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Economie et pouvoir financier

10 raisons d'abolir la monnaie


Traductions française du texte d’origine :
http://studotnet.blogspot.com/2009/08/10-reasons-to-abolish-money.html


copie69@gmail.com
Dimanche 20 Septembre 2009

10 raisons d'abolir la monnaie
1.    La monnaie crée la criminalité
 L’argent encourage à commettre une grande proportion de crimes  La monnaie engendre les guerres de la drogue. L’argent maintien le crime organisé dans les affaires. Il est à l’origine de la prostitution.
 La pénurie d’argent cause la pauvreté qui engendre la criminalité.
L’abondance de l’argent cause la cupidité qui alimente aussi la criminalité.
 Sans argent il y aurait très peu de chance de tenter qui que ce soit dans le commerce sexuel, le trafic de drogue ou la criminalité organisée.
 
 2.    Le système monétaire est corrompu
 Ceux qui contrôlent la monnaie, utilisent des mesures frauduleuses pour en manipuler la valeur. Ils créent la demande en réduisant l’offre, gonflant faussement sa valeur. C’est quand il y a une pénurie, qu’il y a de la valeur.
 Non mais attendez – comment l’argent peut-il être limité ? C’est juste du papier – non même pas – des chiffres dans un ordinateur ! Nos vies entières sont contrôlées par ce chiffre magique.  Quoiqu’il en soit, si ce chiffre avait une réelle valeur, comment ceux qui le contrôlent sont-ils capables d’en affecter l’offre ?
 On trouve ensuite l’application des intérêts, une idée qui permet aux emprunteurs d’utiliser littéralement de l’argent qui n’existe pas encore, en vue de finaliser les transactions. L’intérêt est un mécanisme qui asservit l’emprunteur par la dette.
 
 3.    L’argent modifie la dynamique de l'entreprise
 Le but de l’entreprise est de créer de la valeur. Cependant, l’argent, porte atteinte à cette notion de valeur.
 «  L’obsolescence programmée  ou l’obsolescence incorporée est un processus rendant le produit obsolète et/ou non-fonctionnel après une certaine période ou une fréquence d’utilisation, prévue ou conçue par le fabricant.
»
 Tout est conçu pour être de mauvaise qualité de sorte que le fabricant s’en sort toujours. Le produit est lui-même manipulé pour avoir une durée de vie limité. Que ce soit par l’utilisation de pièces non remplaçable et de mauvaise qualité, le produit est délibérément construit dans une perspective d’échec où, afin de lui faire perdre sa crédibilité par l’effet de mode, tout le système de la consommation est construit sur les ventes répétées sur le long terme et s’appuie sur ce mécanisme de l’obsolescence programmée.
 Tant que la logique comptable est au contrôle, le principe du commerce est juste de faire de l’argent. Elle ne fait que créer une certaine valeur, car elle est juste un moyen de gagner de l’argent. L’argent ne créera donc jamais de valeur autant qu’il est attaché à un système monétaire fondamentalement défectueux.
 
 4.    L’argent menace l’Environnement
 L’argent entraîne la quasi-extinction des animaux, chassés pour l’alimentation, les fourrures ou autre « biens de luxes ». Nos ressources naturelles sont pillées et disputées sans aucun respect pour l’avenir.
 L’entreprise se préoccupe très peu de son impact environnemental. Elle détruit l’environnement lors de la fabrication/production puis elle crée des produits écologiquement destructeurs et finalement, permet à ces produits d’être déversés sans préoccupation dans l’environnement.
 A cause de leur cupidité, les entreprises ne prendront jamais la responsabilité de leurs actions à moins qu’elles n’y soient contraintes par le gouvernement ou le public. Mais pourquoi devrions-nous nous attendre à une telle contrainte ?
 Dès le début, les produits auraient dus êtres conçus selon un mode de production respectueux de l’environnement, utiles/durables et intelligemment remis à disposition/recyclés. Cependant, à cause de l’argent cela ne s’est jamais passé.
 
 5.    L’argent crée une motivation/intention erronée
 L’illustration la plus efficace est celle venant de ces pays où les services publics sont payants. Est-ce que ma dent a réellement besoin d’être enlevée, ou est ce que mon dentiste a besoin d’un sac de golf ? Mon école a-t-elle besoin d’acheter des nouveaux livres/manuels  ou le directeur doit il recevoir une augmentation de salaire ? Le gouvernement veut-il réellement préserver l’environnement, ou a-t-il juste mis en place des péages par exemple du fait de la cupidité (c’est tellement facile…)  L’argent est toujours la véritable intention/motivation des gens. Comme pouvez-vous faire confiance à  quelqu’un, quand tout ce qu’il fait est pour faire toujours plus d’argent ?
 L’argent devient un dangereux pour les services publics, car alors qu’ils sont destinés à fournir le meilleur pour nous, l’argent restera toujours leur priorité.
 
 6.    L’argent se moque du Tiers-Monde
 Sans argent, il n’y aurait pas de Tiers-Monde. Dans un système monétaire, il doit y avoir des perdants pour qu’il y ait des gagnants.
 (http://www.storyofstuff.com)
 2% des plus riches détiennent la moitié des richesses mondiales. Tandis que des milliers meurent tous les jours à cause de la pauvreté. Si quelqu’un peut me dire si cela est normal, j’aimerais l’entendre me l’expliquer.
Mais ne me sortez pas que le Capitalisme/Communisme/Fascisme va arranger tout ça, bon sang ! Dans ce cas, pourquoi est ce que ça n’a pas encore été fait ? Quelle est la véritable excuse ?
 
 7.    L’argent est la cause des guerres
 L’argent est la principale cause motivant l’entrée en guerre, comme ça a toujours été le cas ces derniers siècles. N’importe qui pensant que la guerre en Irak a été créée pour sauver son peuple de la dictature a besoin de recevoir une bonne chaussure dans la tête.
 http://zeitgeistmovie.com
 http://dir.salon.com/story/opinion/featur/2004/0310osp/index.html
 
 8.    L’argent fait de nous des Esclaves
 Alors que certains d’entre nous travaillons pour un emploi que nous aimons, comment gagner suffisamment d’argent pour pouvoir ce que nous aimons vraiment ?
 Dans le monde d’aujourd’hui, beaucoup d’emplois sont créés pour perpétuer l’illusion du système monétaire. Je ne parle pas seulement de la finance et du marketing. Perdrions-nous notre temps à envoyer des emails spam s’il n’y avait rien à en gagner ? Aurions-nous une génération stupide de pop star s’il n’y avait pas la promesse de richesses ?  
 En prenant le point de vue de l’argent, les personnes auraient pu faire un travail épanouissant créant une valeur réelle pour le monde dans lequel nous vivons, poussant la société de l’avant au lieu de les faire stagner et perdre leur temps sur des tentatives puériles de faire toujours plus d’argent.
 
 9.    L’argent retient la technologie
 Les besoins ne sont pas satisfaits, à moins que les nouvelles idées ne rapportent de l’argent.
 Bien que cela soit raisonnable de ne pas gaspiller les ressources, imaginez un moment que l’argent est la seule motrice de l’innovation, comment pouvons-nous espérer transformer notre civilisation, l’améliorer d’une autre manière que celle de faire des bénéfices ? Où est le bénéfice à soigner des enfants pauvres en Afrique ou dans l’exploration spatiale ?
 Comme expliqué auparavant, la priorité d’une corporation/compagnie/entreprise/multinationale est toujours de réaliser des profits et bénéfices à court termes. La technologie avancée est seulement concentrée entre les mains d’une minorité d’entreprises et leur unique est de faire des profits et des bénéfices. C’est pourquoi il est dans leur intérêt pour elle que les technologies avancées se développent le plus lentement possible pour réaliser des profits toujours plus grands.
 
 10.    L’argent est obsolète
 Le fait est que, l’argent est un concept dépassé qui a largement abusé de l’hospitalité de cette planète. La Technologie est avancée à un stade tel, que beaucoup de nos besoins essentiels peuvent être produit pour un coût totalement nul.
 Nous avons les moyens de nourrir n’importe qui sur la planète si nous construisons par exemple d’énormes fermes hydroponiques pour fournir en nourriture chaque collectivité locale. Elles peuvent être pleinement automatisées et alimentées en énergie renouvelable et la distribution et le stockage seraient réduits au minimum du fait de leur proximité avec chaque la communauté et de leur infrastructure automatisée.
  En fait, tout ce que nous faisons peut-être un million de fois plus efficace si nous utilisions plus notre intelligence à l’élaboration des solutions.
Mais avec le paralysant social et les fausses incitations que représente le système monétaire cela ne peut jamais arriver.
 A l’avenir, cela va seulement s’améliorer avec la création de nano-fabricants, avec une intelligence artificielle plus sophistiquée et d’autres technologies avancées. Regardez l’industrie robotique au cours des
5 prochaines années et vous verrez que l’automatisation est en passe de nous faire nous remettre en question non seulement sur la notion du travail, mais sur notre perception d’ensemble de la valeur.
 Le capitalisme a eu ses chances, maintenant il est temps d’évoluer.
 Ayn Rand a certainement des choses à remettre en question, mais je crois qu’elle avait raison à propos du pouvoir de l’Être Humain à créer des choses merveilleuses. Pourtant, regardez la Réalité et tous les problèmes créés par l’argent.
 L’entreprise est une création puissante et belle, elle a le potentiel de créer une valeur immense et améliorer ce monde comme rien d’autre ne pourrait le faire. Le seul problème est qu’il faut trouver une autre forme de motivation que l’argent. Pour que cela se produise, nous devons effectuer un changement fondamental de notre vision du monde, et de la façon dont nous traitons les autres.


 Pour aller plus loin :
 The Venus Project
 http://thevenusproject.com/
 Resource based economy

http://studotnet.blogspot.com/2009/03/resource-based-economy-just-new-word.html
 Un Monde sans argent
 http://studotnet.blogspot.com/2009/03/world-with-no-money.html
 The Everlasting MP3 player Our key to Freedom  http://studotnet.blogspot.com/2009/02/everlasting-mp3-player-our-key-to.html
 Un Monde sans argent : Free ebook
 http://studotnet.blogspot.com/2009/04/world-without-money-free-ebook.html
 Le mouvement Zeitgeist :
 http://www.zeitgeistmovement.com
 Zeitgeist Addendum 2008 de Peter Joseph (documentaire de 2h00)

http://video.google.com/videoplay?docid=-3962070356288160346&ei=WA-1SoyNMsnm-AbQqdiKAg&q=zeitgeist+addendum&hl=en#






Commentaires

1.Posté par Pierre le 20/09/2009 22:10

ABOLISH MONEY !!!
"It is not the strongest of the species that survives, nor the most intelligent, but the one most responsive to change." -Charles Darwin

http://www.zeitgeistmovie.com

2.Posté par Pierre le 21/09/2009 13:41

Un système économique structurellement irrécupérable I


La récession est terminée, c’est vrai. La dépression commence juste et le chômage de masse en est le révélateur. Nous ne sommes pas en 1929, c’est bien plus grave. Je ne reviendrai pas sur mes différentes analyses car bientôt les évènements vont s’enchaîner (guerres, faillites, krach boursier, etc).
Pour comprendre pourquoi la bourse fonctionne encore il suffit de lire ce que Pierre Jovanovic écrit sur son blog (http://www.jovanovic.com/blog.htm).
Il explique ainsi que « 40% du volume du NYSE est généré par 5 titres » ce qui a été confirmé par l’analyste financier Olivier Crottaz qui a même publié le graphique idoine. Source : http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2009/09/volume-journalier-contre-nyse1.jpg.

Pour résumer, ils se refilent des paquets d’actions en faisant monter la mayonnaise et tout ceci déconnecté de toute réalité économique. Ubuesque!
J’ai donc décidé d’écrire une série d’articles afin de démontrer que ce que certains nomment le capitalisme est non seulement une monstruosité mais de plus est totalement irrécupérable.

J’ai souvent employé le terme crise systémique pour analyser le crack actuel, il faudrait plutôt parler de crise structurelle.
En effet, on a énormément commenté l’échec du communisme et ses dérives dictatoriales (Staline, Mao), mais il existe très peu d’analyses de fond concernant notre système économique actuel qui, lui aussi, ne peut que nous conduire au désastre et à la dictature.

Tout d’abord, il convient de noter que Karl Marx a commis 2 erreurs fondamentales.
Premièrement, son analyse repose sur l’idée que c’est « la baisse tendancielle du taux de profit qui est à l’origine des crises qui ponctuent l’histoire du capitalisme. »
Or, l’économiste Philippe Simmonnot a réfuté formellement cette théorie. Pour ceux qui veulent approfondir, l’explication de L'erreur de Marx est sur mon blog.

Deuxièmement, Marx a « oublié » Freud (il est arrivé plus tard) et ses travaux sur l’inconscient, ce que Bernard Stiegler résume en affirmant que « le capitalisme du XXe siècle a capté notre libido et l'a détournée des investissements sociaux. » Je peux ajouter qu’il a fini par nous formater au travers du fétichisme de l’objet.
L’ensemble des médias appartenant au petit groupe dominant, la réalité a fini par nous échapper et nous ne voyons plus le monde tel qu’il est. Ce « psycho-pouvoir » qui permet de fabriquer notre conscience collective est le seul qui soit véritablement à détruire car « la vérité seule est révolutionnaire. »
D’ailleurs, pour Hannah Arendt, le totalitarisme est avant tout une dynamique de destruction de la réalité et des structures sociales.

Pour mieux comprendre, il faut relire « Le Meilleur des mondes », d’Aldous Huxley qui n’est pas un roman, mais un programme politique résumé dans la préface de 1946 :
« Un Etat totalitaire vraiment « efficient » serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d'esclaves qu'il serait inutile de contraindre, parce qu'ils auraient l'amour de leur servitude. »

Il fait d’ailleurs la synthèse de notre époque : «À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître en compensation. »
Claude Lévi-Strauss avait lui aussi donné le ton : « La fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l'asservissement. »

Nous sommes donc une population d’esclaves, une idée que met en avant le film de Jean-François Brient « De la servitude moderne ». Source : De la servitude moderne n°1, De la servitude moderne n°2, De la servitude moderne n° 3 (sur mon blog).


Pourtant, il convient d’analyser pourquoi le capitalisme nous conduit in fine à la dictature.
En effet, les économistes qui sont devenus des mathématiciens ont oublié que ce qui caractérise notre système économique est son caractère mafieux régit par une seule loi, celle du plus fort.
Pots de vin, menaces, assassinats font partie intégrante du processus de conquête des marchés. Le livre « Gomorra » de Roberto Saviano est l’exact reflet de notre société.

Sur le plan mathématique (car le monde est écrit en langage mathématique) ceci est illustré par la loi de Pareto (que l’on nomme aussi loi de puissance) qui démontre que les revenus se répartissent toujours selon une loi mathématique décroissante d’allure exponentielle. L’économiste Moshe Levy explique que « la loi de Pareto, loin d’être universelle et inéluctable, ne serait que le mode de fonctionnement particulier d’une société égocentrique » et que «ce sont les effets stochastiques (et non l’intelligence et le travail) de la concurrence qui enrichissent certains au détriment de la majorité, menant à la répartition de Pareto. » Source :http://bschool.huji.ac.il/segel/moshe-l/SF.pdf.

Or, pour rester dans le cadre des mathématiques, il est important de comprendre ce que l’on nomme les fractales. Les objets fractals s’apparentent à des structures gigognes ce qui s’applique à la loi de puissance. Pour faire simple, 20% des plus riches détiennent 80 % du capital mais au sein de ces 20 % la loi de Pareto s’applique aussi, etc, etc.
D’ailleurs, les 20 personnes les plus riches du monde ont une fortune personnelle estimée en 2009 à 415 milliards de dollars soit un peu moins que le PIB de la Suisse (500 milliards de dollars)! Source : Liste des milliardaires du monde en 2009.

Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui. 53 % en 2039 ?

Il faut donc comprendre que la tare fondamentale de notre système économique réside dans l’accumulation du capital. En effet, le capitalisme conduit structurellement à la dictature par une accumulation colossale de richesses par un petit nombre.

Il est donc par essence non redistributif. En effet de par sa structure basée sur la dette il favorise le capital et place la banque et la finance au coeur du système. Or, l'essentiel des intérêts sont perçus in fine par un petit nombre de personnes qui finissent par s'emparer du système. Je nomme cela l'effet Monopoly (célèbre jeu dans lequel ne subsiste qu'un seul vainqueur ayant ruiné les autres).

Ceux qui croient encore dans les bienfaits de la main invisible du marché, devraient se rendre compte qu’elle est en train de fouiller dans nos poches au profit de quelques-uns. L’actualité nous le prouve tous les jours.

De plus, un placement d’argent est sur le plan mathématique une exponentielle. Vous pouvez d’ailleurs le constater en cliquant sur Exponentielle et capital ».

Cette accumulation de capital a une contrepartie : l’accumulation de dettes, car au final l’argent n’est pas créé ex nihilo contrairement à ce que l’on essaie de vous faire croire (seules les banques centrales peuvent faire cela). Notre système économique est donc devenu une vaste pyramide de Ponzi, ce que confirme Nouriel Roubini lui-même : « Américains, regardons-nous dans le miroir : Madoff, c’est nous, et Monsieur Ponzi, c’est nous ! Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2583

J’avais déjà montré du doigt ce problème dans mon article Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l'économie) et affirmé que ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule.

Pourtant, toutes les religions ont condamné (avec des nuances parfois) le prêt à intérêt car elles le considéraient comme amoral ce que l’on retrouve dans le verset 275 de la 2ème sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt. »

N’oublions pas que tout le système actuel repose sur la formule : dette = consommation = travail. Et donc sans dette, pas de travail ! C’est d’ailleurs pour cette raison que les états soutiennent à fonds perdus les banques.
Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits à la Fed d’Atlanta avait déclaré : « Si les banques créent assez d’argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. »

Face à une exponentielle du capital accumulé nous nous retrouvons avec une exponentielle de dette. Par exemple, pour les Etats-unis, nous avons une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial. Source: http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1r-2.pdf.

La dette, il faut le rappeler conduit à l’esclavage, ce qu’à résumé Jean Baudrillard : « on revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d'une fraction de travail due d'avance au seigneur, au travail asservi. »
Le sociologue Immanuel Wallerstein a raison lorsqu’il affirme que » nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste ».

Ivan Illich un des premiers penseur de l'écologie politique a développé la notion (appelée illichienne) de contre-productivité qui démontre que lorsque les entreprises atteignent une taille critique en instaurant une situation de monopole, elles finissent par nuire au fonctionnement normal de l’économie. On peut même ajouter qu’elles finissent par s’emparer du pouvoir. Le 4 juin 1943, le sénateur Homer T. Bone déclarait au comité du sénat américain pour les affaires militaires : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. »

Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review reprenait la même idée : « Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. »

Aujourd’hui, 500 entreprises transnationales contrôlent 52 % du PIB mondial ce qui fait dire à Jean Ziegler ((membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies) que nous allons vers « une reféodalisation du monde. »

J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous avait pourtant mis en garde :
« L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie , ou plus exactement une erreur communément admise. Trop de gens apprennent l’économie dans des manuels qui entretiennent encore les dogmes de la production concurrentielle des biens et des services et de la capacité d’acheter sans entraves. En fait, il peut n'y avoir qu'un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.

Quelles sont les solutions ? Ne vous inquiétez pas, nos maîtres ont tout prévu. Pour comprendre, il faut savoir que la dialectique Hégélienne est maîtrisée sur le bout des doigts avec maestria. Ainsi, la thèse étant le capitalisme, l’antithèse, le communisme, nous finirons par avoir la synthèse : un socialisme corporatif ou social fascisme (mondial).
Je le rappelle ici, Benito Mussolini avait donné sa définition du fascisme : «Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché. » Or, le corporatisme peut être assimilé à une entreprise criminelle car, comme l'affirme l'économiste Howard Scott : «Un criminel est une personne avec des instincts prédateurs qui n'a pas suffisamment de capital pour former une corporation. » Source : Une constitution pour l'économie, pourquoi ?

Associer socialisme et fascisme, deux principes opposés peut sembler étonnant mais Edgar Morin nous explique ce qu’il nomme le principe dialogique :
« il unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité ».
Vous pensez que cela est impossible ? Voici mon analyse.
Il convient tout d’abord de remarquer que tout le monde tire à boulet rouge sur les méchants banquiers (la thèse) et met en avant la nationalisation des banques (l’antithèse). Nous aurons donc un FMI, une BRI et une banque mondiale (la synthèse) qui contrôleront la future monnaie mondiale {les DTS qui remplaceront le dollar : Crise systémique – Les solutions (n°5 : une constitution pour l'économie)} et réguleront le système. Or, ces organismes sont contrôlés par une petite poignée de personnes.
En effet, la crise actuelle aura pour conséquence directe la destruction des nations car les sommes perdues dépassent les capacités des états et les taux d’endettement s’envolent. Des pôles continentaux avec des structures régionales se développeront partout : le glocal. J’ai d’ailleurs réalisé une étude précise à ce sujet : Crise systémique – Les solutions (n°4 : régions et monnaies complémentaires).

L’avenir est au « socialisme » a dit Schumpeter, un socialisme sans servitude, mais avec une liberté limitée. Il faudrait plutôt employer le terme exact : social fascisme et préciser que la liberté disparaîtra si nous ne faisons rien. Quoi qu’il en soit, une dictature échouera.
N’oublions pas le principe « hologrammatique » d’ Edgar Morin : la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie, car toutes les formes d'existence sont liées les unes aux autres, ce qui est la définition exacte de ce que Bouddha, Rabbi Jeschuth-notzerith (le vrai nom de Jésus, encore un mensonge !) et Mahomet ont défini par le mot amour. Fascisme et socialisme n’étant au final que les reflets de notre dualité qui nous pousse soit vers les autres, soit vers le repliement sur soi, l’égoïsme et la violence. Nous devons donc changer nous-mêmes si nous voulons changer le monde, ce que l’Islam nomme le djihad, la kabbale juive le combat par le zaïn (le combat intérieur) et que Bakounine résume en quelques mots : « Pour se révolter contre cette influence que la société exerce sur lui, l'homme doit au moins en partie se révolter contre lui-même. »
Gilles Bonafi
http://www.zeitgeistmovie.com

3.Posté par immo le 21/09/2009 15:45

Pas mal de choses très justes. Plutot interessant.
il est vrai que la course à l'argent modifie les comportements et pas toujours de la bonne manière.
http://www.novemo.com

4.Posté par Le Monde des Massacrés Manipulés le 21/09/2009 19:40

L'argent est une valeur philosophique qui doit encourager le travail utile, qui le doit pas bloquer la vie d'un être humain, qui ne doit pas être fudiciaire et soutenu par le crime organisé des francs maçons criminels, coupables et qui veulent perpétuer leur petit jeu archaïque

5.Posté par joelle topize le 04/02/2010 17:35

auparavant nos arrieres grand parents vivaient mieux sans monnaie,ils vivaient mieux avec des echanges,l'argent=source de problem
http://www.mutuellescom.fr/

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