Histoire et repères

11 janvier 1992-2012 : La leçon a-t-elle été retenue ?



HAMMANA
Samedi 21 Janvier 2012

11 janvier 1992-2012 : La leçon a-t-elle été retenue ?

                              -Nous voilà à vingt ans du désastre qui s’est abattu sur le pays un certain
11 janvier 1992 du fait d’une caste de soudards (promus pour la circonstance en généraux)
Génocidaires dont le mot d’ordre demeure le chatoiement collectif de tout un peuple
Coupable dans un premier temps d’insurrection pour recouvrer son indépendance et d’avoir fait ensuite preuve de civisme en se remettant au verdict des urnes pour décider de son avenir malgré plusieurs décennies de despotisme dont il porte encore les stigmates et ce, par fidélité au serment du général De Gaule qui estimait que les indigènes ont en quelque sorte enfreint la relation d'allégeance considérée comme immuable en revendiquant par les armes leur droit à l'autodétermination tout comme il l'ont revendiquée pacifiquement un certain 08 mai 1945 avec les conséquences que l'ont connait.
                            -Cette date fatidique passe encore une fois comme un évènement anodin et non révélateur d’une longue tragédie perpétrée sous le regard complaisant d’une communauté internationale divisée dont les leaders font du cas algérien un outil de pression et une réserve qu’ils exploitent à outrance en fonction de la conjoncture politico-économique internationale, faisant ainsi abstraction de nos malheurs en contradiction avec les slogans tant scandés des droits de l’homme et la complicité des arrivistes et d’une classe de plumitifs qui s’apparentent beaucoup plus à des charlatans du système qu’à des intellectuels et un courant salafiste partisan de la doctrine wahabite véhiculée par l’arabie seoudite ,sans doute irritée par le progrès réalisé par l’ancien empire perse dont les conséquences seraient de lui disputer le rang de leadership acquis aux thèses occidentales de la région du golfe que lui confère sa qualité de monarchie disposant de la première réserve pétrolière mondiale et qui fait de son hostilité à la république islamique d’Iran son cheval de bataille. Un courant auquel se conjugue une multitude de confrérie religieuses dont l'une d'elles est allée jusqu'à bannir l'un des siens pour avoir osé se porter candidat aux législatives sous une bannière autre que celle de la coalition présidentielle pour montrer l'idée qu'elles se font de la démocratie qui, transgressant leur vocation d'œuvres charitables en cautionnant la politique du pouvoir sont autant de facteurs de régression de la société et à lesquelles Bouteflika eut recoures chaque fois qu’il se trouve en mal de légitimité ;étant convaincu de leurs impacts d’autorités spirituelles sur une société qui demeure attachée à ses patriarches réfutant tous compromis à ce propos et une opposition somme toute versatile et soucieuse de ses privilèges et qui, à quelques exceptions près, se situe au prolongement du système pour être l’un des supports de la dictature. Tous faussement attachés à l’idéal nationaliste et qui du jour au lendemain se sont trouvés hissés aux premières loges pour constituer la nouvelle classe de notables ;ossature du système selon une méthode on ne peut plus provocatrice calquée sur le modèle coloniale qui déboucha sur la consécration d’une organisation de la société ou la lutte des classes reprend ses droits malgré le discours démagogique officiel engendrant un sentiment de frustration généralisée chez ceux dont les mesures furent prises à leurs détriments et qui durent supporter les retombées sécuritaires d’une situation chaotique à laquelle ils n’ont pas contribué et vis-à-vis de laquelle ils demeurent étrangers mais incriminables au regard du dispositif juridique scélérat mis en branle par l'autorité militaire, à la recherche de boucs émissaires faute de pouvoir épingler les vrais responsables de la crise, au lendemain de l’arrêt du processus électoral dans le cadre ce qu’on appelle « la lutte anti-terroriste » dans la perspective de conférer à tous les dépassements qui s’en suivirent un cadre de légitimité dévoyée relayé par une machine de propagandes dont les stigmates ont indélébilement marqué le citoyen dans son esprit et qui sont perceptibles au regard de son incapacité de se mettre au diapason des mutations géopolitiques environnantes et qui par sa passivité et sa démission ,qui demeurent ses seuls atouts et dans lesquelles il puise sa réaction, a pris l'habitude de marquer sa désapprobation de la chose publique cherchant sa consolation dans son attachement au style satirique des blagues et des caricatures fustigeant le système. J.P Sartre disait:" Je déteste les victimes quand elles respectent leurs bourreaux".
                             -Une société qui refuse de se rendre à l’évidence de l’implication ,longtemps controversée, du pouvoir dans son ensemble dans les massacres au motif que son incrimination équivaut à une trahison fidèlement au sempiternel alibi "qu’on en veut à l’Algérie et à sa révolution" devenu désuet et auquel se substitue aujourd'hui un nouvel élan démagogique, à l'aspect d'un aveu de culpabilité du système ,dicté par les transformations géopolitiques ambiantes et qui fait que le  pays est à l’abri du tsunami des révoltes induites par le printemps arabe à l'effet de soutenir l'impression d'Etat souverain qu'on entend lui conférer ;étant convaincue que les autorités savent s’en prémunir, le moment venu, en achetant la paix sociale à coup de milliards de dollars ciblant sciemment les rébus de la société et les arrivistes de tous bords qui compatissent à contre sens au sort que vient de subir certains des bourreaux comme si la vie des dizaines de milliers de leurs victimes n’a aucun sens, tablant sur la cupidité des gens qui sont prédisposés à brader leurs idéaux au profit de leurs intérêts contribuant ainsi à la pérennité du système dont il cautionnent les forfaitures se constituant ainsi en arrière-cour de la tyrannie. Des bourreaux qu’il fallait selon eux ménager au nom de l’indulgence de l’Islam et de la sauvegarde de l’unité arabe à l’épreuve de l’OTAN l’ennemi des peuples au lieu de les incriminer à telle enseigne qu’il m’arrive de me poser la question de l’utilité des institutions et des partis politiques et tout cet argent engagé dans des campagnes électorales qui affectent sérieusement l'équilibre financier du trésor public vu les sommes faramineuses qui y sont engagées, aux détriments de la misère du citoyen condamné à prospecter dans les décharges publiques à la recherche de son pain quotidien, si la représentativité au sens constitutionnel du terme ne trouve toute son expression que dans la logique des privilèges, érigée en fait accompli, qui ne suscitent plus l'indignation comme le premier préalable à la contestation populaire pour aboutir à la question pertinente de savoir à laquelle des deux parties(le peuple ou le gouvernement) incombe la responsabilité de nos marasmes et s'il fallait les sacrifices de dizaines de milliers de vies humaines lors de la décennie sanglante?
                             - Kaddafi ne devant pas être lynché de cette manière barbare estime un large pan de la société qui oublie les 1200 prisonniers qu’il fit exécuter dans la prison d’Abou Slim juste au moment de l’appel à la  rupture du jeune lors du ramadhan  et que le tribunal criminel Egyptien aurait du épargner à Moubarak la peine capitale jugée excessive selon le reste pour……….ne pas tomber dans le piège de l’oncle SAM  à qui les mutations géopolitiques dans le monde arabe sont toujours imputables réduisant ainsi la volonté des nations de rompre avec les idéologies du passé à une compromission avec l’occident.!!!!
                             -S’il est désormais établi que si sur le plan officiel il ne faut pas s’attendre à une quelconque initiative de nature à récupérer la souveraineté nationale ne serait-ce que pour corroborer  le principe érigé en slogan « l’Algérie, un pays souverain qui n’a pas à recevoir de leçons de qui que se soit »et maintenant que les intentions de nos gouvernants ,mis au diapason du colonisateur, ne prêtent plus à équivoque ,il est à la fois malheureux et incompréhensible que la victime se trouve subrogée au démon pour prendre, quelque fussent les mobiles, la défense de ses bourreaux qui font de l'arbitraire leur mode de gouvernance et dont les récentes mesures de redressement, destinées beaucoup plus à calmer le front social que de trouver une solution radicale à la crise multidimensionnelle du pays doivent au préalable recevoir, tel un baptême, la bénédiction de la maison blanche et du quai d'Orsay pour acquérir leur caractère solennel comme c'est le cas avec les appréciations émises par Hilary CLINTON qui estime que les réformes algériennes sont satisfaisantes et perçues comme un sursis au bénéfice du gouvernement qui se débat dans tous les sens pour échapper la sentence populaire, du moins, retarder l'échéance de sa rupture en consentant à toutes les concessions y compris celle de courtiser la mouvance islamiste considérée dans un passé récent comme le danger qui menace la stabilité du régime et les valeurs de la république et l'ennemi juré de la démocratie et dont la participation aux élections prochaines ne suscite plus ,malgré les réticences d'usage, le black out d'antan si on se réfère aux déclarations de OUYAHIA  dont: "Les islamistes ne nous font plus peur "faite en contradiction avec son ostracisme de porte parole par excellence du clan des éradicateurs.

                             -De ce qui précède, il parait évident que la situation n’a pas évolué et le statu quo est toujours significatif de la perception défaitiste que fait la société –puisqu’il est question de consensus pour le changement- des évènements étant inconsciente des enjeux et de son devenir et aux prises avec ses contradictions et qui semble faire de l’actualité une question de second ordre en se désintéressant des bouleversements régionaux en cours :étant beaucoup plus
Préoccupée par la liga et le classico ibériques qui meuble son quotidien et qui, non seulement, refuse de s’impliquer dans le printemps arabe mais va au-delà de son immobilisme pour se permettre de tourner en dérision et en jetant le discrédit ,chacun allant de son train, sur la bravoure de ceux qui ont réussi à briser le tabou de défier, non seulement ,l’autorité de l’Etat mais de provoquer tout court la rupture du système.
                            -Cette approche subjective qui fait que tout changement dans le monde arabe obéit nécessairement aux prescriptions de l’agenda US en dit long sur la crise de confiance qui affecte fondamentalement le citoyen algérien ,indépendamment de tous facteurs liés au contexte sociopolitique né du coup de force militaire ,occulte de ce fait toutes bonnes initiatives compte tenu du doute qu'il fait peser sur les intentions de leurs auteurs qui malgré tout ce qu’ils ont vécu ont encore le courage de braver la machine policière de l’Etat pour honorer leur rang d’opposants.
                      
                             -Maintenant qu’il n’est plus difficile de comprendre les raisons de l’échec de toutes actions salutaires quel qu’en soit les initiateurs, on aboutit à ce constat amer que la leçon de notre débâcle qui aurait du être assimilée n’a pas été retenue et que les tenants du pouvoir ont encore le temps de s’énorguiller d’être les vétérans de la lutte anti subversive qui prodiguent leurs conseils et mettent leurs expériences à la disposition de qui le voudrait après avoir fait d’un peuple dupe des offrandes à leurs seigneurs gaulois sacrifiées sur l’autel de leurs privilèges sous le regard distrait d'une société qui est plus que jamais appelée à faire son mea culpa pour se débarrasser de ses mythes afin de pouvoir prendre son essor et rejoindre les nations en pleine mutation.

                             -Seul un soulèvement populaire massif à la tunisienne et à l'égyptienne est susceptible de rétablir la personnalité algérienne,mise à rudes épreuves,dans la  dimension qui fut la sienne voilà soixante ans. Un soulèvement problématique aux dimensions de la crise et qui, en raison de plusieurs considérations, n'est pas pour demain et dont le déclenchement se ferait non pas en vertu de la prise de conscience par le citoyen de la nécessité du changement mais sous l'impulsion de la fierté propre à l'algérien pour sauver le prestige national pour ne pas être du reste. Alors qu'on aurait du être, fidèlement à notre historique, les initiateurs du printemps arabe.
                                                              
                                                              HAMMANA mahmoud,retraité-Guémar.


Samedi 21 Janvier 2012


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