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4.000 personnes par semaine tentent de quitter le Royaume-Uni


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Michael Knapp
Mardi 7 Août 2007

4.000 personnes par semaine tentent de quitter le Royaume-Uni


Par Michael Knapp, le 5 août 2007


​​​​Le plus grand cabinet-conseils de visa étranger du pays a révélé que les demandes ont augmenté de façon vertigineuse ces sept derniers mois, de 80 pour cent soit presque 4.000 par semaine. Il y a dix ans le chiffre n'était que de 300 par semaine.


​​​​La plupart des gens déménagent dans le Commonwealth -- en Australie, au Canada et en Afrique du Sud. Ce sont presque tous de jeunes professionnels et des ouvriers qualifiés de 20 à 40 ans.


​​​​Et beaucoup citent leurs raisons pour vouloir partir immigrer vers ces rivages -- et la faute en incombe à leurs communautés et leurs autorités locales. Le manque de bonnes écoles, le prix des logements s'élevant en spirales, la montée des délits et l'augmentations des impôts ont aussi chassé les gens.


​​​​L'obtention d'un visa pour vivre à l'étranger peut coûter pas moins de 1.500 livres (2.200 euros) pour les candidats légitimes. Plombiers, électriciens, ouvriers de construction et médecins sont réputés pour la demande. Les seuls empêchements à l'émigration du Royaume-Uni sont un casier judiciaire, une mauvaise santé, un âge avancé et être « ressortissant d'un pays tiers ».


​​​​Liam Clifford, ancien fonctionnaire du contrôle de l'immigration, a monté globalvisas.com comme une entreprise individuelle il y a 12 ans. Il emploie maintenant 60 personnes et est en train d'ouvrir de nouveaux bureaux en Afrique du Sud et en Australie. M. Clifford a dit : « C'est absolument phénoménale. Les gens essayent de partir partout où ils peuvent, et la plupart réussissent. »


​​​​Ironiquement, l'une des principales raisons de partir est l'extension à l'excès des services dus à l'immigration croissante vers le Royaume-Uni. Les gens recherchent le meilleur standing que d'autres pays proposent, car même les villages les plus idylliques de Grande-Bretagne sont sous la pression de la montée de la population.


​​​​La main-d'œuvre qualifiée est évidemment un avantage, mais parler anglais aussi. Il est plus difficile d'entrer dans la plupart des pays si vous ne parlez pas anglais. Au Royaume-Uni, les entreprises ne se battent simplement pas assez dur pour garder leurs employés. Certains nous disent qu'ils en ont raz le bol de vivre dans ce pays. Même les hommes d'affaires disent qu'ils en ont assez.


​​​​Ils disent, « Je ne peux pas mettre mes enfants dans une bonne école, mais si je déménage à l'étranger je pourrais. » La plupart des gens sont très patriotes et ils ne veulent pas partir. Ils sont presque terrifiées à cette idée. Mais ils disent qu'ils doivent absolument le faire.


​​​​Ce sont ces infâmes gens du dessus qui ne reconnaissent pas qu'ils ne font pas assez pour garder les ouvriers hautement qualifiés dans ce pays. Beaucoup d'entre eux sont vraiment jeunes, et ils ne sont pas désœuvrés. Ils ne peuvent simplement pas voir de futur pour eux-mêmes dans ce pays. Ils veulent se marier, se fixer et acheter une maison, mais ils ne peuvent concevoir que ça arrive ici.


​​​​Et à maintes reprises ils nous disent qu'ils ne veulent pas être considérés racistes parce qu'ils partent à cause de l'immigration. Nous leur disons naturellement qu'ils ne le sont pas.


​​​​Selon les plus récents chiffres de l'Office Nationaux des Statistiques, en 2005 le nombre officiel de gens ayant quitté les rivages britanniques était 352.000 -- au-dessus des 249.000 de 1995. La majorité -- environ 150.000 -- émigraient de Londres et du sud-est.


​​​​Parmi ceux qui sont partis il y a Simon Blood, 26 ans, et Rachel Roberts, 23 ans, qui ont déménagé en Australie il y a quatre mois. Le couple, de Stroke-on-Trent, aiment tellement sa nouvelle vie à l'extrême nord du Queensland qu'ils ont décidé qu'elle sera définitive.


​​​​À part la famille, le football et quelques émissions télévisées, rien ne leur manque chez eux. Adoptant l'hiver le plus chaud ils ont jamais connu -- il fait en moyenne 24°C tous les jours -- ils savourent le trajet pour aller au travail, qui prend juste cinq minutes, laissant beaucoup de temps pour les promenades sur la plage.


​​​​Simon, un cadre du marketing, et Rachel, une infirmière, ont suivi leur rêve après avoir vu dans le journal une publicité recrutant des infirmiers pour les antipodes.


​​​​« Tout a très bien marché, » a dit Simon. « C'est magnifique ici et nous n'avons pas l'intention de revenir pour de bon. »


Original : http://www.express.co.uk/posts/view/15642/4,000-people-a-week-trying-to-leave-UK

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info




Mercredi 8 Août 2007


Commentaires

1.Posté par Gilles COUTURIER le 14/08/2007 05:12 | Alerter
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Quand la pyramide de chateau de cartes s'écroule, souvent, le rez de chaussée reste debout et supporte sans broncher, sans conséquences, sans fléchir alors que tous les autres n'ont plus rien, ni beau temps, ni liquidités solides, ni revenus établis, plus rien ! plus dure sera la chute pour ceux qui tombent de plus haut...

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