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A propos de la visite du président Hollande en Algérie.
Ce 19 décembre 2012, l chef de l’impérialisme français le socialiste F. Hollande se rend en Algérie pour une visite de deux jours. Sur un ton unanime, la presse algérienne se met dans une posture obséquieuse et interprète la visite comme le signe de l’ouverture d’une nouvelle ère de coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays. Avec une présentation aussi élogieuse injustifiée de la visite présidentielle, les journaux algériens font abstraction de la nature agressive, exploiteuse et injuste des rapports économiques et politiques entre la France et l’Algérie. Ces journaux osent même une comparaison totalement infondée, absurde, entre l’Allemagne impérialiste et la France impérialiste. Leur prétendu rapprochement (en réalité un mariage de raison entre deux pays capitalistes en voie de déclin) entre la France et l’Allemagne serait un modèle pour nos scribouillards algériens. Absence de regard critique sur le contexte historique d’où est sorti ce mariage de raison franco allemand, les classes intéressées à «cette union» et ses buts stratégiques. Les commentaires de la presse algérienne sur un partenariat «stratégique» entre la France et l’Algérie ne correspondent à rien de bénéfique pour la partie algérienne d’une part et d’autre part, ils rappellent la fable de la grenouille qui se voit aussi gros que le bœuf ! Les échanges commerciaux et culturels français avec l’Algérie sont pratiquement à sens unique du fait que l’Algérie n’a à vendre que ses richesses naturelles. La langue française est au top du panthéon culturel en Algérie…alors que la langue arabe est marginalisée en France. L’Algérie n’a pas une économie productive qui lui permette d’aspirer une relation bilatérale mutuellement bénéfique. En réalité, l’Algérie est redevenue à la faveur de l’ouverture économique anarchique de la période Chadli (1979-1972) une semi-colonie commerciale de la France. De quelle égalité parle-t-on ! On nous dit que l’Algérie et la France partage une histoire commune. D’ailleurs, cette histoire dite commune a été imposée à coups de fusils et de triques par la partie française et non par un consentement du peuple algérien. Il n’y pas eu une histoire commune mais bien une histoire qui rappelle la communauté de destin entre la corde et le pendu ! L’Algérie a chassé l’impérialisme français par la grande port; aujourd’hui il revient par la grande porte et en fanfare. La France avec ses alliés a dévasté et a ravagé la Libye durant 8 mois (mars à octobre 2011) et, aujourd’hui, elle récidive en Syrie (elle exerce un chantage auprès de ses semi-colonies d’Afrique noire pour intervenir militairement au Mali; cependant la classe dirigeante algérienne feint d’ignorer cela et continue de regarder comme l’idiot de la fable chinoise le doigt qui lui montre la Lune. Le journal Al Watan (ce titre qui dire veut la patrie en arabe est inapproprié pour un auxiliaire de l’AFP) est allé jusqu'à écrire sans rougir dans son édition du 17 décembre «Alger se fait belle pour accueillir Hollande.». Ce titre qui évoque une relation que la morale publique réprouve, traduit parfaitement l’état d’esprit de la classe dirigeante algérienne. Passons outre la vulgarité d’un journal qui prétend incarner la modernité et les bonnes mœurs ! Nous avons besoin de la France pour nous développer nous répètent en cœur les politiciens bourgeois (petits ou grands) algériens. Ce mot d’ordre montre que le compter sur ses propres forces n’est plus à l’ordre du jour depuis bien longtemps. On ne peut dire que la place privilégiée occupée par la France ait tiré l’Algérie vers le progrès et la modernité ! Les entreprises notamment françaises ont fait main basse sur le pays. La gestion de l’aéroport de la capitale, du métro, les tramways et la distribution de l’eau leur est confiée sans aucune contre partie. Avant d’arriver à cette situation de dépendance et son corollaire l’humiliation nationale, l’Etat algérien avait fait fermer sur injonction des vampires du capital financier international (le FMI et la Banque Mondiale) des milliers d’entreprises industrielles publiques. L’entrée de centaines de milliards de dollars pour cause d’envolée du prix des hydrocarbures durant la décennie 2000, a donné au pays une relative aisance financière. Comme l’Etat s’était trouvé dépourvu au moment de rénover les infrastructures routières, immobilières et ferroviaires, etc. il dût faire appel aux sociétés étrangères pour palier l’incurie et la gabegie de l’économie algérienne. Aujourd’hui, les entreprises françaises sont à la pointe du combat pour demander la suppression de la dernière barrière (la participation étrangère est limitée à 49 % du capital) limitant le pillage de l’économie nationale. Pour cela, elles graissent et corrompent les fonctionnaires et les hommes politiques de tout bord algériens. Comme la corruption, les passes droits et le népotisme ont pris des proportions inouïs, d’où dans ce contexte il est facile de traduire en actes le dicton qui dit : vos souhaits sont des ordres monseigneur ! L’exemple le plus frappant de cette sujétion du personnel politique algérien au capitalisme français est l’abandon d’une industrie automobile nationale algérienne au profit des deux constructeurs automobiles français (Peugeot et Renault). Ces deux marques monopolisent le marché automobile algérien. Que les milieux francophones et francophiles algériens méditent sur le rapport entre la domination de la langue française et l’attirance naturelle du consommateur pour le «made in-France». Quand on dit que l’impérialisme empêche le développement des forces productives des pays opprimés, ce n’est pas une vu de l’esprit mais bien l’amère réalité ! Les ouvriers algériens ne sont pas imprégnées par les préjugés et l’ignorance crasse des philistins algériens pour croire à la fable «d’un partenariat» mutuellement avantageux entre l’Algérie et la France. L’avantage est à sens unique et non à double sens ! Les rapports entre la France et l’Algérie sont identiques, bien évidemment toute proportion gardée, à ceux qui ont cours entre le patron exploiteur et l’ouvrier exploité ! Les masses populaires algériennes non contaminées par le servilisme ambiant que les journaux algériens entretiennent pour polluer l’atmosphère sociale n’ont rien à atteindre ni à espérer du socialiste Hollande. La France impérialiste soutien sans réserve le despotisme intérieur en raison du fait qu’il est le garde-chiourme de ses intérêts. Le despotisme intérieur alimente le servilisme extérieur et le servilisme extérieur alimente le despotisme intérieur. Tout se tient et tout s’enchaîne. Tel est le mal qui empêche le peuple algérien de prospérer socialement et intellectuellement. Tant que l’Algérie reste enserrée dans les filets de la dépendance économique et politique, elle ne peut prétendre à une quelconque rénovation et à un quelconque prestige moral comme l’a eu en son temps notre glorieuse lutte de libération nationale. Le respect ne se demande pas mais il s’acquière et se forge sans et contre les Etats de proies impérialistes.
Salah Sakhri
Ce 19 décembre 2012, l chef de l’impérialisme français le socialiste F. Hollande se rend en Algérie pour une visite de deux jours. Sur un ton unanime, la presse algérienne se met dans une posture obséquieuse et interprète la visite comme le signe de l’ouverture d’une nouvelle ère de coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays. Avec une présentation aussi élogieuse injustifiée de la visite présidentielle, les journaux algériens font abstraction de la nature agressive, exploiteuse et injuste des rapports économiques et politiques entre la France et l’Algérie. Ces journaux osent même une comparaison totalement infondée, absurde, entre l’Allemagne impérialiste et la France impérialiste. Leur prétendu rapprochement (en réalité un mariage de raison entre deux pays capitalistes en voie de déclin) entre la France et l’Allemagne serait un modèle pour nos scribouillards algériens. Absence de regard critique sur le contexte historique d’où est sorti ce mariage de raison franco allemand, les classes intéressées à «cette union» et ses buts stratégiques. Les commentaires de la presse algérienne sur un partenariat «stratégique» entre la France et l’Algérie ne correspondent à rien de bénéfique pour la partie algérienne d’une part et d’autre part, ils rappellent la fable de la grenouille qui se voit aussi gros que le bœuf ! Les échanges commerciaux et culturels français avec l’Algérie sont pratiquement à sens unique du fait que l’Algérie n’a à vendre que ses richesses naturelles. La langue française est au top du panthéon culturel en Algérie…alors que la langue arabe est marginalisée en France. L’Algérie n’a pas une économie productive qui lui permette d’aspirer une relation bilatérale mutuellement bénéfique. En réalité, l’Algérie est redevenue à la faveur de l’ouverture économique anarchique de la période Chadli (1979-1972) une semi-colonie commerciale de la France. De quelle égalité parle-t-on ! On nous dit que l’Algérie et la France partage une histoire commune. D’ailleurs, cette histoire dite commune a été imposée à coups de fusils et de triques par la partie française et non par un consentement du peuple algérien. Il n’y pas eu une histoire commune mais bien une histoire qui rappelle la communauté de destin entre la corde et le pendu ! L’Algérie a chassé l’impérialisme français par la grande port; aujourd’hui il revient par la grande porte et en fanfare. La France avec ses alliés a dévasté et a ravagé la Libye durant 8 mois (mars à octobre 2011) et, aujourd’hui, elle récidive en Syrie (elle exerce un chantage auprès de ses semi-colonies d’Afrique noire pour intervenir militairement au Mali; cependant la classe dirigeante algérienne feint d’ignorer cela et continue de regarder comme l’idiot de la fable chinoise le doigt qui lui montre la Lune. Le journal Al Watan (ce titre qui dire veut la patrie en arabe est inapproprié pour un auxiliaire de l’AFP) est allé jusqu'à écrire sans rougir dans son édition du 17 décembre «Alger se fait belle pour accueillir Hollande.». Ce titre qui évoque une relation que la morale publique réprouve, traduit parfaitement l’état d’esprit de la classe dirigeante algérienne. Passons outre la vulgarité d’un journal qui prétend incarner la modernité et les bonnes mœurs ! Nous avons besoin de la France pour nous développer nous répètent en cœur les politiciens bourgeois (petits ou grands) algériens. Ce mot d’ordre montre que le compter sur ses propres forces n’est plus à l’ordre du jour depuis bien longtemps. On ne peut dire que la place privilégiée occupée par la France ait tiré l’Algérie vers le progrès et la modernité ! Les entreprises notamment françaises ont fait main basse sur le pays. La gestion de l’aéroport de la capitale, du métro, les tramways et la distribution de l’eau leur est confiée sans aucune contre partie. Avant d’arriver à cette situation de dépendance et son corollaire l’humiliation nationale, l’Etat algérien avait fait fermer sur injonction des vampires du capital financier international (le FMI et la Banque Mondiale) des milliers d’entreprises industrielles publiques. L’entrée de centaines de milliards de dollars pour cause d’envolée du prix des hydrocarbures durant la décennie 2000, a donné au pays une relative aisance financière. Comme l’Etat s’était trouvé dépourvu au moment de rénover les infrastructures routières, immobilières et ferroviaires, etc. il dût faire appel aux sociétés étrangères pour palier l’incurie et la gabegie de l’économie algérienne. Aujourd’hui, les entreprises françaises sont à la pointe du combat pour demander la suppression de la dernière barrière (la participation étrangère est limitée à 49 % du capital) limitant le pillage de l’économie nationale. Pour cela, elles graissent et corrompent les fonctionnaires et les hommes politiques de tout bord algériens. Comme la corruption, les passes droits et le népotisme ont pris des proportions inouïs, d’où dans ce contexte il est facile de traduire en actes le dicton qui dit : vos souhaits sont des ordres monseigneur ! L’exemple le plus frappant de cette sujétion du personnel politique algérien au capitalisme français est l’abandon d’une industrie automobile nationale algérienne au profit des deux constructeurs automobiles français (Peugeot et Renault). Ces deux marques monopolisent le marché automobile algérien. Que les milieux francophones et francophiles algériens méditent sur le rapport entre la domination de la langue française et l’attirance naturelle du consommateur pour le «made in-France». Quand on dit que l’impérialisme empêche le développement des forces productives des pays opprimés, ce n’est pas une vu de l’esprit mais bien l’amère réalité ! Les ouvriers algériens ne sont pas imprégnées par les préjugés et l’ignorance crasse des philistins algériens pour croire à la fable «d’un partenariat» mutuellement avantageux entre l’Algérie et la France. L’avantage est à sens unique et non à double sens ! Les rapports entre la France et l’Algérie sont identiques, bien évidemment toute proportion gardée, à ceux qui ont cours entre le patron exploiteur et l’ouvrier exploité ! Les masses populaires algériennes non contaminées par le servilisme ambiant que les journaux algériens entretiennent pour polluer l’atmosphère sociale n’ont rien à atteindre ni à espérer du socialiste Hollande. La France impérialiste soutien sans réserve le despotisme intérieur en raison du fait qu’il est le garde-chiourme de ses intérêts. Le despotisme intérieur alimente le servilisme extérieur et le servilisme extérieur alimente le despotisme intérieur. Tout se tient et tout s’enchaîne. Tel est le mal qui empêche le peuple algérien de prospérer socialement et intellectuellement. Tant que l’Algérie reste enserrée dans les filets de la dépendance économique et politique, elle ne peut prétendre à une quelconque rénovation et à un quelconque prestige moral comme l’a eu en son temps notre glorieuse lutte de libération nationale. Le respect ne se demande pas mais il s’acquière et se forge sans et contre les Etats de proies impérialistes.
Salah Sakhri
