Néolibéralisme et conséquences

AIG, Fannie Mae : l’échec du plan Paulson sonne le glas de la bulle des dérivés



Mercredi 12 Novembre 2008

AIG, Fannie Mae : l’échec du plan Paulson sonne le glas de la bulle des dérivés
La faillite, évitée de justesse, d’AIG, tout comme la perte de 29 milliards de dollars par Fannie Mae au troisième trimestre, montrent ce qui nous attend ailleurs dans le monde : la mobilisation de l’argent du contribuable pour sauver à tout prix des banques dont l’irresponsabilité et la cupidité ont conduit à des pertes colossales, par le biais de spéculations insensées, est un leurre.

La Réserve fédérale américaine vient de le constater, car elle à dû sauver, pour la troisième fois, l’American International Group (AIG), le leader mondial de l’assurance et des services financiers, considéré comme une « institution systémique ». Au terme du plan annoncé hier, elle doit mettre 150 milliards de dollars d’argent public pour éviter la banqueroute du groupe.

Le 16 septembre, au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, la Fed avait consenti un premier prêt de 85 milliards de dollars. Or, dès la mi-octobre, ce prêt avait dû être complété par une rallonge de 37,5 milliards de dollars.

Ces sommes, écrit Le Figaro, sont constituées de liquidités à court terme, utilisées par AIG en contrepartie de ses engagements, notamment sur le marché des dérivés de crédit où le groupe assure un volume de plus de 370 milliards de dollars de contrats (à fin septembre).

Aujourd’hui, le Trésor va consacrer 40 milliards de dollars à acheter des actions de préférence et reprendra des contrats de risque de crédits (Credit Default Swaps ou CDS) pour 30 milliards de dollars.

Le sauvetage du sauvetage de l’AIG nous conduit à la bulle des bulles, celle des millions de milliards de dollars engagées dans les produits dérivés.

La solution ? Comme le recommandent à juste titre Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade : soit nous procédons au triage des titres toxiques, séparant le bon grain de l’ivraie, soit ce sont les populations qui seront elles-mêmes soumises au triage, à moins qu’elle ne se révoltent contre un remake des pages les plus sombres des années trente.

Pour creuser le sujet : focus

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Mercredi 12 Novembre 2008


Commentaires

1.Posté par $tef le 12/11/2008 15:22 | Alerter
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Thierry Meyssan a rédigé un article très intéressant qu'on retrouve sur Alter Info en suivant ce lien :

http://www.alterinfo.net/Crise-financiere-Ajustement,-mutation-ou-effondrement-de-l-Empire-_a25622.html

Voici ce qu'il disait à propos des solutions proposées par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade :

"La crise financière globale avait été analysée et prévue à l’avance par quelques économistes, au premier rang desquels l’États-unien Lyndon LaRouche et le Français Jacques Cheminade [4], mais ils avaient été diabolisés, tour à tour traités de fascistes et d’extrémistes de gauche pour les disqualifier. Selon eux, le système ne peut être sauvé en sa forme actuelle. Quoique douloureux, il faut mettre en faillite les établissements non solvables en accompagnant leur chute de mesures sociales, au lieu de renflouer le tonneau des Dannaïdes et d’entretenir la crise. Ils militent pour relancer l’économie par des investissements productifs étatiques, et pour changer le système financier mondial de manière à empêcher la reformation d’une bulle financière. Néanmoins la justesse de leur analyse de la crise ne signifie pas nécessairement que leurs solutions soient les bonnes. On ne manquera pas de leur objecter que des mesures de ce type n’avaient pas suffit à Roosevelt pour résoudre la Grande dépression."

Personnellement, je suis d'accord avec les propos de Thierry Meyssan.

J'irais même plus loin que lui en disant qu'il n'y a aucune solution valable sur la durée de la part des humains, aussi intelligents soient-ils.
Qu'est-ce qui me le prouve ?
Le constat qu'en fait le Créateur de l'humanité dans la Bible en Jérémie 10 verset 23 : " (...) à l’homme tiré du sol n’appartient pas sa voie. Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas."

Que signifie ce verset ?
Si mon voisin de pallier qui n’y connaît rien en avion va à l’aéroport et vole un avion. Est-ce qu’il prend quelque chose qui ne lui appartient pas comme dit le verset ? oui. Mais, s’est-il le diriger comme dit aussi le verset ? ça non.
Alors, dans ces conditions, mon voisin de pallier qui ne sait pas piloter, que va-t-il amener à ceux qui sont avec lui dans l’avion ? La réussite ou la catastrophe ?

Voilà ce que signifie ce verset quand il est dit qu'il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas. Si la direction humaine ne lui appartient pas, mais qu’il veut se diriger parce qu’il veut cette direction, que va-t-il trouver ? Il va trouver des guerres, des catastrophes, des malheurs, en fait, il va tout trouver... sauf la réussite.

Mais alors cette gouvernance parfaite dont on a tant besoin, est-ce qu’on va l’avoir un jour ou l’autre, oui ou non ?
La réponse est oui... et peut-être beaucoup plus vite qu’on ne pourrait l’imaginer !

Pour trouver une réponse exhaustive à cette question, je vous invite à lire cette mini thèse sur Alter Info en cliquant sur ici.
Pour ceux qui n'ont pas encore lu ce texte, je les invite à le faire sans oublier d'augmenter la taille des caractères (x 2, x3, x4, ect.) et faire en sorte que l'article soit facilement lisible depuis l'écran pour ne pas s'abîmer les yeux.

$tef

2.Posté par $tef le 12/11/2008 15:24 | Alerter
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Petite correction :
Mais, sait-il le diriger comme dit aussi le verset ? (c'est mieux écrit)
$tef

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