EUROPE

750 Milliards : chroniques d'une fin non annoncée


Dans la même rubrique:
< >

750 milliards mis sur la table en quelques heures, impensable quelques jours avant, mieux et plus vite que Paulson, et en infraction avec le traité européen qu'on avait déjà tiré aux forceps, voilà la danse du ventre pharaonique qui a été jouée dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles, peu avant l'ouverture des marchés, pour éviter un lundi noir qui aurait du conclure les débandades boursières de la fin de semaine. Si lundi les marchés ont applaudi les roulements de hanches de la belle Lagarde et de ses homologues, certains analystes pensent que cette somme colossale ne sera que la dernière tournée offerte aux Danaïdes et sera suivie par une descente aux enfers précipitée.


John Lloyds
Jeudi 13 Mai 2010

750 Milliards : chroniques d'une fin non annoncée
Qu'on se représente déjà le chiffre : Le new deal de Roosevelt, c'était 50 milliards en dollars d'aujourd'hui, et le plan Marshall, 100 milliards d'aujourd'hui (1). Mais se rend-on compte que cette somme fabuleuse, 750 milliards, l'intervention la plus démentielle de tous les temps, et de loin, ne représente qu'à peine plus de 10% de la dette de la zone Euro, qui est de 7.000 milliards d'Euros (2)? Se rend-on compte aussi que sur cette somme, où l'intervention du FMI doit être considérée comme complémentaire de l'intervention européenne, plus de la moitié des 750 milliards, soit 440 milliards, doivent être considérés comme "mobilisables", c-a-d qu'ils n'existent pas encore? Et pourtant ! Cette somme si folle fait si pâle figure ! "Cela ne suffira pas", indique philippe Dessertine (1), ce que confirme Frederic Lordon : "un plan de sauvetage de l’Espagne seule a été estimé par Natixis à un ordre de grandeur de 400-500 milliards d’euros, et l’on ne parle encore ni de l’Italie, ni de l’Irlande" (9).
 
 Rien n'est fondamentalement changé, au contraire, si le gouffre a été temporairement écarté, la situation a fortement empiré : Moody's, en dépit de la décision européenne, a toujours l'intention de poursuivre l'abaissement de la note de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal (3), et, si la cagnotte européenne devait être activée, ce sont les signatures des 3 locomotives européennes (Allemagne, France et Pays-Bas) qui risquent d'en pâtir, selon Dessertine, ce qui provoquerait "une onde de choc" (1). Or dans cette partie de Hold'hem poker, si Bruxelles a abattu une partie de son jeu ce WE, les marchés vont vouloir voir les cartes cachées et vont s'infiltrer dans les failles pour mesurer la consistance de ces annonces : "On va nécessairement utiliser ce dispositif", poursuit Dessertine.
 
 Le dispositif en place n'est en effet rien d'autre qu'une arme anti-spéculation très temporaire, qui aura le mérite de ne pas démentir Sarkozy quelques temps. Contrairement à ce qui avait été exigé du traité de Lisbonne, et c'est la grande nouveauté du WE, les pays dans la mélasse pourront maintenant court-circuiter le marché en empruntant directement à la BCE, qui a contourné le traité en se plaçant sur le second marché. La BCE, achetant depuis lundi de la dette publique et privée, a donc maintenant, à son corps défendant, la capacité de création monétaire, devenant, à l'instar de la Fed, opérateur de planches à billets et incinérateur de junk bonds ; planche à billets, terme qu'elle n'aime pas beaucoup et qu'elle dénie (4) en jurant sur la tête du veau d'or qu'elle réintégrera ultérieurement les liquidités distribuées dans cette orgie européenne qui pourrait invoquer l'ombre de Weimar, en ayant oublié de préciser quelles étaient les seules et très précises conditions économiques qui rendrait possible ce retour de liquidités.
 
 C'est ainsi que la Grèce a pu emprunter, dès Lundi, à un taux bien moins coercitif : "La mesure a contribué à la chute spectaculaire des taux des obligations grecques à 10 ans, qui sont passés de 12,4 % vendredi soir à 6,4 % lundi" (5). Sus aux spéculateurs ! Oui mais voilà, c'est précisemment ce que voulait interdire le traité de Lisbonne, afin de "responsabiliser" les dirigeant politiques. Les spéculateurs sont momentanément arrêtés, mais le robinet de la BCE a été ouvert. Cette fontaine de jouvence, appelée bouton nucléaire dans le jargon financier, s'il est commode dans ses modalités (d'où son appelation anglophone "easing"), donne maintenant la possibilité aux états de s'y abreuver indépendemment de toute responsabilité ou irresponsabilité budgétaire, sans parler du spectre inflationniste. Peut-on pousser la caricature jusqu'à imaginer un gouvernement carburant à l'absynthe qui aurait toujours, quoiqu'il fasse, la fontaine de jouvence à sa portée?
 
 Pas tout-à-fait, car outre les mesures de consultations budgétaires préalables de la commission européenne en préparation - Il faut bien présenter un peu de sérieux - , c'est le FMI qui, de sa hauteur participative de 50%, viendra jouer le père fouettard pour les récalcitrants. Le 9 mai 2010 marquera en effet la date où une organisation supra-nationale, non-européenne, aura conquis le droit d'ingérence sur un pays de la zone Euro dépassé par son endettement, et le droit de briser les acquis sociaux que ses aïeux auront mis 50 ans à construire. DSK aura du mal, après ça, à expliquer qu'il est socialiste (6).
 
 Ce qu'on oublie allégrement de dire dans cette affaire, c'est que l'actuelle crise n'est pas une crise du déficit budgétaire de la Grèce, ni des PIGS, tout au moins pas directement, mais bel et bien une crise des banques européennes, et l'opération de sauvetage n'était pas destinée à la Grèce, mais aux banques européennes, ainsi que le rappelle Marc Faber (7). Ce sont encore, une nouvelle fois, les banques qui ont été sauvées, et, en dépit de la posture sarkozienne à l'encontre des spéculateurs, ce sont des nouvelles munitions que l'on va présenter à la spéculation : "les membres de l’Union, en collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI), préfèrent mettre 750 milliards d’euros à la disposition des marchés. Les spéculateurs doivent se frotter les mains [...] Car, dans l’intervalle, rien n’est entrepris pour stopper la spéculation. Les banques pourront continuer de manipuler les cours comme elles l’entendent. Surtout qu’elles sont maintenant assurées d’être remboursées" (8). Ce ne sont pas les futurs états défaillant de la zone Euro que l'on cherche à sauver, mais leurs créanciers.
 
 C'est donc d'un nouveau hold-up dont il s'agit, au crédit de la spéculation et au débit de la dette publique, qui vient de s'opérer. Les garanties en jeu ne reposent que sur un phénomène de lévitation collective, nommée bootstrapping par Lordon, où la croissance est attendue comme le Messie, faute de quoi l'ensemble du dispositif est condamné à l'effondrement
: "ce sont les États qui se garantissent mutuellement au moment même où leurs solvabilités sont mises en doute. Rien ne permet d’exclure le scénario au terme duquel – dans six mois, douze, dix-huit ? – l’opinion financière, aujourd’hui enivrée par les centaines de milliards gracieusement mis à sa disposition, prendrait pleinement conscience du caractère de bootstrapping de la manœuvre. Si la croyance financière effectue ce nouveau déplacement, l’ensemble du dispositif connaîtra la ruine et tout sera à refaire. Il faut donc souhaiter très fort que la croissance revienne au plus vite" (9).
 
 Or comment envisager une croissance dans le plan d'austérité qui va s'abattre sur toute l'Europe? L'emballement des dettes souveraines sans perspectives de croissance est un suicide organisé. Les financiers sont donc très perplexes devant le plan Européen :  
 
 Jim Rogers : "Le plan de sauvetage européen est un clou dans le cercueil [...] Cela signifie qu'ils ont abandonné l'Euro, ils ne font pas particulièrement attention s'ils ont une monnaie sonnante, tous ces pays dépensent de l'argent qu'ils n'ont pas, et ça va continuer [...] C'est une monnaie politique, et personne ne se soucie de l'économie d'arrière-plan indispensable pour avoir une monnaie solide. Je pense que ça va couler, ils gaspillent encore plus d'argent dans ce problème et ça va rendre les choses pires" (10)
 
 Peter Schiff confirme que toute croissance est inenvisageable, et que l'investissement privilégié restera l'or, devant la monétisation de la dette américaine et européenne : "Ils vont faire un Euro aussi faible que le dollar" (11). Se ruer sur l'or, avant quelle genre de période faut-il avoir ce réflexe?
 
 Constat très simple : force est de constater que la construction devient non seulement toujours plus instable, mais que le pari de sa solidité se base sur l'espérance d'une croissance imminente, dont on sait qu'elle n'aura pas lieu, de part une panne de l'économie réelle et le fardeau d'un plan d'austérité massif, et dont l'absence générera une spirale de dette publique exponentielle. De trois choses l'une :
 
 - Incompétence généralisée ?
 
 - Fuite en avant incontrôlée, faute d'alternative ?
 
 - Construction délibérée d'un effondrement ?
 
 A vous de choisir. Selon Philippe Dessertine, le grand emprunt de 35 milliards était la dernière étape avant le gel des dépenses de l'état, sans qu'on nous l'ait dit. 5 milliards d'économie, "une blague" ! 80 milliards de contribution de la France au dispositif européen, en plus de son déficit abyssal, c'est ça qu'il faut prévoir, c'est un plan comparable au plan d'austérité grec qui nous attend, selon l'économiste (12). Depuis son élection, Sarkozy a fait passer le déficit public de 2,7% en 2007 à 8,2% en 2010 (13), cad qu'il l'a triplé en 3 ans, même les précaires qui ont connu plus que les autres la radicalisation du coût de la vie pendant cette période n'arriveront pas imaginer ce que sera l'austérité française quand elle s'alignera sur celle de la Grèce.
 
 Selon Elie Cohen (13), le plan européen ne fait que repousser les "regains spéculatifs", qui surgiront à nouveau très prochainement, quand les mécanismes nationaux d'activation du plan d'aide mettront en évidence les faiblesses des états en difficultés. Autant dire que le plan de 750 milliards, simple bulle d'air furtive, n'a pas seulement échoué à écarter la potentialité spéculative, mais il enlève tout espoir de croissance, et donc tout espoir de recouvrer les dettes. Autant le dire de suite, la partie est terminée. Et ensuite ? Un des rares à avoir abordé le sujet tabou est Philippe Dessertine, professeur à Nanterre, directeur de l’Institut de Haute Finance, qui, comparant la crise actuelle à celle de 1929, nous situerait actuellement vers ... 1937. "Le temps presse", dit-il, si l'on veut éviter la guerre (14)
   
 LIENS : 
 (1) Philippe Dessertine sur RTL, 2° partie, http://www.rtl.fr/fiche/5940396453/philippe-dessertine-livre-un-cours-d-economie-sur-rtl.html
 (2) Guillaume Roquette (Valeurs actuelles), C dans l'air,
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=5702  
 (3) http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100512-2725.html  
 (4)http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/2010-05/la-bce-ne-fait-pas-fonctionner-la-planche-a-billets-5850286.html 
 (5)http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/bce-sa-volte-face-en-6-questions/article-1194729666991.htm# 
 (6) http://www.voltairenet.org/article151921.html#article151921  
 (7) http://www.youtube.com/watch?v=nE_2RCVkq1w  
 (8) http://www.pauljorion.com/blog/?p=11506#more-11506  
 (9) http://www.fsl56.org/les_actualites/sauver_les_banques_jusqu_a_quand%C2%A0 
 (10)http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=auuRue7wyMWM&pos=7?huffbloomberg 
 (11) http://www.kracheconomique.fr/?p=1690  
 (12) Philippe Dessertine sur RTL, 3° partie, http://www.rtl.fr/fiche/5940396453/philippe-dessertine-livre-un-cours-d-economie-sur-rtl.html 
 (13) C dans l'air, émission du 11 mai, http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1436&date=2010-05-11 
 (14) Philippe Dessertine, interviewé par Philippe Vallet au sujet de son ouvrage, "Le Monde s'en va-t-en guerre", Ed. Anne Carrière, 2010, Audio, http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2010-05-11-le-monde-s-en-va-t-en-guerre-de-philippe-dessertine-440473-81-176.html



Jeudi 13 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par Alcide le 13/05/2010 14:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Un bon article John.
Je me permets d'y ajouter ceci:

Sur le chemin d'une intégration économique européenne forcée,la fin des États-nations et comme pour la Grèce un coup d'état feutré qui autorise dorénavant le ministre des finances grecques à faire passer avec force de loi les décisions prises par Strauss-Kahn et Van Rompuy pour faire payer ce salaud de peuple.
C'est la sacralisation d'une dette illégale et anticonstitutionnelle obtenue avec l'aide de gouvernements complices.
Il ne s'agit pas de " Sauver la Grèce" et encore moins le peuple grec, ou d'autres nations , mais de sauver les banques qui ont prêté,entre autres, au gouvernement grec.Cela n'a rien d'une opération charitable, sauf aux yeux des gogos et de la propagande officielle .
Les échéances arrivent aux 19 mai, mais dommage, pas d'argent dans les caisses.
C'est en réalité une nouvelle saloperie imaginée par les gouvernements français et allemands pour sauver sournoisement leur banque fortement exposée respectivement à la hauteur de 79,4 milliards d'euros et 75,7 milliards d'euros sur la Grèce .
Banques qui ont prêté à la Grèce l'argent qu'elle n'avaient pas, sorti de leur réserve fractionnaire comme un illusionniste sort un lapin de son chapeau.
Il s'agit d'une permutation de créancier. Le contribuable européen se substitue aux banquiers qui récupèrent ainsi leur mise.
C'est-à-dire le reste de l'Europe VA EMPRUNTER à des BANQUES pour "sauver" LES BANQUES qui ont prêté à la Grèce et que la Grèce ne peut pas payer le 19 mai ! Ce qu'il faut savoir c'est que in fine , ces BANQUES , ce sont les MEMES !!! Qui appartiennent toutes aux mêmes familles alliées depuis des siècles, du cartel bancaire mondial. Pluralité de débiteur, augmentation de la garantie, toujours le même créancier !
C'est une colossale arnaque, le peuple va garantir des centaines de milliards. Il est totalement impossible de payer cette dette même sur plusieurs générations. C'est un véritable assassinat économique programmé.
Tout cela est possible par les dispositions de l'article 123 du traité de Lisbonne qui reprennent les dispositions de
l'article 25 de la loi du 3 janvier précisant que "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". "Ce qui signifie que notre pays tout comme les pays signataires du traité de Lisbonne, s'est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c'est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).
Ce sont les banques privées qui prêtent à l'État l'argent qu'elles n'ont pas, tout droit sorti de leur réserve fractionnaire par un simple jeu d'écriture .
"Nous avons payé, en 2008, près de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu'on appelle "la charge de la dette" des Administrations publiques. Pour vous donner une idée, c'est l'équivalent de 1000 airbus A320 (soit un cadeau de presque 2 Airbus A320 par jour aux « non-résidents »), ou de 3 portes-avions, ou de 55 000 belles villas sur la Côte d'Azur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 5 500 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de 3 000 000 personnes ... mais vous pouvez trouver d'autres exemples, il n'en manque pas!
C'est transférer de notre travail et notre production 150 millions d'euros par jour - oui, par jour: 1 milliard par semaine! - à ceux qui sont déjà les plus riches (qui d'ailleurs peuvent ainsi nous reprêter cet argent à nouveau contre intérêts). Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent, est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées, monnaie évidemment payante bien que créée à partir d'une simple ligne d'écriture lors de "monétisation" de créances (voir le site http://monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l'émission de monnaie par les banques de second rang)."
extrait de : L’arnaque de la dette publique

http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

voir aussi Maurice Allais prix Nobel d'économie " Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
" Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”
Ces dispositions reprises par l’art. 123 du traité de Lisbonne sont un véritable coup d'état de la finance réalisé avec l'aimable complicité des ordures politiques qui ont autorisé et légalisé ces pratiques totalement anticonstitutionnelles .La dette publique est illégale pour au moins trois raisons:
-elle est faite contre la constitution et son Titre « de la souveraineté »,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.
-elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.
-elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
Quoi que d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
« Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
Il faut répudier toutes les dettes publiques, qui sont des dettes illégales, et envoyer les banquiers se faire foutre.

http://www.infowars.com/bankers-economists-mass-centralization-at-heart-of-euro-bailout/

Dette et création monétaire :

http://monnaie.wikispaces.com/

http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque&highlight=arnaque%20de%20la%20dette

2.Posté par AS le 13/05/2010 16:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

interessant... cette crise provoquee devient incontrolable meme pour ceux qui l'ont declenchee...

3.Posté par Alcide le 13/05/2010 17:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Blog intéressant , As
Je pense aussi que les machiavéliques sont dépassés par les événements qu'ils ont provoqués.
Nous l'avons tous vu par leur mauvaise gestion de la vaccination anti- H1N1 , ou ils avaient copieusement sous estimé la capacité de raisonnement populaire ...

4.Posté par mohammed le 13/05/2010 19:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


L' Europe et le Japon , maillons les plus faibles!
Tout comme l'Europe avait permis aux EU de sortir de la crise de surproduction capitaliste de 1929 , l'Europe va encore une fois rendre le même service aux EU pour la crise similaire actuelle. Mais cette fois ci en payant de son existence même . L' Europe , devenue progressivement otage des EU et sans souveraineté réelle, va "être sacrifiée " pour sauver l'économie impériale et l'empire :l'Europe abandonnera sa monnaie au profit du dollar , son économie réelle sera progressivement paralysée et seuls subsisteront les secteurs "utiles et fortement intégrés à l'économie étasunienne" Le chômage , la paupérisation et les troubles sociaux vont élire domicile en Europe ! Le marché européen ,se contractera très fortement et deviendra un marché de consommation , totalement "ouvert " aux produits étasuniens pour assurer la relance économique et la sortie de crise des EU. La Doctrine économique capitaliste sera mise en veilleuse ou revue carrément ( le gant de velours n'étant plus de mise) . Israel et la GB seront chargés de jouer le rôle de gendarme mais cette fois ci en Europe! Voila une nouvelle mission pour Israel comme il les aime.Il vient déjà de faire un autre pas dans ce sens :il intègre l'OCDE. Il avait déjà infiltré tous les centres de décision européens ne l'oublions pas et il s'est déjà essayé à les menacer militairement...
Les résultats des dernières élections en GB vont dans la même direction .

"Les analystes qui isolent les aspects purement monétaires et financiers pour les analyser se heurtent toujours à la question "de vraisemblance" suivante : les gouvernants européens sont ils donc devenus " traitres" à leur pays , "vendus" aux intérêts étrangers , pour adopter ainsi des politiques qui, à vue d' oeil, sont néfastes à leur pays?

Voici la réponse à cette question que j'ai proposée il y a une dizaine de jours dans un commentaire sur la Grèce.
"Certains pensent que les dirigeants européens , les ténors bien sûr, sont complices et adhérent à cette option qui enlève tout reste de souveraineté à leur pays et les dépouillera de tous leurs acquis sociaux économiques et politiques...Pourtant, à mon humble avis, leur seul crime est de cacher la vérité amère à leur peuple et de les endormir. En réalité , le marché est d'abdiquer pacifiquement ou d'abdiquer militairement . Ils ont choisi de prendre la deuxième pilule. Mourir en plein sommeil , quoi ! D'un autre coté, s'il faut chercher les responsables , il faudrait remonter à l'avènement de l'Otan et à la distribution des rôles qui à suivi progressivement. L' Histoire connait elle des pays qui ont confié leur défense à un pays tiers et qui n'ont pas fini par se mordre les doigts.... "
La question qui reste posée est la suivante: la crise actuelle ne va t-elle pas être l'occasion de créer un nouvel Israel quelque part en Europe . La Palestine , devenue invivable pour lui , va ainsi revenir à ses propriétaires légitimes ...L' économique à la base de la création originelle d'Israel , va t-il encore être décisif pour la création de l'Etat Palestinien sur sa terre? Utopie ? Pas sûr!

5.Posté par rayan le 13/05/2010 23:35 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Soit, je m'y intéressais pas mais Il me semble qu'avant l' euro, on n'entendais rarement parlé de somme en milliard.
Depuis l'euro, Bill Gates et ces 50 milliards, on entends des chiffres astonomiques.
Cela dis, Bill Gates à été dépassé par je ne sais quel nabab.
Mais puisque avec Lavoisier, rien ne se créer, rien ne se perd, tout se transforme, comment est-ce possible une exponantialité infini dans un monde fini.
De qui se moquent ils ? de nous :)

6.Posté par BD le 14/05/2010 01:02 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

On ne peut pas résoudre le problème par de l’endettement supplémentaire. Pour soutenir certains pays pris dans une crise de dette, les gouvernements vont devoir emprunter encore. Ce n’est pas une solution. L’urgence aujourd’hui, pour la zone euro, c’est d’annoncer une stratégie crédible de réduction des déficits. Si la pression des marchés est devenue si forte, si les investisseurs perdent confiance, c’est précisément parce qu’un tel concept n’existe pas. D'ailleurs ,l'europe court tout doit vers une catastrophe,sa faillite totale à cause de son surendettement.Le fait qu'ils ont pris la décision en une nuit de mettre 750 milliards sur table,c'est que l'europe cache quelquechose de grave

7.Posté par xray le 20/05/2010 15:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


L’EUROPE du Chaos

Le problème n’est plus de « construire » l’Europe. Le problème est : « Comment se débarrasser de cette saloperie ? »

On s’achemine vers une société européenne sans nom, sans repères matériels réels, gavée de mensonges, de drogue, de religions. Une société entièrement soumise au totalitarisme religieux.

Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire cette Europe » étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier.


Menteur comme un journaliste

L’EUROPE des curés


Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires