Conflits et guerres actuelles

19 QUESTIONS ET INTERROGATIONS...


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Mercredi 7 Décembre 2016 - 15:38 OBAMA VEUT À TOUT PRIX LA GUERRE



Les persécutions subies dans le passé par les Juifs occidentaux justifient-elles que leurs descendants bénéficient d’une quasi-immunité pour celles qu’ils font subir aux Palestiniens ?


Mercredi 1 Mars 2006









Si Israël n’avait pas été créé par les Nations Unies, ne serait-il pas au ban des nations comme le fut l'Afrique du Sud pendant son apartheid ou ne serait-il pas contraint de revenir dans le droit international comme ce fut le cas de la Yougoslavie ? Quand les Nations Unies récupéreront-elles leur liberté, liberté de reconnaître leur erreur de 1947, de dire et de faire respecter le droit qu’elles ont établi avec les moyens dont elles disposent ?



Sait-on qu'il a fallu attendre juin 1980 pour que l’Union Européenne prenne position sur le conflit israélo-arabe et déclare à Venise : « le Conseil européen reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple palestinien et l'OLP comme représentant du peuple palestinien et condamne l'occupation des territoires par Israël et les colonies de peuplement » ?



Quel autre État qu'Israël, membre de l'ONU, peut se permettre dans l'indifférence des autres nations de réprimer des émeutes avec des mitrailleuses, des chars et des hélicoptères de combat, de se moquer de l'ONU en méconnaissant ses résolutions, de narguer les États européens en détruisant les installations qu’ils ont financées en Palestine et d'être satisfait de ses meurtres "ciblés" ?



Comment un citoyen d'Israël non-Juif et ayant quelque fierté pourrait-il se sentir chez lui dans un pays se nommant Israël, dont le drapeau est frappé de l'Étoile de David, dont les « lois fondamentales » ne font de lui qu'un subordonné et où il ne peut être qu'un apatride ?



À côté des résistants au péril de leur vie, comment n'y aurait-il pas, parmi les Palestiniens, d’un part des attentistes par intérêt, d’autre part des collaborateurs et des mercenaires des sionistes, alors qu'il y en a dans toutes les situations d'oppression ?[147]



Comment un État dont le fondement est à la fois théocratique et racial pourrait-il ne pas fonctionner selon les lois de l'apartheid ?



En entraînant des solidarités trans-frontières agressives dont la remarquable efficacité a pu générer l’idée d’un "complot juif mondial", la ghettoïsation spatiale ou mentale des Juifs suscitée par l'association "mythe de l'Alliance - loi du sang" a souvent eu dans le passé des conséquences désastreuses. Comment ne pas voir les dangers encourus avec l'État-ghetto mis délibérément en chantier en Israël ?



N'est-il pas surprenant que des Juifs, par référence au judaïsme, professent encore au XXIe siècle une idéologie de « race », de « pureté du sang » et fustigent les mariages mixtes, alors qu’une idéologie semblable a conduit Hitler à faire des Juifs les victimes que l'on sait ? Comment ne pas en éprouver quelque vertige, en ressentir quelque « froid dans le dos » ?



La volonté de détruire les lieux de mémoire des peuples vaincus a toujours été une pratique barbare… Sait-on que sur l'emplacement du village de Deir Yassin, où furent massacrés en 1948 par les organisations terroristes sionistes 254 Arabes, les Israéliens ont édifié des habitations ?



Par quelle aberration mentale un ex-Grand Rabbin français, René Samuel Sirat, peut-il oser dire, sans se moquer de la quasi-totalité des hommes, que « personne ne peut nier les droits d'Israël sur les terres de la Promesse »[148] et revendiquer pour les Juifs exclusivement le droit « du sol » et du « retour à Jérusalem » ?



« Sait-on, écrit D. Sallenave[149], qu'un colon juif qui abat un Palestinien n'est jamais condamné qu'à une amende de principe ? Qu’un policier israélien n’a pas le doit d’intervenir si un colon menace un Palestinien mais seulement si un Palestinien menace un colon ?



Dans toutes les situations de détresse, la religion est un recours et un refuge. Comment être surpris que l'intégrisme musulman - d'autant qu'il a en face de lui, avec le sionisme, un intégrisme juif particulièrement agressif - se développe en Israël et dans les territoires occupés et « fabrique » des fanatiques islamistes ?



Les Allemands, les Japonais, les Espagnols... ont, par leurs autorités, formulé excuses et repentir pour les fautes respectives de leurs ancêtres, les catholiques avec le pape Jean Paul II ont fait de même pour les crimes de l'Église catholique à l'encontre des protestants et des juifs. Quand les rabbins exprimeront-ils un repentir pour avoir été, depuis le milieu du XXe siècle, largement complices des membres de leur communauté qui se sont approprié en quelque cinquante ans les trois quarts de la Palestine au mépris de tout un peuple et ont promu une politique de discrimination caractérisée ?



N’est-il pas singulier de voir que le qualificatif de « nazi » - même si cette insulte est volontiers utilisée comme une métaphore du mal - vienne à l’esprit de personnalités juives éminentes (comme Yechayahou Leibowitz, Haïm Cohen, Moshe Zimmermann, Israël Shahak, Ahara Zisling, Emmanuel Lévyne que nous avons cités) pour qualifier certains comportements où éclate le racisme anti-arabe en Israël ?



Avec tous les colonialismes : colonialisme français, anglais, espagnol, néerlandais... les populations autochtones, souvent exploitées comme domestiques ou comme soldats après avoir été asservies, ont pu néanmoins, dans certains domaines, tirer quelques bénéfices. Peut-on dire la même chose du colonialisme sioniste ?



Une majorité d'Israéliens et de sionistes à travers le monde sont partisans d'un « transfert » massif des non-Juifs hors des frontières de la Palestine historique... Si les Israéliens, qui possèdent parfaitement la logistique de cette opération (quelques centaines de camions pendant quelques mois), la mettaient en exécution avec leur tactique habituelle "des paliers", les dirigeants occidentaux réagiraient-ils autrement, que par d'éphémères protestations ?



On associe généralement une pratique raciste aux concepts de séparation, de ségrégation, de discrimination, d'exclusion... Viennent toujours s'y associer ceux d'oppression, d'usurpation, d'agression, de persécution, de domination, d'expulsion, d'élimination... Qui peut soutenir que la politique de l'État sioniste n'est pas typiquement d'essence raciste ?



Deux raisons essentielles expliquent l’attitude de nombreux chrétiens face au sionisme et à ses entreprises d'oppression : d'une part, leur adhésion au mythe de l'Alliance divine, mythe qu'ils ont adopté et intégré comme une donnée fondamentale de leur doctrine avec l’espoir messianique (c'est particulièrement le cas des Réformés aux États-Unis) ; d'autre part leur responsabilité dans le génocide hitlérien après leur hostilité antijuive traditionnelle (c'est particulièrement le cas des Catholiques).

En ce qui concerne les premiers - réunis notamment au sein de la puissante Christian Coalition of America avec ses deux millions de membres et ses quelques quinze à dix-huit millions de sympathisants[150] et qui, par l’intermédiaire des Christian Friends of Israeli Communities et de l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem, apporte à Israël un puissant soutien à la fois d’ordre politique (en soutenant avec conviction que toute la Palestine historique appartient aux Juifs en vertu du droit divin), économique (en finançant de nombreuses colonies dans les « territoires occupés ») et psychologique (en se faisant les inconditionnels avocats d’Israël et en refusant tout État palestinien) - quand s’apercevront-ils, dans leur candeur naïve, que la chaleur de l’accueil et les récompenses (tels que les voyages gratuits) qu’ils reçoivent de la part des politiques et des organisations religieuses juives n’a d’égal que le mépris qu’on leur voue, d’une part pour leur croyance en un homme-dieu, d’autre part pour leur espoir de voir les Juifs se convertir au christianisme à la fin du monde ?



En qui concerne les Catholiques, après avoir formulé par leur hiérarchie le pardon qui s'imposait, vont-ils longtemps encore se laisser intimider, humilier et accabler par les sionistes leur rappelant sans cesse le passé de leurs prédécesseurs? Resteront-ils les témoins passifs d’une oppression croissante malgré les moyens intellectuels, spirituels et économiques dont ils disposent ?



Les représentants des Nations Unies, en 1947, n'ont manifestement pas réalisé les potentialités des forces sionistes qui allaient se mettent en branle. Leurs successeurs sauront-ils neutraliser les forces en question avant qu'elles ne deviennent totalement incontrôlables. Sauront-ils se sentir responsables du drame qui se perpétue chaque jour en Palestine ?



Par la promotion du monothéisme qui a pu contribuer à la promotion de l’unité du genre humain, par son commandement du respect de la vie, par la vision universaliste amorcée par ses prophètes, le judaïsme a contribué éminemment au progrès de l'humanité soit directement, soit par le relais du Christianisme, de l'Islam et des penseurs des Lumières… Parallèlement, par le mythe de l'Alliance et sa loi raciale qui divisent l'humanité en Juifs et en non-Juifs, il a contribué à un recul non moins décisif… Comment mieux réaliser que, comme toutes les entreprises humaines, par leurs mythes qui en constituent le « noyau dur », les religions portent le meilleur et le pire[151] ?



En 1791, au nom d’un principe de raison et de justice qu’ils veulent universel les Constituants français en dignes héritiers des philosophes, ont promu l’émancipation des Juifs de France [152] ; en 1947, au nom de croyances du judaïsme, les Juifs sionistes, ces héritiers de Juifs émancipés, ont imposé leur domination qui se veut éternelle sur les non-Juifs de Palestine…

Comment mieux réaliser les potentialités malignes des éléments religieux quand ils subjuguent la raison (même si nous savons que celle-ci peut-être infirme) ?



Quand les citoyens des États-Unis s'apercevront-ils que leurs dirigeants se sont fait manipuler par les sionistes des États-Unis et d'Israël depuis 1947 ? « Vous, les Américains, leur lançait Moshe Dayan en 1979, vous pensez que vous nous forcerez à quitter la Cisjordanie. Mais nous sommes là et vous êtes à Washington. Que ferez-vous si nous maintenons nos implantations ? Pousser un cri ? Que ferez-vous si nous maintenons notre armée là-bas ? Envoyer des troupes ? »



L'arsenal juridique que les juristes israéliens ont inventé et perfectionné chaque jour, depuis plus de cinquante ans, pour déposséder les Arabes de leurs terres et de leurs maisons et les réduire à l'impuissance en disloquant leur société, est particulièrement élaboré, réfléchi, précis, astucieux, efficace (cf. Geries Sabri et Lobel Eli). Ce zèle des gens de Loi qui apportent leur concours à l'injustice ou à la force brutale ne serait-il pas plus abject en définitive que celui, plus banal, émanant des politiques ou des militaires ? N'est-ce pas Lindau, procureur au procès Eichmann, qui, sous l'expression de « pressions physiques modérées », a fait légaliser la torture ? N’est-ce pas la Cour suprême d’Israël qui a permis l’usage par les militaires israéliens des obus à fléchettes anti-personnels contre les civils palestiniens des « territoires occupés »[153] ?



Les fondements des théories racistes du passé - ou les principes qui ont pu présider à leur élaboration - ont été divers, mais l'ingrédient le plus efficace pour transformer un banal antagonisme, une simple jalousie par exemple, en racisme sera toujours la notion de « race » présente dans les esprits... Qui peut dire que le mythe du Peuple élu/Peuple exclu, associé à la loi rabbinique déterminant la judéité/non-judéité sur l'hérédité (c'est-à-dire sur la généalogie, la filiation, la race/lignée, le sang), n’intègrent pas des principes racistes et qu'ils ne servent pas de guides à l'État sioniste d'Israël?



Un Français anonyme a pu écrire ce slogan : « Ta montre est suisse, ta voiture est japonaise, tes vêtements sont américains, ton café est africain, ton riz est asiatique, tes chiffres sont arabes, et tu oses dire aujourd'hui que ton voisin est étranger... » Combien de temps faudra-t-il aux représentants du judaïsme pour qu'ils reconnaissent que leur héritage religieux véhicule presque toujours avec les mots de « goy » et de « gentil », une notion péjorative de personnage incomplet, inachevé, infirme, barbare, carencé par nature, voire impur, « l’autre par excellence » dont parle Benbassa [154], cet « étranger » cible de tout racisme. Théo Klein, ancien président du CRIF, s’il avait le loisir de rencontrer Ariel Sharon, Premier ministre d’Israël dont on connaît les crimes, ne lui dirait-il pas comme à un frère : « Arik, ne raisonne pas comme un goy ! » ?[155]



Alors que le judaïsme, seul parmi toutes les traditions religieuses, transmet les notions d’« Élection » et de «race », de « pur » et d’« impur » engendrant du racisme chez les Juifs, il est singulier que des organisations juives accusent de racisme anti-Juifs toute critique à l'égard d'Israël, ou d’antijudaïsme toute critique du judaïsme... Cette entreprise est largement marquée par l'aveuglement : ses membres, ancrés dans leurs certitudes, ne se sont sans doute jamais demandé, ainsi qu'il sied à chacun de le faire, s'ils n'étaient pas eux-mêmes un peu racistes. Néanmoins, il ne faut pas minimiser sa valeur tactique. Pour ceux qui se veulent à la fois les champions de l'antiracisme et les victimes privilégiées du racisme, l'attaque, par la culpabilisation de l’autre, n'est-elle pas la meilleure défense lorsqu’on est dépourvu de scrupules ? Mais quand donc l’accusation indue d’ « antisémitisme » lancée « à tout va » fera-t-elle l’objet d’une plainte des victimes et d’une sanction pénale des coupables comme il en est de l’ « antisémitisme » ?



Il est banal d'entendre des Juifs religieux justifier les assassinats perpétrés par les Israéliens en Palestine au nom de quelque verset de la Torah. Mais, si quelque Drumont ou quelque Brasillach d'aujourd'hui prenait pour référence de son racisme anti-Juifs des écrits de l'Antiquité païenne ou du Christianisme, ne ferait-il pas l'objet d'une juste réprobation et ne tomberait-il pas sous le coup de la loi, loi française notamment ?



Que le racisme en Israël s’exprime en premier lieu chez les religieux (et notamment chez les rabbins) en tant que représentants les plus autorisés du judaïsme traditionnel est dans la logique des choses, qu’il s’exprime aussi chez nombre de laïcs dont les aînés ont largement contribué en Occident au développement d’une pensée universaliste est fort affligeant, mais que penser du poète national Abba Kovner, survivant du génocide hitlérien, devenu officier culturel de la brigade Givati pendant la guerre de 1948, lorsqu’il s’adresse aux conducteurs de blindés de sa brigade dans les termes suivants[156] : « N’hésitez pas, fils : pour ces chiens de meurtriers la sentence doit être le sang ! Mieux vous courez après ces chiens de sang et mieux vous aimerez le beau, le bon et la liberté […] La baïonnette est juste et le sang est libre, car l’apparition du châtiment dit : Vengeance, Vengeance, Vengeance ! »



Lorsque Golda Meir[157], Premier ministre d’Israël, avouait qu’elle était angoissée chaque matin en se demandant combien d’enfants arabes étaient nés pendant la nuit n’a-t-on pas une démonstration du racisme banal secrété par l’idéologie sioniste ?



Quelles que soient les forces militaires et policières israéliennes mises en œuvre, la sécurité des Juifs israéliens ne sera jamais assurée par quelque frontière au sol. Aujourd'hui, les seules frontières valables ne sont-elles pas celles qui, fondées sur l'intelligence, la justice, la solidarité, la main du fort tendue à celle du faible - et non sur des données mythiques ancestrales ou quelque volonté de puissance - sont tracées dans les esprits ?



L'assimilation des Juifs aux Israéliens (ou aux sionistes), semée à tout vent par nombre de religieux et de personnalités juives de France et d'ailleurs, est sûrement la faute la plus grave qui puisse être commise à l'encontre de la communauté juive dans son ensemble. Comment cette assimilation-confusion, cet enrôlement systématique, indépendamment des convictions personnelles des individus, pourrait-elle ne pas servir l'hostilité antijuive ?



La collusion du pouvoir religieux et du pouvoir des armes a fait des ravages notables dans les nations chrétiennes… mais que dire en Israël où s’associent sur fond de mystique biblique, le fanatisme des rabbins, le machiavélisme des magistrats et le chauvinisme des chefs militaires ?



Quand le judaïsme - en suivant la voie où s’est engagé le catholicisme - apercevra-t-il les éléments hautement pervers qu’il transporte depuis plus de deux millénaires, éléments qui font le malheur des siens et des « autres ». Quand se remettra-t-il en cause et reprendra-t-il l’histoire de sa tradition ?



Nombreux sont les Juifs éminents qui, avec lucidité et courage, dénoncent le comportement raciste de l’État sioniste…, quel sera le premier d’entre eux qui dénoncera le potentiel raciste du judaïsme avec son mythe fondateur et sa loi du sang et écrira sur « Judaïsme et racisme » ?



Un autre pari est ouvert : puisque l'ONU semble incapable d'œuvrer pour la paix en Palestine, quel est le gouvernement (d’une nation non-musulmane) qui, le premier, prendra l'initiative de s’opposer à Israël en rompant toutes relations avec lui ?



Les révolutionnaires, Juifs et non-Juifs, ont, à propos de la Palestine historique, une même pensée : « le sionisme est une aberration », une même expérience : « la réalisation israélienne, fruit d’une discrimination foncière, n’est pas amendable » et un même projet : « un pays commun démocratique »… Comment l’avenir lointain ne leur appartiendrait-il pas ?



Certains dirigeants européens, notamment français, pensent encore qu’en donnant des satisfactions à Israël, qu’en lui faisant des concessions, qu’en lui accordant des privilèges, qu’en « oubliant » ses exactions, qu’en invitant ses dirigeants (fussent-ils criminels de guerre !), qu’en acceptant quelque invitation de la part des organisations sionistes, ils vont avoir en retour quelques retombées favorables (pour leur pays ou leur carrière politique) ou qu’ils œuvrent pour la paix… Combien de temps leur faudra-t-il, dans leur naïveté, pour réaliser (à l’instar de de Gaulle) la perversité de l’idéologie en marche en Palestine et pour comprendre que pactiser avec elle est une funeste erreur ?



« Quand l'État juif, devenu l'État de tous ses citoyens, se muera-t-il en société multiculturelle dans laquelle toutes les communautés, juives et non-juives, pourront vivre en harmonie ? » (Amnon Kapeliouk, journaliste à Jérusalem).



Puisque l’État d’Israël se veut un « État juif » pour les Juifs, comment être surpris que les critiques qu’il suscite dans tous les pays pour les exactions et les crimes qu’il commet depuis plus d’un demi-siècle, engendrent, d’une part une hostilité plus ou moins répandue envers les Juifs dans leur ensemble (d’autant plus que les Juifs sionistes qui soutiennent cet État constituent une large majorité des Juifs), d’autre part un profond malaise chez les Juifs non-sionistes transformés en victimes, à la fois du judaïsme et des non-Juifs ?



Par suite de la dilution des responsabilités et de l’intérêt de certains groupes, il a fallu longtemps pour que la France et plusieurs nations occidentales, prennent conscience de leurs responsabilités dans le génocide des Juifs par les nazis et formulent repentance. Dans l’ethnocide des Palestiniens, quand viendra-t-elle l’heure de la repentance pour les Juifs sionistes ?



Alors que les sionistes ont parfaitement exposé dans de multiples écrits leurs droits sur la Palestine:« Nous, les juifs, nous avons tous les droits ici, historiques, religieux et moraux, puisque cette terre est la nôtre »[158] et leur dessein : une Palestine débarrassée des Palestiniens…, alors qu’aucun homme politique israélien, même pas feu Yitzhak Rabin signataire des accords d’Oslo, n’a jamais envisagé la libération véritable d’une partie quelconque de la Palestine historique…, combien de temps faudra-t-il aux Occidentaux, aussi aveugles face à la montée du sionisme qu’à celle du nazisme, pour s’apercevoir que l’idée d’un État palestinien n’est que diversion de la part des dirigeants israéliens, "os à ronger" périodiquement jeté à des étrangers ahuris ?



Un État palestinien indépendant ?

Nous avons vu que pour les sionistes il n’y avait pas jusqu’ici de "territoires palestiniens" – seulement des "territoires où résident des Palestiniens" - mais, dans l’avenir, peut-on imaginer, voisin de l’État sioniste, un État palestinien indépendant en Palestine historique tel que l’avait prévu l’ONU en 1947 et tel qu’il représente encore, pour beaucoup d’hommes de bonne volonté, l’horizon de la paix ?

Remarquons tout d’abord que ce type d’ « indépendance » peut s’appliquer à divers domaines, notamment territorial, économique, culturel… Remarquons aussi, d’une part que cette indépendance est toujours relative dans chacun des domaines précédents, et d’autre part que cette relativité admet un éventail de situations objectives et subjectives tout à fait vaste.

De plus, pour simplifier le problème à l’extrême, tenons pour inexistantes les colonies juives de peuplement et retenons seulement ici :

- dans le domaine territorial, le sujet des frontières, élément premier de l’indépendance pour un État ;

- dans le domaine économique, le sujet de l’eau, élément vital pour les hommes

Les frontières ?

Pour les Occidentaux dans leur ensemble, voire pour le commun des mortels, il y a, à ce sujet, une donnée simple : un État indépendant est un État dont les frontières, sont toujours diverses et vont de pair avec des voisins également divers. Certes, l’entente peut être plus ou moins bonne avec lesdits voisins mais, du fait de leur diversité, il reste exceptionnel en pratique que leur collusion effective puisse vouer un État à ne pas être "indépendant".

Mais, cette conception banale n’est point celle - jamais exprimée publiquement mais parfaitement élaborée - des sionistes… Pour ces derniers, un nouvel "État" dans la Palestine historique ne saurait avoir qu’un et unique voisin, Israël, contrôlant intimement, avec les moyens modernes que permet la technique, l’ensemble des frontières terrestres, maritimes et aériennes…

L’eau ?

Compte tenu que les sources en eau de la Palestine historique sont situées pour l’essentiel en territoire "palestinien", et que cette eau est vitale pour les colonisateurs eux-mêmes, comment imaginer que ces derniers puissent partager avec des goys-en-trop-dans-un-pays-qui-ne-leur-appartient-pas, le contrôle de cet élément précieux entre tous ?



Un État palestinien libre, souverain, indépendant dans le cadre de la solution à deux États ? Non ! un camp à l’échelle d’une région avec ses barrières et ses miradors sophistiqués, un État indigne d’êtres humains, un État hautement dépendant, où la dépendance des hommes est celle d’un internement.


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Samedi 1 Avril 2006

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