EUROPE

5000 tonnes de pétrole déversées dans le Lambro en Italie. Un désastre écologique en cours, qui est responsable ?


Dans la même rubrique:
< >


legrandvillage@gmail.com
Jeudi 25 Février 2010

5000 tonnes de pétrole déversées dans le Lambro en Italie. Un désastre écologique en cours, qui est responsable ?
Des vannes d’une raffinerie fermée depuis 1984 près de Monza au nord de Milan ont été ouverte, ce qui a provoqué le déversement d’une grande quantité de pétrole dans le Lambro. C’est une catastrophe écologique qui a déjà couté la vie à de nombreux oiseaux et poissons, la marée noire n’est à ce ce jour toujours pas stoppée. Outre la mauvaise nouvelle pour la planète, les responsables restent à être identifiés. La question importante n’est pas qui a ouvert les vannes mais plutôt qui a permis l’accès et l’ouverture de réservoirs qui contenaient encore des hydrocarbures depuis la fermeture du site en 84.


Le site de Lombarda Petroli fermé depuis 1984 et classé SEVESO jusqu’en 2009 se situe à quelques centaines de mètres du célèbre circuit de Formule 1 de Monza, au bord d’un affluent du Lambro. A quelques kilomètres de Milan cette grande rivière se jette ensuite dans le Pô, plus grand fleuve d’Italie qui se termine à Venise. Autant dire qu’une catastrophe écologique vaste peut polluer durablement la vallée du Pô où l’on retrouvera certainement des effets (type poissons mort ou galettes de pétrole) jusqu’à Venise la belle. Dans la nuit de lundi à mardi l’alerte a été donnée et déjà de grandes quantités d’hydrocarbures avaient envahi le Lambro annulant les efforts consentis depuis quelques années pour nettoyer ce bassin industriel.

Des centaines d’animaux, notamment des oiseaux, sont déjà morts, englués par la nappe de pétrole à l’odeur nauséabonde, longue de plusieurs kilomètres. Plusieurs tentatives pour élever des digues et entraver l’avancée du pétrole ont déjà été effectuées, mais jusqu’à présent sans succès. Legambiente, la principale association italienne de défense de l’environnement, a qualifié cette catastrophe de «désastre écologique sans précédent pour l’écosystème du Lambro, qui en payera les conséquences pendant longtemps». Le bassin du Lambro est déjà une des régions les plus polluées d’Italie. La nappe de pétrole est partie de Monza, a traversé la région de Milan et se trouve maintenant dans la zone de Lodi. Les agences pour le traitement des eaux usées et les associations écologiques travaillent d’arrache-pied pour endiguer l’avancée de cette pollution meurtrière. Le maire de Legambiente et le président de Lombardie ont demandé que l’état déclare l’état d’urgence écologique afin que toutes les forces tentent de limiter les dégâts. Cette pollution aura des effets longs sur tout l’écosystème de la région qui n’avait déjà pas été épargné mais qui bénéficiait d’efforts depuis une décennie pour redonner vie au fleuve et à sa vallée. Les conséquences sur l’environnement sont d’ors et déjà désastreuses, les estimations sont alarmantes et les responsables de cette catastrophe ont une lourde responsabilité.

Les vannes des trois réservoirs ont été volontairement brisées et le site incendié, l’alerte n’a été donnée que plusieurs heures après la constatation de la catastrophe. La piste criminelle est la plus probable. Les équipes de polices et de traitement des eaux ont en outre été gênés dans leur accès au site et leurs tentatives d’enrayement du déversement. Autre interrogation, pourquoi y avait il encore des hydrocarbures dans une raffinerie fermées depuis 25 ans, en quantité bien supérieur à celles autorisées ? L’opacité du système italien aidé de méthodes mafieuses a provoqué une catastrophe écologique dépassant largement les intérêts locaux. Pour leur bénéfice personnel, certaines personnes ont donc volontairement déversé de grandes quantités d’hydrocarbures dans les eaux du Lambro. Les vannes brisées pour empêcher leur fermeture et un incendie criminel pour gêner l’accès des secours sont les preuves indiscutables d’un acte malveillant. Les auteurs n’ont même pas chercher à masquer leur crime en accident. Oui, qui ? Mes connaissances locales ne sont pas assez nombreuse pour nommer un parrain ou propriétaire véreux, malgré tout le cas des frêres propriétaires des lieux me semble intéressant (voir le projet de résidences prévu sur la friche industrielle).

lombarda_petroliMême si le mal est fait, le jour doit l’être aussi sur les responsabilités de cette pollution qui coutera quelques millions d’euros à la collectivité, et bien plus à la planète. On ne peut laisser impunément des entreprises quitter un lieu industriel sans l’avoir nettoyer et on ne peut laisser des criminels assassiner la nature sans être punis sévèrement. Cette catastrophe doit aussi nous faire réfléchir sur l’autorité dont les états doivent faire preuve quand aux friches industrielles. En effet, aujourd’hui à Dunkerque Total va fermer une raffinerie. En plus de ne pas être reconnaissant envers ceux et celles qui lui ont permis d’atteindre ces niveaux de bénéfices, l’entreprise championne de la pollution va laisser derrière elle un site « mort », inutilisable et polluant pour de nombreuses années. Alors même si nous ne pouvons rendre Total éthique, nous pouvons et devons obliger cette entreprise à nettoyer la place. « Vous êtes priés de laisser ce lieu aussi propre que vous l’avez trouvé en arrivant » ! La règlementation doit être stricte et appliquée, il n’est pas tolérable d’abandonner une raffinerie pendant 25 ans avec des produits polluants en grande quantité et libre accès. Décidément l’impact de nos géants pétrochimique n’est pas si bénéfique pour un pays. Total a profité de la France et de ses travailleurs, et maintenant Total abandonne la population au chômage et la nature à l’agonie. Même si ce n’est pas le thème de cet article, cette conclusion me paraît importante. Il me semble qu’une entreprise comme Total a des responsabilités dans le maintien (même artificiel) de l’emploi surtout compte tenu de ses énormes bénéfices…




source : LGV




Jeudi 25 Février 2010


Commentaires

1.Posté par damien le 25/02/2010 12:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

depuis 1984. Autant de temps pour ne pas d&polluer et désinstaller la raffinerie.
Comment une installation dangereuse et hors service est laissée comme ça dans la nature, au risque de polluer forcément un jour.

2.Posté par la truie qui file le 25/02/2010 13:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

bel article à faire les lire et relire par ceux qui ont peur de la dictature verte pretexte de la dictature tout court mais qui fait diaboliser tous les vrais defenseurs de l'environnement comme si c'etait eux les pollueurs .

Et si la pollution au petrole sent mauvais et fait des taches cnoire et detruit l'environnement pour 10 ans , pour le nucleaire cela ne sent rien , cela ne se voit pas mais cela est fait pour detruire pour au moins quelques milliers d'années

Mais cela il ne faut pas le dire parce que tous les etats ont le droit egal de semer la mort et la destruction sous pretexte qu'ils sont menacés . C'est eux les menaces tous autant qu'ils sont et sans aucune exception .

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires