Conflits et guerres actuelles

AGRESSION CONTRE L’IRAN (mars 2006) : suite de l’aventure militaire, fin de l’empire US et du système économique et bancaire ?



Zeynel CEKICI
Mardi 21 Février 2006

la fin de l'empire US et du système économique et bancaire mondial ?

 

 

Comme tout empire, l'empire américain est condamné à disparaître.

Les Etats-Unis montrent les signes de décadences propres à toute empire sur le déclin : Cette volonté hégémonique affichée par les US, loin d'être une preuve de leur puissance et capacité à diriger le monde, démontre si besoin en est, à quel point la chute de l'empire est proche. Les raisons des campagnes militaires américaines ont été en long et en large analysées et chacun y trouve un explication cohérente.

Les uns justifient cette politique au nom de la liberté et pour la préservation des valeurs occidentales. D'autres, animés par de bonnes intentions ont une lecture plus manichéenne, voir un peu trop, et expliquent cette agression par des considérations énergétiques et géopolitiques. Une minorité encore, voit en cette politique, le résultat de la fin du système économique et monétaire, programmé par les initiateurs de ce même système.

Toutes ces approches ont une part d'analyse juste et pertinente. Cependant, penser qu'une de ces visions à elle seule puisse expliquer les motivations réelles de cette volonté destructrice, serait aussi illusoire que d'essayer de comprendre la complexité de la situation actuelle uniquement par le prisme des versions officielles et des médias ‘'mainstream'' qui leurs donnent caution.

Les enjeux sont immenses et deux visions du monde s'affrontent.

La première est une vision qui se définie comme ‘'civilisatrice ‘'qui met en exergue la ‘'négociation'' pour les uns, ou ‘'l'intimidation diplomatique'' pour les autres (cela dépend de notre appartenance idéologique) est la pierre angulaire des relations internationales, cela signifie aussi l'acceptation d'une certaine forme de partage et de compréhension mutuelle rendant possible les concessions entre acteurs. Cette approche « civilisatrice » est intrinsèque au concept du droit international .
La deuxième est celle de l'impérialisme « hégémonique » des Etats-Unis, dont l'idéologie repose sur la théorie du ‘'choc des civilisations ‘', pensée huntingtonienne, expression politiquement correcte pour désigner l‘affrontement des religions.

Mais que cache en réalité toutes ses idéologies et pensées, qui nous ramène à époque sombre de l'Europe de la moitié du XX° siècles. Dont les raisons et motivations ne sont pas encore dévoilées.

Pourquoi l'administration Bush a t-elle cette obsession morbide de vouloir à tout prix agresser l'Iran ?

Serait-ce pour occulter un événement majeur qui risque d'ébranler et montrer les limites du système économique mondial et mettre à jour les impostures du pouvoir financier et leur mainmise sur le pouvoir politique, l'apanage des rentiers et usurier. Ils ont par le biais du Dollar quasiment monopolisé tous les biens réels, les matières premières et autres outils de productions. Le monopole n'étant pas total, et pour y parvenir en ''apothéose'' ils vont tenter de dévaluer le billet vert à 10 % de sa valeur actuelle, voire plus aucune valeur. Ce qui aura comme conséquence directe la naissance de la plus grande crise financière que le monde n'ait connu. Il faudra peut-être à l'instar de l'Allemagne d'avant-guerre transporter les billets dans des brouettes pour s'acheter du pain ?

L'agression contre l'Iran est intrinsèquement liée à la faillite du système économique mondial. La bourse du pétrole en Euros que les Iraniens envisagent de mettre en place le 20 mars 2006 et la déclaration le10 novembre 2005 de Fédéral Bank américaine voulant supprimer l'indicateur M 3 le 26 mars 2006, semblent indiquer l'imminence d'une attaque contre l'Iran pour ainsi justifier la suppression de l'indice M3 et tenir pour responsable l'Iran de la décadence de l'Occident et de sa destruction programmé par l‘oligarchie financière, responsable du chaos actuel et à venir.

« Une confrontation avec l'Iran ou même une frappe militaire plus limitée contre la Syrie ne serait que l'amorce, la véritable bombe étant l'effondrement de tout le système financier et monétaire international. » Lyndon LaRouche le 3 février 2006

‘'Politique Europe 2020'' [1] un Think-thank, estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale accompagnée d'une crise économique et financière d'une ampleur incomparable.

Cette analyse est fondée sur deux événements majeurs: ce constat résulte de l'analyse de décisions prises par les deux acteurs de la crise internationale principale actuelle que sont les Etats-Unis et l'Iran. Il s'agit en premier lieu de la volonté iranienne d'ouvrir à Téhéran le 20 Mars 2006 la première bourse pétrolière en Euros, ouverte à tous les producteurs de pétrole de la région, Saddam aussi avait fait l'affront de vouloir vendre son pétrole en Euros en remplacement du Dollar, ce qui bien entendu mettait en cause l'hégémonie du Dollar sur les marchés financiers.

Rappelons que l'accord passé avec les saoudiens dans les années cinquante stipulaient précisément la prépondérance du dollar dans les échanges commerciaux.
En second lieu, la décision de la Réserve Fédérale américaine d'arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier l'indicateur M3 : Suppression de la parution de l'indicateur macro-économique M3 (l'indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde, monnaie en circulation, dépôts à vue, dépôts d'épargne).

Selon LaRouche « la clique financière qui détient nominalement une bonne partie des matières premières de la planète, à travers leurs hedge funds et leurs opérations off-shore, espère s'imposer. Ces cercles revendiqueront la propriété des matières premières et des capacités productives du monde, et alors nous aurons une mondialisation totale, une dictature synarchiste mondiale. »

 

En claire, cela revient à dire que les US pourront en toute liberté et sans contrôle international émettre autant de billet ‘'vert'' dans le circuit monétaire pour finaliser la monopolisation des matières premières: Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d'échange légalisé, qui conserve le surplus de sa valeur. C'est pourquoi elle était jadis un monopole de l'Etat (droit de battre monnaie). Les pièces d'or, d'argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l'Etat. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d'échange et valeur durable.
Mais pour battre monnaie, l'Etat doit avoir de l'or et de l'argent. Il était donc important qu'il disposât de mines d'argent ,ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l'Etat ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L'approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d'or en circulation).
De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire
Cependant, des princes ont toujours tenté de se procurer davantage de monnaie qu'ils n'avaient de métal précieux en réduisant la part des métaux précieux dans l'alliage des pièces. Il en est résulté que les marchands et bourgeois ont cédé la mauvaise monnaie, mais gardé la bonne jusqu'au moment où, tous étant au courant, il a fallu refondre la mauvaise monnaie. Des pièces d'or ont circulé jusqu'à la Première Guerre mondiale.
« on ne rencontre pas une telle naïveté chez les cercles synarchistes basés à Londres » qui l'orchestrent. Nous sommes face à un conflit poursuit LaRouche, « encore plus effroyable que la Première Guerre mondiale, parce que le système financier et monétaire mondial est déjà au bord de la désintégration. Tout nouvel affrontement militaire dans ce foyer pétrolier du monde, notamment s'il entraîne l'utilisation préemptive d'armes nucléaires, déclencherait un chaos global et un nouvel âge des ténèbres. Les idiots à Washington, représentés par Dick Cheney, n'ont aucune idée de l'explosion qu'ils vont provoquer. Ils suivent simplement les ordres de synarchistes comme George Shultz. »

dans le circuit monétaire pour finaliser la monopolisation des matières premières: Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d'échange légalisé, qui conserve le surplus de sa valeur. C'est pourquoi elle était jadis un monopole de l'Etat (droit de battre monnaie). Les pièces d'or, d'argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l'Etat. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d'échange et valeur durable. Mais pour battre monnaie, l'Etat doit avoir de l'or et de l'argent. Il était donc important qu'il disposât de mines d'argent ,ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l'Etat ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L'approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d'or en circulation). Cependant, des princes ont toujours tenté de se procurer davantage de monnaie qu'ils n'avaient de métal précieux en réduisant la part des métaux précieux dans l'alliage des pièces. Il en est résulté que les marchands et bourgeois ont cédé la mauvaise monnaie, mais gardé la bonne jusqu'au moment où, tous étant au courant, il a fallu refondre la mauvaise monnaie. Des pièces d'or ont circulé jusqu'à la Première Guerre mondiale. « on ne rencontre pas une telle naïveté chez les cercles synarchistes basés à Londres » qui l'orchestrent. Nous sommes face à un conflit poursuit LaRouche,

Toujours selon LaRouche : « Regardez l'histoire, et vous constaterez le même mode qui revient : la guerre de Sept ans, la Révolution française orchestrée par la Compagnie britannique des Indes orientales, les guerres napoléoniennes, la guerre de Crimée, la guerre de Sécession aux Etats-Unis, l'invasion du Mexique par une France soutenue par la Grande-Bretagne, la Première Guerre mondiale et la Deuxième, la Guerre froide de Winston Churchill, la guerre d'Indochine. Les Britanniques aiment lancer des guerres qu'ils poussent deux parties adverses à mener.

« Quelquefois, comme ce fut le cas dans les deux guerres mondiales, les Britanniques y participent, et subissent même de lourdes pertes. Mais c'est le prix à payer pour la manipulation de leurs rivaux dans des conflits dont la faction financière impériale de Londres sort, tôt ou tard, victorieuse. Aujourd'hui, Jack Straw manipule le gouvernement iranien autant que les institutions américaines, y compris dans le Parti démocrate. »

De la monnaie d'Etat à la monnaie privée
L'étape décisive menant à l'abandon de la monnaie d'Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Bien que la constitution américaine ne prévoie que l'or et l'argent comme monnaies légales, un cartel fondé par des banques privées et dirigé par les deux grands groupes financiers Rothschild et Rockefeller a créé une banque centrale privée ayant droit d'émettre sa propre monnaie, devenue moyen légal de paiement et garantie initialement par le gouvernement des Etats-Unis.

Un pendant avec la Banque de France s'est produit à l'époque de Napoléon Bonaparte.

Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée a racheté les réserves d'or mondiales. Il en est résulté que de nombreuses autres monnaies n'ont plus pu maintenir leur étalon-or et ont sombré dans la déflation (première crise économique mondiale).

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'instauration d'un nouvel étalon dollar-or a été donc décidée en 1944 à Bretton Woods. Pendant la guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des belligérants le paiement d'armements en or. L'or de l'Allemagne a dû être remis comme butin. Ainsi, plus de 30000 tonnes d'or venant du monde entier se sont accumulées aux Etats-Unis, soit davantage que dans tous les autres pays réunis. Cet or a servi de couverture au dollar. Mais comme les banques centrales du monde détenaient une grande partie des dollars à titre de réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu émettre davantage de monnaie que leur quantité d'or. L'étranger avait en effet besoin de dollars pour acheter les matières premières traitées uniquement en cette monnaie. Outre l'or, le dollar est donc devenu toujours davantage une réserve monétaire des autres banques centrales. Le règne du dollar sur le monde avait commencé.


Selon les chercheurs et analystes de LEAP/E2020 [1] qui ont ainsi identifié 7 crises convergentes que les décisions américaine et iranienne de la semaine du 20 au 26 Mars 2006 vont cristalliser et devenir vecteur de crise globale.

Les domaines politique, économique et financier, et militaire seront touchés:
Crise de confiance dans le Dollar, crise des déséquilibres financiers américains, crise pétrolière, crise du leadership américain, crise du monde arabo-musulman, crise de la gouvernance mondiale, crise de la gouvernance européenne

 

L'ouverture par l'Iran d'une bourse pétrolière libellée en Euros à la fin mars 2006 marquera la fin du monopole du Dollar sur le marché mondial du pétrole. Le résultat immédiat sera de nature à bouleverser le marché mondial des devises puisque les pays producteurs pourront désormais utiliser l'Euro également pour facturer leur production. Parallèlement, les pays européens en particulier pourront acheter le pétrole directement dans leur devise sans passer par le relais du Dollar. Concrètement, dans les deux cas cela signifie qu'un moins grand nombre d'acteurs économiques aura besoin d'un moins grand nombre de Dollars. Cette double évolution s'exercera donc dans le même sens, à savoir celui d'une réduction très significative de l'importance du Dollar comme monnaie internationale de réserve, et donc d'un fort affaiblissement, durable, de la devise américaine en particulier par rapport à l'Euro. Les évaluations les plus conservatrices placent l'Euro à 1,30 Dollar à la fin 2006. Mais si la crise est de l'ampleur qu'anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l'Euro à 1,70 Dollars en 2007 ne paraissent plus irréalistes.

Décryptage de l'événement « Suppression de la parution de l'indicateur macro-économique M3 »[1]
La suppression de la parution de l'indicateur M3 (ainsi que d'autres indicateurs connexes) par la Réserve Fédérale américaine, décision fortement critiquée par la communauté des économistes et analystes financiers, aura pour conséquence, à la même date, de rendre invisibles les évolutions du nombre de Dollars en circulation dans le monde. On assiste déjà depuis quelques mois aux Etats-Unis à une forte augmentation de M3 (ce qui indique que la «planche à billets » tourne déjà un régime élevé à Washington) ; or le nouveau président de la Réserve Fédérale, Matt Bernanke, est un adepte déclaré de la « planche à billets ». Comme une forte baisse du Dollar se traduira probablement par une vente massive de Bons du Trésor américain détenus en Asie, en Europe ou dans les pays producteurs de pétrole, LEAP/E2020 estime que la décision américaine de ne plus publier M3 vise uniquement à cacher le plus longtemps possible deux décisions américaines, en partie imposées par les choix politiques et économiques de ces dernières années :
. la monétarisation de la dette US
. le soutien monétaire à l'activité économique américaine
… et ce au moins jusqu'aux élections « mid-term » d'Octobre 2006 afin d'éviter une déroute du Parti Républicain.

Cette décision illustre également l'impuissance des autorités monétaires et financières américaines et internationales face à une situation qui les conduit à préférer supprimer les indicateurs qu'agir sur la réalité.


Décryptage du facteur aggravant « Intervention militaire contre l'Iran »[3]

La suppression de la parution de l'indicateur M3(ainsi que d'autres indicateurs connexes) par la Réserve Fédérale américaine, décision fortement critiquée par la communauté des économistes et analystes financiers, aura pour conséquence, à la même date, de rendre invisibles les évolutions du nombre de Dollars en circulation dans le monde. On assiste déjà depuis quelques mois aux Etats-Unis à une forte augmentation de M3 (ce qui indique que la «planche à billets » tourne déjà un régime élevé à Washington) ; or le nouveau président de la Réserve Fédérale, Matt Bernanke, est un adepte déclaré de la « planche à billets ». Comme une forte baisse du Dollar se traduira probablement par une vente massive de Bons du Trésor américain détenus en Asie, en Europe ou dans les pays producteurs de pétrole, LEAP/E2020 estime que la décision américaine de ne plus publier M3 vise uniquement à cacher le plus longtemps possible deux décisions américaines, en partie imposées par les choix politiques et économiques de ces dernières années :. la monétarisation de la dette US. le soutien monétaire à l'activité économique américaine… et ce au moins jusqu'aux élections « mid-term » d'Octobre 2006 afin d'éviter une déroute du Parti Républicain.Cette décision illustre également l'impuissance des autorités monétaires et financières américaines et internationales face à une situation qui les conduit à préférer supprimer les indicateurs qu'agir sur la réalité.Décryptage du facteur aggravant « Intervention militaire contre l'Iran »[3]

Le gouvernement Bush n'autorisera jamais le gouvernement Iranien à ouvrir une bourse où le pétrole s'échangerait en euros. Si cela arrivait, des centaines de milliards de dollars submergeraient en retour les Etats Unis, effondrant le dollar et détruisant ainsi son économie. C'est pourquoi Bush and C° projettent de mener la nation en guerre contre l'Iran. C'est simplement pour protéger le système de mondialisation actuel et la domination perpétuelle du dollar comme monnaie de réserve.

La plainte selon laquelle l'Iran développe des armes nucléaires n'est rien d'autre qu'un prétexte pour lancer la guerre. La NIE (National Intelligence Estimate) prévoit que l'Iran ne sera pas capable de produire des armes nucléaires avant peut-être dix ans. Tout comme le chef de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a dit et répété que les inspecteurs de son agence n'avaient trouvé « aucune preuve » de programme d'armes nucléaires.

Il n'y a pas d'armes nucléaires ou de programmes d'armes nucléaires, par contre le plan économique de l'Iran pose une menace existentielle aux USA.

 


Outre les atouts géostratégiques de l'Iran dans la crise actuelle, qui notamment lui permettent d'intervenir aisément et avec un impact majeur sur l'approvisionnement pétrolier de l'Asie et de l'Europe (en bloquant le Détroit d'Ormuz), sur les conflits en cours en Irak et en Afghanistan, sans même mentionner le recours éventuel au terrorisme international, le contexte global de défiance envers Washington crée une situation particulièrement problématique. Loin de calmer les craintes éventuelles concernant l'accession de l'Iran au statut de puissance nucléaire, tant en Asie qu'en Europe, une intervention militaire contre l'Iran entraînera une désolidarisation quasi-immédiate des opinions publiques européennes, dans un contexte d'absence quasi-complète de crédibilité de Washington sur ce type de dossiers depuis l'invasion de l'Irak, qui empêchera les gouvernements européens de faire autre chose que suivre leurs opinions publiques. Parallèlement, le risque de flambée des cours du pétrole qui suivrait une telle intervention conduira les pays asiatiques, Chine en tête, à s'opposer à une telle option, obligeant dans ce cas les Etats-Unis (ou Israël) à intervenir seuls, sans caution de l'ONU, et ajoutant donc une grave crise militaire et diplomatique à la crise économique et financière.


Les facteurs pertinents de la crise économique américaine
LEAP/E2020 estime également que ces deux décisions, non officielles, vont entraîner les Etats-Unis et le monde dans une crise monétaire et financière, puis économique sans précédent à l'échelle planétaire. La monétarisation de la dette américaine est en effet un terme très technique pour décrire une réalité d'une simplicité catastrophique : les Etats-Unis entreprennent de ne pas rembourser leur dette, ou plus exactement de la rembourser en « monnaie de singe ». Et ils anticipent une accélération du processus fin Mars en coïncidence avec le lancement de la Bourse Iranienne du Pétrole qui ne peut que précipiter les ventes de Bons du Trésor US par leurs détenteurs non américains.


A ce propos, il est utile de méditer l'information suivante : la part de la dette du gouvernement américain possédée par les banques américaines est tombée à 1,7% en 2004, alors qu'elle était de 18% en 1982. Parallèlement la part de cette même dette détenue par les opérateurs étrangers est passée de 17% en 1982 à 49%. → Question : Comment se fait-il que ces dernières années les banques américaines se soient débarrassées de presque toute leur part de la dette publique américaine ?

 

Parallèlement, afin d'essayer d'éviter en interne l'explosion de la « bulle immobilière », sur laquelle repose l'essentiel de la consommation des ménages américains, et à un moment où le taux d'épargne américain est devenu négatif pour la première fois depuis 1932 et 1933 (au creux de la « Grande Dépression »), l'administration Bush, en partenariat avec le nouveau patron de la Fed, adepte de cette approche monétaire, va inonder le marché américain de liquidités.


Quelques effets attendus de cette rupture systémique
Pour LEAP/E2020, la conjonction, non accidentelle, des décisions iranienne et américaine, marque donc une étape décisive dans le déclenchement d'une crise systémique marquant la fin de l'ordre international tel que constitué après la Deuxième Guerre Mondiale et se caractérisera notamment d'ici la fin 2006 par une chute brutale de la valeur du Dollar US (pouvant conduire à 1 Euro = 1,70 Dollars en 2007) et une pression à la hausse immense sur l'Euro, une hausse importante du prix du pétrole (plus de 100$ le baril), une aggravation de la situation militaire américaine et britannique au Moyen-Orient, une crise budgétaire, financière et économique américaine comparable par son ampleur à celle de 1929, des conséquences économiques et financières très graves pour l'Asie en particulier (et notamment la Chine) mais aussi pour le Royaume-Uni, un arrêt brutal du processus économique de globalisation, un effondrement de l'axe transatlantique et une montée générale connexe de tous les dangers politiques intérieurs et extérieurs sur l'ensemble du globe.


Pour le particulier détenteur de Dollars, comme pour l'entreprise transnationale ou les décideurs politiques et administratifs, les conséquences de cette semaine de la fin Mars 2006 seront cruciales. Ils impliquent dès aujourd'hui de prendre des décisions difficiles (anticiper une crise est toujours un acte complexe puisqu'il se fonde sur un pari) mais urgentes car une fois la crise déclenchée, c'est le « sauve-qui-peut » général, et l'échec assuré pour ceux qui auront choisi d'attendre.
Pour les particuliers, le choix s'impose de lui-même : le dollar n'est plus une valeur refuge. La montée vertigineuse de l'or depuis un an prouve d'ailleurs que nombreux sont ceux qui ont anticipé cette évolution de la monnaie américaine.


Le projet d'une bourse iranienne du pétrole accélérerait la chute de l'empire américain. [2]


Le gouvernement iranien a finalement mis au point l'ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l'Empire Américain. L'arme d'une bourse que l'Iran a prévu d'ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n'importe qui, désireux d'acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. Dans ce cas, il s est probable que pratiquement tout le monde adopterait avec enthousiasme l'euro comme monnaie de paiement du pétrole.

Les européens n'auraient plus à acheter ou vendre des dollars pour payer le pétrole, et pourraient payer avec leur propre devise. L'adoption de l'euro pour payer le pétrole donnerait à la monnaie européenne un statut de devise de réserve au détriment de celle des Etats-Unis.

Les Chinois et les Japonais seraient particulièrement heureux d'adopter ce nouveau monnaie d'échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire considérablement leurs énormes réserves de dollars et de diversifier avec des euros, se protégeant ainsi des dévaluations successives du dollar. Ils pourraient décider de garder une petite partie de leurs dollars et de carrément se débarrasser d'un autre partie. Une partie serait gardée pour régler quelques futurs achats en dollars, mais leurs réserves seraient désormais constitués en euros.

Les Russes ont un grand intérêt à adopter l'euro - la majeure partie de leurs échanges s'effectuent avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, avec la Chine et avec le Japon. L'adoption de l'euro faciliterait d'emblée les échanges avec les deux premiers blocs, et facilitera à terme les échanges avec la Chine et le Japon. De plus, il semblerait que les Russes détestent posséder des dollars qui se dévaluent, car ils viennent de se convertir à la religion de l'or. Les Russes ont aussi ranimé leur nationalisme et ils ne seraient que trop heureux d'adopter l'euro si cela pouvait donner un coup de poignard dans le dos des étasuniens, et c'est avec un sourire aux lèvres qu'ils observeraient les étasuniens perdre leur sang.

Les pays arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, adopteraient l'euro avec enthousiasme afin de diversifier leurs. Comme les Russes, leurs échanges s'effectuent principalement avec les pays européens, et ils préféreraient la devise européenne, plus stable. Sans parler du djihad contre l'ennemi infidèle.

Seuls les Britanniques se trouveraient entre le marteau et l'enclume. Ils ont toujours eu un partenariat privilégié avec les Etats-Unis, mais ont toujours subi une attraction naturelle vers l'Europe. Jusqu'à présent, ils ont eu de nombreuses raisons pour rester aux côtés du vainqueur. Néanmoins, quand ils assisteront à la chute de leur vieil allié, se tiendront-ils toujours fermement à ses côtés ou délivreront-ils le coup de grâce ? Il ne faut cependant pas oublier que les deux principales places boursières de pétrole dans le monde sont le NYMEX de New York et le International Petroleum Exchange (IPE) à Londres et les deux sont contrôlés par les Etats-unis. Il semblerait donc plus probable que les Britanniques devront couler avec le navire ou alors se tirer une balle dans le pied en portant atteinte aux intérêts de leur propre IPE. Il faut noter ici qu'au delà de toute la rhétorique autour du maintien de la livre sterling, il est très probable que les Britanniques n'ont pas adopté l'euro principalement parce que les étasuniens ont fait pression. Dans le cas contraire, l'IPE aurait basculé vers l'euro, portant ainsi un coup mortel à leur partenaire stratégique.

En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l'euro, scellant ainsi le destin du dollar. Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne :

Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours.

Un coup d'état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis.

Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis. Bien sûr, le coup d'état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts. Cependant, si le coup d'état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l'évidence la meilleure solution de rechange.

Une résolution de guerre à l'ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité. Mais tout le discours fébrile autour d'un développent d'armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité.

Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l'éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale. Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot.

Une Guerre Totale Unilatérale - à l'évidence, la plus mauvaise des solutions. D'abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres. Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d'autres nations importantes. Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs nouveaux projets militaires. Enfin, l'Iran a des alliances stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l'Iran a une telle alliance avec la Chine, l'Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie.

Quelque soit le choix, d'un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar. La chute du dollar accélérerait l'inflation aux Etats-Unis et ferait monter les taux d'intérêts US. A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l'hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l'inflation en augmentant les taux d'intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l'immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l'inflation, ce qui écornera les rendements des placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux LTCM ( ? du traducteur ) et provoquera l'hyperinflation de l'économie.

La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu'il n'y a rien entre Charybde et Scylla. Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d'un côté ou de l'autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et fin pilote de (l'hélicoptère) Black Hawk, choisira l'inflation. Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu'elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation. Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c'est l'inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation. Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d'un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l'étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main. Son œuvre ultime sera la destruction par hyper inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve du monde, cette relique barbare qu'on appelle l'or.



Le gouvernement iranien a finalement mis au point l'ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l'Empire Américain. L'arme d'une bourse que l'Iran a prévu d'ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n'importe qui, désireux d'acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. Dans ce cas, il s est probable que pratiquement tout le monde adopterait avec enthousiasme l'euro comme monnaie de paiement du pétrole. Les européens n'auraient plus à acheter ou vendre des dollars pour payer le pétrole, et pourraient payer avec leur propre devise. L'adoption de l'euro pour payer le pétrole donnerait à la monnaie européenne un statut de devise de réserve au détriment de celle des Etats-Unis. Les Chinois et les Japonais seraient particulièrement heureux d'adopter ce nouveau monnaie d'échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire considérablement leurs énormes réserves de dollars et de diversifier avec des euros, se protégeant ainsi des dévaluations successives du dollar. Ils pourraient décider de garder une petite partie de leurs dollars et de carrément se débarrasser d'un autre partie. Une partie serait gardée pour régler quelques futurs achats en dollars, mais leurs réserves seraient désormais constitués en euros. Les Russes ont un grand intérêt à adopter l'euro - la majeure partie de leurs échanges s'effectuent avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, avec la Chine et avec le Japon. L'adoption de l'euro faciliterait d'emblée les échanges avec les deux premiers blocs, et facilitera à terme les échanges avec la Chine et le Japon. De plus, il semblerait que les Russes détestent posséder des dollars qui se dévaluent, car ils viennent de se convertir à la religion de l'or. Les Russes ont aussi ranimé leur nationalisme et ils ne seraient que trop heureux d'adopter l'euro si cela pouvait donner un coup de poignard dans le dos des étasuniens, et c'est avec un sourire aux lèvres qu'ils observeraient les étasuniens perdre leur sang. Les pays arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, adopteraient l'euro avec enthousiasme afin de diversifier leurs. Comme les Russes, leurs échanges s'effectuent principalement avec les pays européens, et ils préféreraient la devise européenne, plus stable. Sans parler du djihad contre l'ennemi infidèle. Seuls les Britanniques se trouveraient entre le marteau et l'enclume. Ils ont toujours eu un partenariat privilégié avec les Etats-Unis, mais ont toujours subi une attraction naturelle vers l'Europe. Jusqu'à présent, ils ont eu de nombreuses raisons pour rester aux côtés du vainqueur. Néanmoins, quand ils assisteront à la chute de leur vieil allié, se tiendront-ils toujours fermement à ses côtés ou délivreront-ils le coup de grâce ? Il ne faut cependant pas oublier que les deux principales places boursières de pétrole dans le monde sont le NYMEX de New York et le International Petroleum Exchange (IPE) à Londres et les deux sont contrôlés par les Etats-unis. Il semblerait donc plus probable que les Britanniques devront couler avec le navire ou alors se tirer une balle dans le pied en portant atteinte aux intérêts de leur propre IPE. Il faut noter ici qu'au delà de toute la rhétorique autour du maintien de la livre sterling, il est très probable que les Britanniques n'ont pas adopté l'euro principalement parce que les étasuniens ont fait pression. Dans le cas contraire, l'IPE aurait basculé vers l'euro, portant ainsi un coup mortel à leur partenaire stratégique. En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l'euro, scellant ainsi le destin du dollar. Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne : Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours. Un coup d'état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis. Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis. Bien sûr, le coup d'état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts. Cependant, si le coup d'état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l'évidence la meilleure solution de rechange. Une résolution de guerre à l'ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité. Mais tout le discours fébrile autour d'un développent d'armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité. Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l'éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale. Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot. Une Guerre Totale Unilatérale - à l'évidence, la plus mauvaise des solutions. D'abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres. Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d'autres nations importantes. Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs nouveaux projets militaires. Enfin, l'Iran a des alliances stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l'Iran a une telle alliance avec la Chine, l'Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie. Quelque soit le choix, d'un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar. La chute du dollar accélérerait l'inflation aux Etats-Unis et ferait monter les taux d'intérêts US. A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l'hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l'inflation en augmentant les taux d'intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l'immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l'inflation, ce qui écornera les rendements des placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux LTCM ( ? du traducteur ) et provoquera l'hyperinflation de l'économie. La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu'il n'y a rien entre Charybde et Scylla. Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d'un côté ou de l'autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et fin pilote de (l'hélicoptère) Black Hawk, choisira l'inflation. Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu'elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation. Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c'est l'inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation. Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d'un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l'étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main. Son œuvre ultime sera la destruction par hyper inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve du monde, cette relique barbare qu'on appelle l'or.

Quelle alternative ?

Alternatives pacifiques [4]

Il y a des solutions pacifiques à ce dilemme, mais pas si le gouvernement Bush persiste à se cacher derrière la stupide tromperie du terrorisme ou d'un programme imaginaire d'armes nucléaires. Bush a besoin de se mettre au clair avec le peuple Etatsunien en ce qui concerne la nature réelle de la crise d'énergie mondiale et cesser d'invoquer Ben Laden et les AMD pour justifier sa politique d'agression. Nous avons besoin de toute une stratégie énergétique, (incluant le financement de l'état pour des projets de conservation, de sources d'énergies alternatives, et le développement d'une nouvelle lignée de véhicules hybrides « made in USA ») de sincères négociations avec l'Iran pour réguler la quantité annuelle de pétrole vendue en euros (pour faciliter une sortie ordonnée du dollar) et enfin une « approche internationale collective » de la consommation et de la distribution de l'énergie (sous les auspices de l'assemblée générale de l'ONU)

Une plus grande parité des monnaies devrait être encouragée comme moyen de renforcer les démocraties et de revigorer les marchés. C'est promettre le souffle d'une nouvelle vie dans le libre échange que d'autoriser d'autres modèles politiques à s'épanouir sans crainte de se voir engloutis par le capitalisme. La domination actuelle du dollar a créé un empire mondial qui dépend largement de sa dette, de la torture et de la guerre pour maintenir sa suprématie.

La bourse Iranienne du pétrole pose bien le plus grand des défis au monopole du dollar et à ses souteneurs de la Réserve Fédérale. Si le gouvernement Bush poursuit son intention de frappes nucléaires d'anticipation sur les soi-disant sites d'armes, leurs alliés s'en trouveront d'autant plus aliénés et les autres seront obligés de répondre. Comme le dit le Dr Petrov, « Les pays détenant le plus de dollars pourraient décider de riposter calmement en écoulant pas cher leurs propres montagnes de dollars, empêchant ainsi les US de financer davantage leurs ambitions belliqueuses. »

 

 

 

 

[1] http://www.europe2020.org/fr/section_global/150206.htm

[2] Source en anglais : www.gold-eagle.com/editorials_05/petrov011606.html
Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/ Source en français : http://www.legrandsoir.info/article.php3 ?id_article=3214
[3] http://www.dissidentvoice.org/Jan06/Whitney24.htm

Source en anglais : Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project

[4] http://www.dissidentvoice.org/Jan06/Whitney24.htm



Vendredi 24 Février 2006

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires