Palestine occupée

A quoi cela sert d’avoir une ville illuminée alors que la mort lente continue à cause des pénuries de produits alimentaires et médicaments ?



Mercredi 23 Janvier 2008

A quoi cela sert d’avoir une ville illuminée alors que la mort lente continue à cause des pénuries de produits alimentaires et médicaments ?
L’autorité d’occupation a desserré mardi le blocus imposé depuis cinq jours à la bande de Gaza en autorisant la livraison de quantités limitées de carburants au territoire palestinien.

Des camions-citernes chargés de 80 tonnes de gaz domestique et 60.000 litres de diesel ont franchi le terminal routier de Nahal Oz, entre Israël et la bande de Gaza mardi matin, selon des responsables palestiniens. Elle a en outre autorisé la livraison de 360.000 litres de mazout destinés à l’unique centrale de la bande de Gaza qui avait cessé de fonctionner dimanche faute de carburant, selon la même source.

Après un concert de protestations mondiales et des mises en garde contre une crise humanitaire dans un territoire pauvre de 1,5 million d’habitants, l’autorité d’occupation a décidé lundi soir un allègement du blocus.

Ehud Barak a annoncé que l’approvisionnement en carburant reprendrait mardi et que des médicaments devraient être livrés à partir de mercredi.

Le directeur de la centrale électrique de Gaza, qui fournit 30% de son électricité au territoire, a dit mardi espérer pouvoir la remettre en marche dans les prochaines heures.

"Si la quantité promise, c’est à dire 360.000 litres par jour, arrive, nous allons remettre en marche deux des quatre turbines et produire 55 mégawatts. Pour que le centrale tourne à plein régime et produise 80 mégawatts, il nous faut entre 450.000 et 500.000 litres par jour", a déclaré Rafiq Maliha à l’AFP.

Le Hamas a minimisé l’allègement du blocus annoncé par Israël. "C’est de la poudre aux yeux", a déclaré à l’AFP Taher Al-Nounou, porte-parole du Hamas.

"La crise est toujours là et ce qu’ils ont fait n’est qu’une tentative de résorber la protestation populaire palestinienne et arabe", a-t-il affirmé.

"A quoi cela sert d’avoir une ville illuminée alors que la mort lente continue à cause des pénuries de produits alimentaires et médicaments ?", s’est-il interrogé.

Jugeant insuffisantes les quantités de diesel acheminées mardi — 60.000 litres contre 360.000 en temps normal — les propriétaires des 180 stations d’essence de la bande de Gaza ont refusé de se faire approvisionner, a indiqué à l’AFP un membre de leur syndicat, Ma’amoun al-Khazendar.

Le diesel a par conséquent été stocké dans des entrepôts du côté palestinien du terminal de Nahal Oz.

En dépit des mesures d’allègement, deux nouvelles roquettes palestiniennes ont été tirées mardi matin selon une porte-parole militaire des forces d’occupation.

"La livraison d’aujourd’hui a été effectuée à titre exceptionnel. Nous allons procéder à une évaluation en tenant compte des tirs de roquettes et de la situation humanitaire. Nous voulons envoyer un signal clair au Hamas mais en même temps nous ne voulons pas une confrontation avec la communauté internationale", a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’autorité d’occupation, Aryeh Mekel.

L’ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, Richard Jones, a déconseillé à Israël de lancer une opération terrestre dans la bande de Gaza.

"Nous déconseillons à Israël de lancer une telle opération dans la bande de Gaza. Nous savons comment elle commencera mais ne pouvons pas savoir comment elle se terminera", a-t-il dit à l’AFP en marge d’un colloque à Herzliya près de Tel-Aviv.

"Nous suivons la situation de près et ne permettrons pas qu’une crise humanitaire éclate dans la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Moubarak et Ahmadinejad se parlent pour la première fois

Le président égyptien Hosni Moubarak et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad se sont adressé la parole pour la première fois, selon l’agence de presse égyptienne Mena.

Dans une dépêche laconique d’un paragraphe, elle précise que cette conversation téléphonique a porté sur les crises libanaise et palestinienne.

L’Iran soutient le Hamas en Palestine et le Hezbollah au Liban. L’Égypte soutient le président palestinien Mahmoud Abbas et la médiation de la Ligue arabe entre le gouvernement de Beyrouth et son opposition emmenée par le mouvement chiite libanais.

Téhéran avait rompu avec Le Caire lors de la révolution islamique de 1979 pour protester contre l’asile offert par le président Anouar Sadate, assassiné deux ans plus tard, au chah Reza Pahlavi après sa fuite d’Iran.

Une tentative pour rétablir les relations avait échoué en 2003 parce que l’Iran avait refusé d’effacer la fresque murale de Téhéran à la gloire de Khaled al Islambouli, l’assassin de Sadate, et de débaptiser une rue qui porte son nom.

Au pouvoir depuis 27 ans, Moubarak n’avait jamais jusque-là adressé la parole à Ahmadinejad, ancien "Gardien de la révolution" élu président en 2005.

Selon Moustafa el Labbad, un expert égyptien de l’Iran, leur entretien téléphonique traduit une amélioration des relations entre les deux pays mais pas au point de préluder à une reprise rapide de leurs relations

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4384 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4384



Mercredi 23 Janvier 2008

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