l’UE à Bruxelles, présidé par la chancelière allemande Angela Merkel, les pays membres ont accepté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990, et même de 30 % si d’autres pays adhéraient à cet objectif absurde. Suite à un compromis de dernière minute, ils ont également accepté l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydroélectrique) dans la consommation totale d’énergie à l’échelle européenne. Les détails ne sont pas encore précisés, mais pour concrétiser ces engagements, il faudrait sabrer la consommation énergétique dans tous les pays membres, y compris les nations d’Europe centrale dont les économies ont été frappées de plein fouet par la mondialisation.

Le 6 mars, Al Gore était dans le nord du Danemark où il devait faire un exposé sur le changement climatique aux côtés de l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, mais ce dernier n’est pas venu, apparemment à cause d’une blessure à la jambe. La conférence ne fut pas exactement une réussite, puisque les organisateurs ont dû non seulement rembourser la moitié du billet d’entrée mais encore distribuer des billets gratuits à une université locale pour tenter de remplir la salle. Du 13 au 15 mars, l’ancien vice-Président américain sera à Copenhague pour prendre la parole à l’exposition « Carbon Market Insights 2007 », organisée par Point Carbon. De toute évidence, Gore choisit un public acquis d’avance, puisque les journaliste seront exclus. « A ma grande consternation, Al Gore nous a donné l’ordre explicite de ne pas laisser de quelconques représentants de la presse assister à sa présentation », a confié le directeur des Relations publiques de Point Carbon à un journaliste. « Je n’ai jamais vu cela. Son équipe a continué à poser condition sur condition, ils n’étaient pas du tout coopératifs. Ce n’est que le 7 mars qu’ils m’ont autorisé à sortir un communiqué de presse confirmant qu’il allait prendre la parole. » Le 14 mars, Gore se rendra à Edimbourg pour une conférence de l’Association nationale des fonds de pension, où il est invité en tant que PDG du fonds Generation Investment Management à parler des investissements dans les hedge funds.

... et Bayrou vote Al Gore !

Faisant feu de tout bois, François Bayrou, qui voit l’Elysée à sa portée, n’a pas hésité à déclarer au New York Times, le 8 mars dernier, que « s’il pouvait voter dans l’élection présidentielle américaine, ce serait pour Al Gore » ! Le candidat UDF, qui a promis de créer un grand parti démocrate s’il était élu, a confié au New York Times : « Je suis un démocrate, je suis clintonien, un homme de la troisième voie ».

Selon le quotidien new-yorkais, Bayrou, qui a de la famille aux Etats-Unis, s’est exprimé dans un anglais fluide. Son soutien pour Al Gore arrive au moment où celui-ci occupe à nouveau le devant de la scène internationale en dénonçant le prétendu danger de « réchauffement climatique ». Ce thème est promu massivement à l’échelle internationale par des intérêts financiers qui ont considérablement investi dans les énergies renouvelables. Il s’agit, en effet, d’une double fraude : scientifique, d’abord, car il n’y a pas la moindre preuve que le réchauffement climatique actuel soit le résultat de l’activité humaine ; industrielle ensuite, car les énergies renouvelables coûtent plus cher à produire que l’énergie qu’on en tire. Seule l’énergie nucléaire apporte une solution à ce problème, mais les fonds d’investissements préfèrent de loin gagner de l’argent rapide plutôt que d’investir dans le long terme.

A l’origine de cette campagne impulsée par les Anglo-Américains pour augmenter massivement la production de cultures destinées à produire des bio-carburants, se trouvent les cartels céréaliers (Carghill, ADM), les compagnies pétrolières (Chevron) et des intérêts bancaires (JP Morgan). Les hedge funds sont aussi très intéressés par cette question. Or, depuis 2004, Al Gore gère un hedge fund - Generation Investment Management - avec David Blood, l’ancien PDG de Goldmann Sachs, spécialisé dans les investissements compatibles avec l’écologie et le développement durable...



Mercredi 14 Mars 2007

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