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2005, L'ANNÉE LA PLUS ÉPROUVANTE DEPUIS LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE


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Le directeur du Programme alimentaire des Nations Unies, James Morris, a décrit l'année 2005 comme l'année la plus difficile en matière d'assistance humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale, prévenant que l'année qui vient pourrait faire peser un poids encore plus lourd sur les donateurs.


Zeynel CEKICI
Mercredi 28 Décembre 2005

New York, Dec 28 2005 12:00PM

« L'année 2005 a été une année exceptionnelle en matière de catastrophes naturelles, pour des millions de personnes à travers le monde », a déclaré aujourd'hui le directeur du Programme alimentaire mondial PAM, James Morris, dans un communiqué publié à Rome
L'année qui s'est écoulée a été marquée par le tsunami dans l'Océan indien, la sécheresse et les criquets au Niger, la poursuite du conflit au Darfour, les ouragans Katrina et Stan et le tremblement de terre au Cachemire, rappelle le communiqué.
« Personne ne sait de quoi 2006 sera faite », a déclaré James Morris qui a souligné que s'il le fallait il recourrait encore davantage au financement des donateurs.
« Au total, la réponse de la plupart des donateurs aux crises de l'année 2005 a été formidable », a-t-il estimé.
Mais « contrairement à la réponse incroyable apportée au tsunami, de nombreuses opérations du PAM restent dangereusement sous-financées », a-t-il déploré, citant notamment l'appel de près de 100 millions de dollars pour le transport aérien en faveur des victimes du tremblement de terre au Pakistan, qui n'est financé qu'à un tiers de la somme demandée.
De même, il manque 100 millions de dollars à l'appel en faveur de l'Afrique australe d'un montant de 317 millions de dollars, somme qui sera nécessaire d'ici le mois d'avril 2006.
« Une partie du problème est que nous nous sommes endurcis face aux images télévisées de sécheresse, d'inondations, de glissements de terrain et de tremblements de terre -- et même de guerre. Nous ressentons encore de la compassion, mais nous avons perdu le sentiment de l'urgence », a déclaré James Morris.
« Et ce que nous ressentons en tant qu'individus est reflété dans les mesures prises par les gouvernements -- les dons arrivent, mais souvent plus lentement qu'il ne faudrait », a-t-il déploré.
Le PAM précise que pour faire face à ce délai, il doit puiser dans ses fonds de réserve en anticipant les dons à venir.
Suite aux réformes décidées lors du sommet mondial, l'Assemblée générale a adopté le 15 décembre dernier une résolution créant un nouveau Fonds central d'urgence humanitaire doté d'un budget de 500 millions de dollars et constitué de contributions volontaires, qui permettra pour la première fois d'intervenir immédiatement en cas de catastrophe, sans attendre les dons des Etats Membres voir notre dépêche du 15 décembre 2005 et notre dépêche du même jour sur les messages du Secrétaire général et du président de l'Assemblée générale
Le 30 novembre dernier, la Coordination humanitaire des Nations Unies avait lancé son appel à contributions pour 2006, d'un montant sans précédent de 4,7 milliards de dollars pour aider 31 millions de personnes dans le monde voir notre dépêche du 30 novembre 2005
Un chiffre qui, selon Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, correspond à 48h de dépenses militaires dans le monde ou à deux tasses de café bues par un milliard de personnes dans les pays riches.


2005-12-28 00:00:00.000


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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information



Mercredi 28 Décembre 2005

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