FRANCE

14 morts dans l'incendie



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Dimanche 4 Septembre 2005

Le feu s'est déclenché dans la nuit de samedi à dimanche dans une tour HLM de 18 étages à L'Hay-les-Roses faisant 14 morts et au moins 16 blessés. L'incendie serait d'origine criminelle. Trois jeunes filles ont été placées en garde-à-vue.


L'immeuble peu après l'incendie (AP)

U n incendie survenu tôt dimanche 4 septembre dans un immeuble d'habitation de L'Hay-les-Roses en banlieue sud de Paris a fait au moins 14 morts, dont trois enfants, et une quinzaine de blessés, a annoncé Patrick Sève, maire de cette ville de 30.000 habitants du Val-de-Marne. Selon lui, ce bilan risque probablement de s'alourdir, une dizaine de blessés étant dans une situation "extrêmement délicate" après cette "nuit d'horreur".
"La police est tout à fait affirmative sur le caractère criminel de cet incendie", a-t-il précisé à la mi-journée en ajoutant à propos des auteurs que les informations données par la PJ "semblent laisser supposer à ce stade, avec toute la prudence nécessaire, qu'il s'agirait de jeunes du quartier, de la cité, voire même de la tour en question".
Selon RTL, trois jeunes filles de 16, 17 et 18 ans ont été placées en garde à vue tôt dimanche pour être entendues dans les locaux de la brigade criminelle à Paris. Elles auraient été aperçues par des témoins cette nuit au pied de l'immeuble, même si personne ne les a vues mettre le feu et qu'il n'existerait pas, selon la radio, d'élément accablant les concernant.

Jets de pierre



D'après des témoignages d'habitants, des jeunes auraient été aperçus dans le hall en train de jouer avec le feu et plusieurs incidents avec des feux de papier dans l'ascenseur ou des feux de poubelle ont été signalés ces derniers temps.
Peu après 1h du matin, le sinistre s'est déclenché "au niveau des boîtes à lettres dans le hall d'accueil", a-t-il ajouté. Le feu s'est propagé dans la cage d'escalier, bloquant les ascenseurs. Les habitants qui sont sortis de chez eux "ont été confrontés à une chaleur de 300 degrés et une fumée insupportable" qui ont provoqué des "asphyxies extrêmement rapides", a poursuivi Patrick Sève.
Claude et Lucette Camps, 48 et 47 ans, demeurant au 5e étage, racontent qu'ils ont été réveillés par des cris vers minuit et demi: "Il y avait de la fumée, les gens hurlaient et voulaient sauter. Nous nous sommes calfeutrés à l'intérieur. La plupart des décès concernent des gens qui sont sortis sur le palier".
Les pompiers sont intervenus au bout d'un quart d'heure, un délai jugé trop long par des jeunes de la cité, qui ont accueilli les soldats du feu à coup de jets de pierre.
"Pendant que les pompiers faisaient des massages cardiaques, ils se faisaient caillasser", a déploré le maire.

Reloger les sinistrés

Les corps ont été transférés à l'Institut médico-légal de Paris et les blessés dans les hôpitaux de la région.
L'immeuble de 18 étages, dont le bailleur est la société 3F, a été construit en 1972 et réhabilité au cours des derniers mois. "Il présentait normalement toutes les garanties" de sécurité, a souligné Patrick Sève. Il comptait 112 logements.
L'édifice va devoir être évacué pour faciliter les travaux de réfection, notamment la colonne sèche dans un premier temps. Comme cette évacuation "ne va peut-être pas être facile", les forces de l'ordre sont présentes pour favoriser le bon déroulement des opérations, a expliqué le premier magistrat.
Le maire s'est engagé à reloger dès ce dimanche soir les sinistrés, pour l'heure hébergés dans un gymnase, dans des hôtels proches de la commune. A l'issue d'une réunion avec la ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin, le préfet du Val-de-Marne, la société 3F et les pompiers, décision a été prise de réserver environ 250 chambres dans des hôtels de la commune, mais aussi à Rungy, Orly et Fresnes, selon Patrick Sève.





Lundi 5 Septembre 2005


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