FRANCE

50 ans d'occupation israélienne,le Parlement européen criminalise le délit d'opinion!


Dans la même rubrique:
< >

Jeudi 19 Octobre 2017 - 06:38 Macron invite Satan à l’Élysée


Ce 1er juin le Parlement européen a voté, à une très large majorité, une nouvelle résolution sur l’antisémitisme qui criminalise une fois de plus le délit d'opinion, sous la pression des lobbies hyperactifs pro-israéliens. Il y a maintenant 50 ans, le 5 juin 1967, Israël lançait une offensive militaire de conquête aux conséquences dramatiques pour la paix mondiale ..... mais exige le silence !


Claire Vérilhac
Mercredi 7 Juin 2017

Ils l'ont fait ! La seule instance démocratique européenne, le Parlement, vient de criminaliser le délit d'opinion. De la social-démocratie à l’extrême droite souverainiste et antisémite, tous les groupes ont voté en faveur d'une nouvelle résolution sur l'antisémitisme, à l’exception notable de la Gauche Unitaire Européenne et des Verts.

La résolution, par le biais du paragraphe 2, fait siens les critères proposés par la très sioniste International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) pour définir l’antisémitisme. Si celle-ci reconnaît que l’antisémitisme, c’est la haine du Juif en tant que juif, le paramètre de la définition ne s’arrête pas là : « Nier au peuple juif (sic) le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est une entreprise raciste » relèverait de l’antisémitisme. « Avoir deux poids deux mesures en demandant de l’Etat d’Israël un comportement que l’on attend ni ne demande de n’importe quelle autre nation démocratique (sic)». Antisémitisme !

Le vote de cette résolution nous rappelle, qu’en France comme en Europe, "le droit à la critique d’Israël fait partie de la liberté d’expression politique en général, un acquis aussi précieux que fragile qu’il nous faut défendre à tout prix". Comme le souligne énergiquement l'UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix).

Petit rappel sémantique :

- l'antisémitisme est un délit

- l'antisionisme est une opinion

Formulé vers la fin du XIXe l'antisémitisme désignait à l'origine le racisme à l'encontre des peuples sémites mais ne visera en réalité que les Juifs. La création d'un Etat juif (Israël), puis ses exactions permanentes : colonisation, racisme anti-arabe, apartheid, non respect du droit international, massacres, etc ... a amené de nombreuses voix dans le monde à dénoncer cette politique criminelle.

Celle-ci étant totalement indéfendable il fallait trouver comment faire taire ces voix à tout prix. Ce sera l'accusation d'antisémitisme dès lors qu'on osera critiquer le régime d'extrême droite israélien !

Ainsi, que ce soit en Israël même, chez les politiciens français ou dans les media, tout démocrate, tout humaniste, risque de se voir désormais traité d'antisémite par un lobby aux dents longues et sa propagande honteuse.

Cette dérive sémantique est tout à fait symbolique de l'utilisation qui est faite du sens des mots par ceux qui sont au pouvoir et qui tentent là de transformer systématiquement une opinion (critiquer la politique d'Israël) en un délit (l'antisémitisme). Ainsi le "délit d'opinion", propre des dictatures, s'est peu à peu infiltré dans la République.

Avec des conséquences :

- en parlant d'antisémitisme pour tout et n'importe quoi ils ont fini par en affaiblir le sens, et même le ridiculiser, tout en confortant les vrais antisémites

- le caractère obsessionnel de leur croisade, leurs propos souvent délirants, vont jusqu'à produire de fausses agressions antisémites !

- mais surtout cette chape de plomb prive les Français des informations et des prises de position qui leur permettraient de mieux comprendre la situation : l'horreur en Palestine, la guerre coloniale, le mouvement BDS, les résistants israéliens, la complicité des dirigeants français, leur soutien aux assassins, etc ...

Il semble, hélas, que dans la droite ligne de Valls, Macron et son mouvement En Marche sont décidés à céder eux aussi aux lobbies pro-israéliens. Ainsi deux candidats aux législatives viennent d'en être écartés pour avoir soutenu le mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et réclamé la séparation du CRIF et de l'Etat, ou demandé un embargo économique envers Israël.

Justement, ces élections doivent aussi être l'occasion pour les citoyens d'interpeller les candidats. S'engagent-ils à reconnaître enfin les droits des Palestiniens, à exiger le respect du droit international par Israël, à mettre au pas les lobbies et à nous rendre le droit d'exprimer notre opinion ?

https://blogs.mediapart.fr/register/blog/300517/50-ans-doccupation-israeliennele-parlement-europeen-criminalise-le-delit-dopinion https://blogs.mediapart.fr/register/blog/300517/50-ans-doccupation-israeliennele-parlement-europeen-criminalise-le-delit-dopinion



Mercredi 7 Juin 2017


Commentaires

1.Posté par saidab le 07/06/2017 22:17 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Il est vain de mettre en accusation les lobbies sionistes : ils ne détiendraient pas autant de pouvoirs si les dirigeants étaient intelligents. Il se trouve que les dirigeants, c'est nous qui les portons au pouvoir. Cela aussi doit être rappelé si nous voulons être conséquents.

Tant que le vote blanc n'est pas acquis, les bulletins nuls et l'abstention porteront des personnes peu intelligentes (au sens authentique du terme : capables de prendre les bonnes décisions pours leur citoyens) au pouvoir. CQFD

Reste à savoir si j'ai encore le droit d'émettre une opinion ...

2.Posté par Saber le 08/06/2017 01:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Reste à savoir si j'ai encore le droit d'émettre une opinion ,?

Oui, dans le secret de ta conscience; la dictature sioniste écoute derrière les murs.

3.Posté par njama le 13/06/2017 12:25 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

l’U€ n’a accouché que d’une "résolution" qui n’est pas coercitive et qui n’a pas plus de valeur juridique qu’une charte.

C’est du lobbying sioniste, ce texte n’est ni lois supranationales ni lois nationales, sauf à ce que des États membres transcriraient par leur Parlement en droit national certains éléments de cette résolution pour les qualifier en "délit d’opinion" passible de sanctions pénales, ce qui placerait ces mêmes gouvernements en porte-à-faux et en contradiction avec les principes de liberté d’expression et d’opinion qui sont constitutionnels.

Et puis c'est l'hôpital qui se moque de la charité, car en matière de "résolutions", Israël et les sionistes n'ont pas à nous donner de leçons ! faudrait déjà qu'ils commencent par respecter celles qui les concernent depuis 1949

Au mépris du droit. 1947-2009 : une impunité qui perdure
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël

voir la liste :

https://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775

4.Posté par kharroubi habib le 05/07/2017 15:28 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Prémices d'une intervention généralisée

Le discours officiel israélien sur le conflit syrien est que l'Etat sioniste n'y est nullement impliqué et uniquement soucieux de préserver son territoire et sa population de ses éventuels débordements. Dans la réalité, l'Etat hébreu, dès le début de ce conflit au départ duquel ses officines subversives n'ont pas été étrangères, a pris fait et cause pour la rébellion armée anti-régime. Peu lui a importé que cette rébellion prétendument «modérée» a été le fait de groupes armés dont l'allégeance à El Qaïda et la collaboration avec l'Etat islamique autoproclamé ne soulevaient aucun doute.

Au début et parce qu'il apparaissait possible que la rébellion par ailleurs bénéficiant d'un soutien massif des puissances occidentales et régionales liguées contre Bachar El Assad et son régime parvienne à renverser ces derniers, l'Etat sioniste lui a fourni le sien discrètement et en lui donnant l'apparence d'une aide «humanitaire». Mais quand s'est imposé à lui que cette perspective est devenue un mirage depuis que les forces gouvernementales syriennes épaulées par leurs alliés ont pris un ascendant militaire irréversible sur la rébellion, l'Etat sioniste fait fi de toute discrétion dans l'engagement aux côtés de celle-ci. Ce qui est manifeste dans les attaques opérées par son armée contre les positions des forces gouvernementales syriennes à chaque fois que celles-ci exercent une pression sur des zones encore tenues par la rébellion et qu'Israël estime faisant partie de son périmètre de sécurité.

Pour justifier aux yeux de l'opinion internationale ses frappes en Syrie contre les positions de l'armée gouvernementale, Israël invoque systématiquement le prétexte de la présence en ces lieux d'un armement destiné selon les dires de ses responsables politiques et militaires au Hezbollah libanais qui constitue une menace pour la sécurité nationale de leur pays. En vérité, l'Etat sioniste s'implique ouvertement dans le conflit syrien pour en accord avec les Etats-Unis et l'Arabie saoudite tenter d'inverser le cours des évènements pris par celui-ci faisant présager que l'issue qu'il va avoir n'est pas celle de la rébellion qu'ils ont suscitée, défendue et armée.

L'intervention directe d'Israël qui est de plus en plus manifeste prépare celle à laquelle s'apprête l'armée américaine et dont les prémices à son coup d'envoi ont été les attaques provocations réalisées récemment sous forme de tirs de missiles contre une base aérienne et un appareil militaire syrien. Pour Washington, Tel-Aviv et Ryad, le conflit syrien a pris une tournure qui les contraint à jeter le masque et à dévoiler leur objectif qui est qu'ils se sont fixé pour but de renverser le régime de Bachar El Assad et non de combattre le terrorisme. La lutte contre l'Etat islamique qu'ils présentent comme justifiant leur intervention ouverte en Syrie n'est que leurre. Leur cible véritable est le régime de Damas en train de se consolider en mettant hors jeu les hordes sanguinaires et fanatisées qu'ils ont rameutées et lancées contre lui.

A défaut d'apitoyer le monde sur le sort de celles-ci, Israël, l'Amérique et l'Arabie saoudite vont tenter de justifier leur acharnement contre le régime syrien et leur probable intervention militaire en amplifiant contre Damas l'accusation de l'usage des armes chimiques. Une campagne qu'ils ont déjà engagée sur la base de «preuves» dont la seule authenticité est qu'elles émanent de sources dont nul ne croit qu'elles sont impartiales.

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires