Dimanche 21 Mars 2010
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À propos de la conférence de la presse censurée de Poutine, la transcription vous n'étiez pas censé voirMercredi 13 Juin 2007
ICH, Mike Whitney, 10 juin 2007 Mardi, le président russe Vladimir Poutine donnait une conférence de presse d'une heure et demie suivie par de nombreux membres des médias du monde. Le contenu de cette réunion -- dans laquelle Poutine a répondu à toutes les questions sur la prolifération nucléaire, les droits de l'homme, le Kosovo, la démocratie et l'actuelle confrontation avec les USA sur la défense antimissiles en Europe -- a été totalment censuré par la presse. À part un bref extrait paru dans un éditorial du Washington Post, (et qui a servi à critiquer Poutine) la conférence de presse a été effacée des enregistrements publics. Elle n'a jamais eu lieu. (Lire la conférence de presse complète archivée ici [en anglais]) La performance de Poutine était un tour de force. Il a bien répondu à toutes les questions pourtant trompeuses ou insultantes. Il était franc et homme d'État et démontrait une bonne compréhension de toutes les questions principales. La réunion donnait à Poutine une chance de fournir sa version de l'histoire dans le débat grandissant sur la défense antimissiles en Europe de l'Est. Il a présenté un bref rapport de l'état de détérioration des relations US-Russes depuis la fin de la Guerre Froide, et en particulier depuis le 9-11 à aujourd'hui. Depuis le 11 septembre, l'administration Bush a assumé une stratégie agressive pour entourer la Russie avec des bases militaires, pour installer des missiles sur ses frontières, pour renverser ses régimes alliés en Asie Centrale, et pour inciter un bouleversement politique à Moscou avec des groupes « pro-démocratiques » soutenus par les USA. Ces actions ouvertement hostiles ont convaincu de nombreux Russes intransigeants que l'administration US avance avec le plan néo-conservateur pour « changer le régime » à Moscou et fragmenter la Fédération Russe. Le témoignage de Poutine suggère que les intransigeants ont sans doute raison. La politique étrangère belligérante de l'administration Bush a acculé dans un coin le Kremlin, forçant Poutine à prendre des mesures de rétorsion. Il n'avait pas d'autre choix. Si nous voulons comprendre pourquoi les relations avec la Russie atteignent rapidement le point d'ébullition, il nous suffit seulement de passer en revue les principaux développements depuis la fin de la Guerre Froide. L'analyste politique Pat Buchanan donne un bon résumé détaillé de ceux-ci dans son derniers article « Poutine n'a-t-il pas un point ? » Buchanan dit : Bien que l'Armée Rouge ait décroché et soit rentré volontairement dans sa maison d'Europe de l'Est, et que Moscou estimait que nous avions l'accord de ne pas déplacer l'OTAN vers l'est, nous avons mis notre moment à profit. Non seulement nous avons introduit la Pologne dans l'OTAN, nous avons apporté la Lettonie, la Lithuanie, et l'Estonie, pratiquement le Pacte de Varsovie entier, plantant directement l'OTAN sur le porche devant la Mère Russie. Maintenant, il y a un projet en cours de réalisation pour y introduire l'Ukraine et la Caucasienne Géorgie, le lieu de naissance de Staline. En second, les USA ont soutenu un pipeline pour livrer le pétrole de la Mer Caspienne depuis l'Azerbaïdjan à travers la Géorgie jusqu'à la Turquie, pour contourner la Russie. En trois, bien que Poutine nous ait donné le feu vert pour l'utilisation des bases des anciennes républiques Soviétiques pour la libération de l'Afghanistan, nous semblons maintenant vouloir à tout prix rendre permanentes ces bases d'Asie Centrale. En quatre, bien que Bush ait prétendu que les missiles de défense sont dirigé sur des États voyous comme la Corée du Nord, nous apprenons maintenant que nous allons placer les systèmes antimissile en Europe de l'Est. Et contre qui sont-ils dirigés ? En cinq, à travers la National Endowment for Democracy, ses auxiliaires républicains et démocrates, et les institutions exemptées d'impôts comme les groupes d'experts, les fondations, et les instituts des « droits de l'homme » tels que la Freedom House, dirigée par l'ancien directeur de la CIA James Woolsey, nous avons fomenté les changements de régime d'Europe de l'Est, dans les anciennes républiques Soviétiques, et en Russie elle-même. Les révolutions soutenues par les USA ont réussi en Serbie, en Ukraine et en Géorgie, mais échoué en Biélorussie. Moscou a maintenant légiféré des restrictions contre les agences étrangères qu'il voit, non sans justification, comme subversives pour les régimes pro-Moscou. En six, les USA ont effectué 78 jours de bombardement sur la Serbie pour le crime d'avoir combattu pour garder sa province rebelle, le Kosovo, et pour le refus d'accorder le droit de marche à travers son territoire à l'OTAN pour prendre la direction de cette province. La Mère Russie a toujours eu un intérêt maternel pour les États orthodoxes des Balkans. Ce sont les doléances de Poutine. N'a-t-il pas un petit point ? Oui -- de l'avis de Buchanan -- Poutine a un point, c'est pourquoi sa conférence de presse a été passée sous silence. Les médias diaboliseraint plutôt Poutine que lui permettent d'exposer son affaire au public. (C'est vrai aussi pour d'autres leaders du monde qui choisissent d'utiliser leurs vastes ressources pour améliorer la vie de leurs propres citoyens plutôt que les remettent aux géants pétroliers transnationaux, comme Mahmud Ahmadinejad et Hugo Chavez.) Néanmoins, l'OTAN n'a pas encore approuvé le plan néo-conservateur de la défense antimissiles et, selon de récents sondages, l'opinion publique en Pologne et en République Tchèque est contre d'une manière écrasante. Comme on pouvait s'y attendre, l'administration Bush avance sans se soucier de la controverse. Poutine ne peut pas permettre aux USA de déployer leur système de défense antimissiles en Europe de l'Est. Ce système constitue une menace directe pour la sécurité nationale de la Russie. Si Poutine prévoyait de déployer un système semblable à Cuba ou au Mexique, l'administration Bush invoquerait immédiatement la doctrine Monroe et menacerait de l'éliminer par la force. Aucun doutes sur ça. Et personne ne devraient douter de que Poutine est aussi déterminé à protéger les intérêts de son propre pays de la même manière. Nous pouvons nous attendre à ce que la Russie pointe maintenant ses missiles sur des cibles européennes et remanie sa politique étrangère de manière à contraindre les USA d'abandonner leurs plans actuels. Les médias ont essayé de minimiser les dangers du système proposé. Le Washington Post l'a même qualifié de « petit système de défense antimissiles » qui a déclenché une « vague de paranoïa parmi les adversaires nationaux et étrangers ». Non-sens. Rien ne peu être plus loin de la vérité. Comme Poutine l'a dit à la conférence de presse, « une fois que le système de défense antimissiles sera en place IL TRAVAILLERA AUTOMATIQUEMENT AVEC TOUTES LES CAPACITÉS NUCLÉAIRES DES ÉTATS-UNIS. Il sera partie intégrante des capacités nucléaires US. Pour la première fois dans l'histoire -- et je veux le souligner -- il y a des éléments de moyens nucléaires US sur le continent européen. Ça change simplement l'entière configuration de la sécurité internationale..... Bien entendu, nous devons réagir à ça. » Poutine a raison. Le soi-disant système de défense est en fait une extension (et une intégration) du système d'armement nucléaire existant aux USA qui fonctionnera maintenant comme une unité. Le danger de ceci devraient être évident. L'administration Bush manœuvre d'une manière qui lui permettra de réaliser ce que Francis A. Boyle, le spécialiste en armes nucléaires, appelle « la politique US de longue date de première frappe nucléaire contre la Russie ». Dans l'article de Boyle « Missiles US en Europe : Au delà de la dissuasion jusqu'à la première menace de frappe » il déclare : Au moyen d'une première frappe US environ 99%+ des forces nucléaires Russes seront détruites. C'est-à-dire, que le gouvernement US pense qu'en réussissant ouvertement le déploiement des capacités de première frappe, il peut se déplacer au delà de la dissuasion, vers la « stratégie de persuasion. »... Ça a été analysé ad nauseam dans la littérature professionnelle. Mais surtout par un premier belliciste en chef de Harvard, Thomas Schelling -- gagnant du Prix Nobel des Sciences Économiques accordé par la Banque de Suède --, qui a mis en valeur l'expression « stratégie de persuasion » [compellence dans le texte anglais] et l'a distinguée de la « dissuasion. » ... Le gouvernement US est en train de sortir de la posture de « dissuasion » pour se convertir à la « stratégie de persuasion ». (Global Research 6-6-07) C'est exact. Le but réel est de forcer Moscou à se conformer aux diktats de Washington ou d'affronter la perspective d'une « première frappe » d'anéantissement. C'est pourquoi Poutine exprime des inquiétudes croissantes sur l'abandon du Traité ABM par l'administration et le développement d'un nouveau système d'armes nucléaires brise-bunkers à bas rendement. Les « faucons » qui entourent Bush ont abandonné la politique de « dissuasion » du passé, et croient maintenant qu'une guerre nucléaire peut « être gagnée » par les Etats-Unis. C'est de la folie et ça doit être pris au sérieux. L'administration Bush se voit comme principal acteur en Asie Centrale et au Moyen-Orient -- à contrôler les ressources essentielles et les couloirs de pipelines dans toute la région. Cela signifie que l'influence de la Russie devra être diminuée. Boris Yeltsine était le leader parfait pour le maître-plan néo-conservateur (c'est pourquoi les gens de droite l'ont louangé quand il est mort). La Russie s'est désagrégée sous Yeltsine. Il a surveillé le démantèlement de l'État, le pillage de ses ressources et des capitaux d'État, et la restructuration de son économie selon les principes du néolibéralisme. Pas étonnant si les néo-conservateurs l'aimaient. Sous Poutine, la Russie a regagné sa position économique, son influence régionale et son prestige international. L'économie est florissante, le rouble est stabilisé, le niveau de la vie est monté, et Moscou a renforcé ses alliances avec ses voisins. Cette prospérité Russe récemment découverte pose un véritable défi aux plans de Bush. Deux actions en particulier ont changé de tièdes à ouvertement hostiles les relations Russo-US. La première fut quand Poutine annonça que quatre des plus grands gisements pétroliers de Russie ne seraient pas ouverts au développement étranger. (La Russie avait consolidé sa richesse pétrolière sous la gestion d'État de Gazprom) et, la seconde, quand le ministère de l'Économie Russe commença à convertir les réserves de dollars en or et en roubles. Ces deux actions sont considérées comme de hauts crimes par les dirigeants corporatifs US et les élites occidentales. Leur réponse a été rapide. John Edwards et Jack Kemp ont été nommés pour mener un groupe de travail au Council on Foreign Relations (CFR) qui a concocté le prétexte de base pour un assaut tous azimuts contre Poutine. C'est l'idée que Poutine a commencé à « faire reculer la démocratie » ; c'est une excuse un peu légère pour justifier l'hostilité politique. Dans leur article « La mauvaise direction de la Russie », Edwards et Kemp déclarent « qu'une association stratégique » avec la Russie n'est plus possible. Ils notent que le gouvernement est devenu de plus en plus « autoritaire » et que la société devient de moins en moins « ouverte et pluraliste ». Baratin. Personne à Washington ne se soucie vraiment de démocratie. (Regardez juste nos « bons amis » en Arabie Saoudite, en Azerbaïdjan, en Ouzbékistan, et au Kazakhstan.) Ce qu'ils craignent est Poutine se débarrassant du dollar et contrôlant son propre pétrole. C'est ce qui compte. Bush veut aussi que Poutine soutienne des sanctions contre l'Iran et approuve sans discussion la résolution du Conseil de Sécurité pour séparer le Kosovo de la Serbie. (Depuis quand l'ONU a-t-il le droit de refaire les frontières nationales ? Est-ce que la création d'Israël est un si formidable succès pour que le Conseil de sécurité veuille de nouveau tenter sa chance ?) Poutine n'accepte pas le modèle d'un monde « unipolaire ». Comme il l'a dit à Munich, le monde unipolaire fait allusion « à un monde dans lequel il y a un maître, un souverain -- un centre d'autorité, un centre de force, un centre de prise de décision. À la fin du jour c'est pernicieux non seulement pour tous ceux dans le système, mais aussi pour le souverain lui-même parce que ça se détruit de l'intérieur.... Bien plus important, le modèle lui-même est défectueux parce qu'à sa base il n'y a et ne peut y avoir aucune base morale pour la civilisation moderne. » Il a ajouté : Les actions unilatérales et souvent illégitimes n'ont résolu aucun problème. Et qui plus est, elles ont causé de nouvelles tragédies humaines et ont créé de nouveaux centres de tension. Jugez par vous-mêmes -- les guerres ainsi que les conflits locaux et régionaux n'ont pas diminué. Plus meurent qu'avant. Sensiblement plus, notablement plus ! Aujourd'hui nous sommes témoins d'un usage presque non maîtrisé de la force excessive -- de la force militaire -- dans les relations internationales, la force qui plonge le monde dans un abîme de conflits permanents. Nous voyons un dédain de plus en plus grand pour les principes de base du droit international. Et les normes juridiques indépendantes, c'est un fait, deviennent de plus en plus proches d'un système juridiques d'État. Un État et, bien entendu, en premier lieu les USA, ont outrepassé leurs frontières nationales de toutes les manières. C'est évident dans les politiques économique, politique, culturelle et éducative, qu'ils abusent des autres nations. Eh bien, qui aime ça ? Qui est heureux de ça ? Dans les relations internationales nous voyons de plus en plus le désir de résoudre une question donnée en fonction de soi-disant problèmes de convenance politique, basés sur le climat politique en cours. Et c'est bien sûr extrêmement dangereux. Il en résulte le fait que personne ne se sent en sécurité. Je veux souligner ceci -- personne ne se sent en sécurité ! Puisque personne ne peut sentir que le droit international est comme un mur de pierre qui le protégera. Naturellement, une telle politique stimule la course aux armements. Je suis convaincu que nous avons atteint le moment décisif où nous devons sérieusement penser à l'architecture de la sécurité globale. Comment quelqu'un peut-il contester l'analyse de Poutine ? « Les actions militaires unilatérales et illégitimes », « l'usage non maîtrisé de la force excessive », le « dédain pour les principes de base du droit international », et ce qui est le plus important, « Personne ne se sent en sécurité ! » Ce sont des faits irréfutables. Poutine a simplement résumé sommairement la Doctrine Bush mieux que tout autre. L'administration Bush a majoré de cinq mille hommes ses bases sur la ligne de front, sur le périmètre de la Russie. Est-ce la conduite « d'un allié digne de confiance » ? En outre, l'OTAN a déployé des forces sur les frontières de la Russie même tandis que Poutine continuait à respecter les obligations du traité et déplaçait les troupes et les équipements militaires à des centaines de milles de distance. Comme Poutine l'a dit mardi : « Nous avons enlevé toutes nos armes lourdes de la partie européenne de Russie et les avons mises derrière les Monts Oural » et « réduit nos forces armées de 300.000 hommes. Nous avons pris plusieurs autres mesures requises par le Traité des Forces Armé Conventionnelles Adaptées à l'Europe. Mais qu'avons-nous vu en réponse ? L'Europe de l'Est reçoit de nouvelles armes, deux nouvelles bases militaires sont établies en Roumanie et en Bulgarie, et il y a deux nouvelles zones de lancement de missiles -- un radar en République Tchèque et des systèmes de missiles en Pologne. Et nous nous posons la question : qu'est-ce qui se passe ? La Russie se désarme unilatéralement. Mais si nous nous désarmons unilatéralement nous aimerions voir ensuite nos partenaires être disposés à faire de même en Europe. Au contraire, l'Europe est complètement dopée avec de nouveaux systèmes d'armes. Et naturellement nous ne pouvons aider mais sommes concernés. » (C'est pourquoi les commentaires de Poutine n'ont pas paru dans les médias occidentaux ! Ils auraient été trop préjudiciables à l'administration Bush et à leurs plans expansionnistes.) Qui a détruit l'ABM ? Poutine a dit : Nous n'avons pas initié le retrait du Traité des Missiles Anti-Ballistiques. Mais quelle réponse avons-nous donnée quand nous avons discuté de cette question avec nos associés US ? Nous avons dit que nous n'avons pas les ressources et que nous ne désirons pas créer un tel système. Mais en tant que professionnels nous comprenons qu'un système de missiles de défense d'un côté et aucun de l'autre ne crée qu'une illusion de sécurité et augmente les possibilités d'un conflit nucléaire. Le système de défense DÉTRUIRA L'ÉQUILIBRE STRATÉGIQUE DANS LE MONDE. Afin de reconstituer cet équilibre sans installer un système de missiles de défense nous devrons créer un système pour le surmonter, c'est ce que nous faisons maintenant. Poutine : « UNE COURSE AUX ARMEMENTS SE DÉROULE. Est-ce nous qui nous sommes retirés du Traité ABM ? Nous devons réagir à ce que font nos partenaires. Nous leur avons déjà dit il y a deux ans, " ne faites pas ceci, vous n'avez pas besoin de le faire. Que faites-vous ? VOUS DÉTRUISEZ LE SYSTÈME DE SÉCURITÉ INTERNATIONA. Vous devez comprendre que vous nous forcez à prendre des mesures de représailles. "... "nous les avons avertis. Non, ils ne nous ont pas écouté. Ensuite nous avons entendu qu'ils développaient des armes nucléaires à bas rendement et ils continuent à développer ces armes. " Nous leur avons dit " qu'il vaudrait mieux rechercher d'autres manières de combattre le terrorisme que créer de telles armes et abaisser le seuil d'utilisation des armes nucléaires, et ainsi mettre l'humanité au bord d'une catastrophe nucléaire. Mais ils ne nous écoutent pas. Ils ne recherchent pas de compromis. Leur point de vue complet peut se résumer en une phrase : Qui n'est pas avec nous est contre nous. » Poutine demande, « De cette manière que devrions-nous faire ? » La fâcheuse situation actuelle nous a amené « au bord du désastre ». Poutine : « Certains ont l'illusion que vous pouvez faire tout exactement comme vous le voulez, sans vous soucier des intérêts des autres. C'est bien entendu pour cette raison précise que la situation internationale empire et aboutira par la suite à une course aux armements comme vous l'avez signalé. Mais nous n'en sommes pas les instigateurs. Nous ne le voulons pas. Pourquoi voudrions-nous détourner des ressources pour cela ? Et nous ne compromettons nos relations avec quiconque. Mais nous devons réagir. Citez une seule mesure que nous avons prise ou une action conçue par nous pour faire empirer la situation. Il n'y en a aucune. Nous ne sommes pas intéressés par ça. Nous sommes intéressés par une bonne atmosphère, au dialogue sur l'environnement et l'énergie autour de la Russie ». Alors, que devrait faire Poutine ? Et comment peut-il assumer ses responsabilités autrement devant les Russes sans prendre des mesures défensives de « représailles » contre l'acte de guerre de Bush. En étendant ses capacités nucléaires en Europe, toute la Russie est en danger imminent, et ainsi, Poutine doit décider « avec précision des moyens qui serviront à détruire les installations que nos experts pensent représenter une menace potentielle pour la Fédération Russe ». (Notez que Poutine NE MENACE JAMAIS DE POINTER SES MISSILES SUR LES VILLES EUROPÉENNES COMME LE RAPPORTENT LES MÉDIAS OCCIDENTAUX.) Poutine a fait de grands progrès dans l'amélioration de la vie des Russes. C'est pourquoi son taux d'approbation du public s'élève à 75%. L'économie russe a été en expansion de 7% par an. Il a diminué de plus de la moitié le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté et il l'amènera au niveau européen d'ici à 2010. Les revenus réels s'accroissent d'un étonnant 12% par an. Comme Poutine l'a dit, « Combattre la pauvreté est l'une de nos premières priorités et nous devons encore faire beaucoup pour améliorer notre système de pension aussi parce que la corrélation entre les pensions et le salaire moyen est encore plus bas ici qu'en Europe. » Si seulement c'était vrai en Amérique ! La Russie est maintenant la neuvième plus grande économie du monde et elle a amassé une énorme réserve d'or et de devises -- la troisième des plus grandes du monde. Il est aussi l'un des principaux acteurs de la politique énergétique internationale avec une production pétrolière quotidienne qui dépasse maintenant celle de l'Arabie Saoudite. C'est aussi le plus grand producteur de gaz naturel du monde. La Russie deviendra seule plus forte pendant que nous avancerons dans le siècle et que les ressources énergétiques deviendront plus rare. Poutine proteste fortement à l'idée qu'il ne s'engage pas pour les droits de l'homme ou qu'il « fait reculer la démocratie ». Il remarque comment la police utilise la matraque en Europe, utilise systématiquement le gaz lacrymogène, les engins à chocs électriques et les canons à eau pour disperser les manifestants. Est-ce ainsi que l'Occident honore les droits de l'homme et les libertés civiles ? Quant à l'administration Bush -- Poutine a présenté une copie du rapport annuel d'Amnistie International condamnant la conduite des USA dans la guerre à la terreur. « J'ai une copie du rapport d'Amnistie International ici, qui inclut une section sur les USA, » a-t-il dit. « L'organisation a conclu que les USA SONT MAINTENANT LE PRINCIPE VIOLATEUR DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTÉS DANS LE MONDE ENTIER. » Il a ajouté, « nous avons un proverbe en Russe : Ne blâmez pas le miroir si votre visage est tordu. » Poutine est un nationaliste acharné. Il a aidé à reconstituer la confiance en soi de la Russie et à reconstruire l'économie. Il a démontré une volonté de compromis avec l'administration Bush sur chaque question importante, mais il a été à plusieurs reprises repoussé. La dernière chose qu'il veut est une impasse nucléaire avec les USA. Mais il fera ce qui se doit pour défendre son peuple de la menace d'une attaque étrangère. Le déploiement du système de missiles de défense exigera que la Russie développe ses propres nouveaux systèmes d'armes et change son opinion au sujet de faire confiance aux USA. L'amitié n'est pas possible dans le climat actuel. Quant à la « démocratie », Poutine dit être mieux lui-même : Suis-je un « pur démocrate » ? (rires) Bien sûr que je le suis, absolument. Le problème est que je suis tout seul -- le seul de mon espèce dans le monde entier. Regardez juste ce qui se passe en Amérique du Nord, c'est simplement effroyable -- la torture, les gens sans abri, Guantanamo, les personnes détenues sans procès ni enquête. Regardez juste ce qui se passe en Europe -- le traitement brutal des manifestants, les balles en caoutchouc et le gaz lacrymogène utilisé d'abord dans une capitale puis dans les autres, les manifestants tués dans les rues ..... Je n'ai personne à qui parler depuis que le Mahatma Gandhi est mort. Bien dit, Vladimir.
http://www.informationclearinghouse.info/article17856.htm Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
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