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...Si tout va bien... « Le plan de Barack Obama pour fermer Guantánamo » … en juillet 2010


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Samedi 29 Novembre 2008

...Si tout va bien...  « Le plan de Barack Obama pour fermer Guantánamo » … en juillet 2010

La question de la fermeture du centre de détention de Guantánamo  Bay est désormais dépassée. Le centre de sinistre réputation, ouvert fin 2001, sera bien fermé, mais l’affaire est loin d’être simple en raison d’un ensemble complexe d’obstacles, de difficultés, de problèmes juridiques ou encore d’incertitudes à partir d’interrogations posées, qui n’ont actuellement pas de réponses, ni à court ou moyen terme. Cette affaire fait partie « des plus lourds fardeaux légués par le gouvernement Bush » (Dan Ephron, Newsweek). « Le centre de détention à partir duquel s’est développé un système compliqué spécifique de justice d’exception, pose une infinité (un sinfín) de problèmes » (Mónica C.Belaza, Washington pour El Pais, 22 novembre 2008). 


AUTEUR:  Michel PORCHERON


« Le 20 juillet 2010 », si tout va bien    


Quelque 255 détenus sur les 778 qui y sont passés sont toujours emprisonnés, pour certains depuis plus de six ans et sans avoir été jugés. Les autres ont été relâchés sans avoir été jugés ou rapatriés, et ce depuis mai 2002.  Seulement trois détenus ont fait l'objet d'une procédure judiciaire jusqu'à présent et vingt-trois autres sont inculpés pour « crimes de guerre ».

Le président élu des USA, Barack Obama a confirmé dimanche 16 novembre sur la chaîne CBS sa volonté de fermer la prison de Guantánamo , ce qui devrait être une réalité prioritaire au lendemain (mais quand ?) de son investiture le 20 janvier prochain. Barack Obama pourrait faire de la fin de Guantánamo  l’amorce d’une refonte de toute la politique pénale antiterroriste.  «J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantánamo , et je vais m'y tenir», a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé depuis son élection le 4 novembre. Il a promis à plusieurs reprises pendant sa campagne de fermer le centre de détention, symbole des excès de «la guerre contre le terrorisme» menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Par ailleurs, Obama a également confirmé qu'il entendait donner un coup d'arrêt à la torture comme méthode d'interrogation par l'armée usaméricaine: «J'ai dit plusieurs fois que l'Amérique ne torture pas. Et je vais m'assurer que nous ne torturons pas.» La fermeture de Guantánamo  et l'arrêt de la torture, a ajouté Obama, «font partie d'un effort pour permettre à l'Amérique de retrouver son rang sur le plan moral».

Contre tous les principes de la justice usaméricaine, des hommes sont détenus pour une durée illimitée sans aucun chef d'inculpation. Simplement déclarés «combattants ennemis» par un tribunal militaire, ils ne disposent que depuis juin d'une possibilité réelle de recours devant un tribunal fédéral. Fermer la prison de Guantánamo , selon l’AFP, s'annonce une tâche des plus délicates pour le nouveau président, qui devra trouver une solution pour ces détenus qualifiés de «pires terroristes» par l'administration sortante et que personne, ni aux USA ni à l'étranger, ne s'empresse d'accueillir.

Avant d’aborder la question de cette fermeture, les récentes informations (quatre) sur Gitmo et ses premiers procès donnent un aperçu des obstacles qui attendent la future administration démocrate.

 - L’ancien chauffeur d’Oussama ben Laden, Salim Ahmed Hamdan, détenu depuis 7 ans et premier condamné par un tribunal militaire d’exception, est « attendu au Yémen dans la semaine », a annoncé le gouvernement de ce pays. De « complexes » négociations ont permis le transfert de cet homme qui doit encore purger un mois de prison. Il avait été condamné en août à cinq ans et demi de prison pour « soutien matériel au terrorisme ».                        

- Un juge a ordonné la libération de cinq Algériens. Pour la deuxième fois depuis la décision de la Cour suprême fin juin rétablissant l'habeas corpus pour les prisonniers de Guantánamo , un juge civil a ordonné, jeu­di 20 novembre, la libération de détenus. Le juge fédéral Richard Leon était saisi du cas de six Algériens, Lakhdar Boume­diene, 42 ans, Mustafa Aït Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudel­la, 43 ans, Saber Lahmar, 39 ans, et Belka­cem Bensayah, 46 ans. Ils avaient été kidnappés en Bosnie en 2001 et transférés à Guantánamo  début 2002. Le magistrat a ordon­né la libération des cinq premiers. Il a esti­mé que le gouvernement n'avait pas réus­si à prouver la qualification d'« ennemis combattants » qu’il leur appliquait. Concernant Belkacem Bensayah, il a en revanche estimé qu'il était « probable » qu'il ait prévu de se rendre en Afghanis­tan pour y prendre les armes contre les for­ces usaméricaines, apportant un « soutien direct » à Al Qaida.

Le juge a rendu sa décision à l'issue d'un procès qui a duré sept jours, dont six à huis clos. Le verdict a été rendu en public au tribunal de Washington. Les détenus algériens ont pu l'entendre en direct depuis Guantánamo .

C'est la première fois qu'un juge se prononce sur la validité de la qualification d'ennemi combattant. Le 7 octobre, un autre juge, Ricardo Urbina, avait déjà ordonné la mise en liberté de 17 Ouïgours, mais ceux-­ci n'étaient plus considérés comme des ennemis combattants par le Pentagone. Les 17 Ouïgours sont toujours en déten­tion, le gouvernement ayant fait appel. Il est vraisemblable que le sort des Algé­riens ne changera pas davantage. Les juges sont en droit d'ordonner la libéra­tion des prisonniers, mais il revient à l'ar­mée d'organiser leur libération. A moins de deux mois de la fin de son mandat, le président George Bush n'a pas l'intention de prendre la responsabilité de libérer des hommes que l'armée juge susceptibles de retourner au combat et de tuer des sol­dats usaméricains.


Ammer, Wiener Zeitung, Autriche

Quelque 150 dossiers sont encore sur les bureaux de la quinzaine de juges de la cour fédérale de Washington autorisés à exami­ner les plaintes des détenus de Guantánamo  par la dernière décision de la Cour suprême. Celle-ci a étendu les garanties constitutionnelles américaines à la base de Guantánamo , contredisant l'opinion de l'administration Bush, pour qui il s'agit d'une zone de flou juridique (source Le quotidien Le Monde).

- C’est le 27 janvier prochain que les six Français ex-détenus à Guantánamo  connaitront le jugement de la Cour d’appel de Paris. Cinq d’entre eux avaient été condamnés en première instance fin 2007 à 5 ans de prison – dont quatre avec sursis - pour leurs activités au sein de la mouvance ben Laden. Khaled Ben Mustapha, l’un des prévenus, en a profité pour déposer une nouvelle plainte contre X pour « enlèvement et séquestration arbitraires ».

- Ali Hamza  Ahmad Al Bahlul, un Yéménite accusé d'être le propagandiste d'Oussama Ben Laden, a été condamné à la prison à vie par un tri­bunal militaire d'exception, composé de neuf officiers  usaméricains, sur la base de Guantánamo , après avoir été reconnu coupa­ble de « complot avec Oussama Ben Laden, et d'autres, pour assassiner des per­sonnes protégées, attaquer des civils et com­mettre d'autres crimes » de terrorisme, a indiqué, lundi 3 novembre, un porte-­parole du Pentagone. L'accusé, âgé de 39 ans, a également été reconnu coupa­ble d'« incitation à des actes de terrorisme [et de] soutien matériel au terrorisme ». Ali Hamza Ahmad Al Bahlul a été l'un des premiers à arriver à Guantánamo , début 2002, et à être inculpé. Il s'agit du deuxième procès (le premier étant celui du chauffeur Hamdan) d'un détenu de Guantánamo  devant une commission militaire, une procédure jamais vue depuis la seconde guerre mondiale. Celle-ci a fait l'objet de multiples critiques de la part des avocats de la défense, tant militaires que civils, mais aussi des associations de défense des droits de l'homme. L’accusé et son avocat militaire usaméricain sont restés silencieux pendant tout le procès, en signe de protestation. Les interrogateurs ont témoigné que l’inculpé avait rédigé le script des testaments filmés de deux pirates de l’air du 11 septembre, Mohamed Atta et Ziad Al Jarrah, qui étaient ses colocataires à Kandahar, en Afghanistan (source : agences).

Ken Gude, le « Monsieur Guantánamo  » de Barack Obama

Le quotidien français Libération a publié le mercredi 26 novembre 2008 une double page intitulée « Le plan d’Obama pour fermer Guantánamo » qui est un entretien avec Ken Gude, présenté comme étant l’expert qui a « élaboré pour le président élu le dispositif qui conduirait à la fermeture du centre de détention en juillet 2010 ».  Ken Gude est membre d’un think tank (centre de réflexion) démocrate, le Center For American Progress (CFAP), l’un des plus importants de Washington, créé en 2003 et dirigé par John Podesta, ex-chef de cabinet de Bill Clinton, actuellement coprésident de l’équipe de transition de Barack Obama. Les propos de Ken Gude ont été recueillis par Philippe Grangereau, correspondant à Washington. 

Barack Obama a chargé Ken Gude, spécialiste des questions de sécurité au CFAP, qui sert de vivier à la future administration démocrate, d’élaborer un plan détaillé pour fermer le centre de détention de Guantánamo en dix-huit mois.

« Ken Gude a toutes les chances d’être entendu », affirme Libération. Selon Gude, le dispositif mis au point conduirait à la fermeture de la prison de Guantánamo  en juillet 2010, le 20 juillet 2010 pour être précis. « La première phase du plan débutera avec l’annonce d’une date de fermeture définitive en dix-huit mois - c’est-à-dire le 20 juillet 2010, si Obama fait cette annonce le 20 janvier 2009 même, le jour de son entrée en fonctions ».

Principaux extraits sur Guantánamo  de l’entretien accordé par ce proche de Barack Obama, Ken Gude à Philippe Grangereau.

Comment fermer Guantánamo ? D’ici à juillet 2010, « il faudra transformer l’univers secret de Guantánamo en modèle de transparence, en y invitant des représentants de gouvernements et d’organisations internationales ». Le premier mois, il faudra établir trois catégories de prisonniers : « ceux qui seront inculpés d’activités criminelles, ceux qui doivent être libérés et ceux qui n’entrent pas dans ces deux catégories ».

Que faire des tribunaux militaires spéciaux mis en place par George W. Bush ?- Le président Obama devra les suspendre. Ce système a été conçu pour condamner et non pas pour rendre un jugement équitable.

Pendant cet examen des cas, les déclarations d’hier obtenues sous la torture seront-elles retenues ?- (...) Je considère que les informations obtenues sous la torture ne sont pas fiables, que cet a priori doit prévaloir et que donc, au final, il convient de les ignorer presque totalement. Dans les cas où un procès devant une cour fédérale est recommandé, il faudra que les preuves soient recevables et la manière dont le prisonnier a été traité sera un facteur à prendre en considération.

Où se dérouleront les procès ?- Les détenus seront traduits, selon les cas, devant un tribunal fédéral civil à New York ou à Washington s’ils sont accusés d’actes terroristes, ou bien devant une cour militaire régulière s’ils sont accusés d’actes visant l’armée américaine (...) Il s’agit de montrer qu’il est possible, contrairement à ce que dit l’administration Bush, de juger des détenus de Guantánamo devant une cour fédérale civile.


Kiro, Le Canard Enchaîné

Quels seront les problèmes les plus importants posés par la fermeture de Guantánamo ?- Le plus difficile sera de trouver une terre d’accueil pour ceux qui seront libérés. C’est pourquoi il faudra mettre en place un programme de réhabilitation et de réintégration, qui visera à convaincre des pays d’accueil de les prendre.

Les 17 Ouïghours seront-ils réimplantés aux Etats-Unis ?- Oui, je pense que l’administration Obama prendra cette décision. Ils ne sont plus considérés comme des «ennemis combattants illégaux». Leur libération a été ordonnée par un juge américain et la communauté ouïghoure américaine est prête à les accueillir et faciliter leur intégration. L’administration Bush a fait appel de la décision de ce juge en arguant qu’il n’a pas l’autorité de décider s’ils doivent être libérés sur le territoire américain. Mais il n’y a pas d’autre solution, car il est pratiquement impossible de leur trouver un autre pays d’accueil.

Cela ne va-t-il pas créer un précédent ?- C’est justement ce que cherche à éviter à tout prix l’administration Bush. L’administration Obama ne veut pas non plus créer de précédent judiciaire et c’est pourquoi elle va sans doute ordonner d’autorité leur libération, sans passer par un juge.

Combien y a-t-il maintenant de détenus à Guantánamo et quel est leur statut ? – Environ 250, et le dernier à être arrivé est, semble-t-il, un Kenyan capturé l’an dernier. L’administration Bush estime qu’environ 70 d’entre eux sont libérables, mais n’est pas parvenue à leur trouver un pays d’accueil. Une centaine de détenus sont yéménites et seuls quelques-uns sont accusés d’activités criminelles. Les autres pourraient tous être renvoyés au Yémen, si tant est qu’il existe un programme de réhabilitation ou une prison sûre.

Comment fonctionnerait un programme de réhabilitation ? - Le modèle est le programme de dé-radicalisation et de réintégration (...) Il s’agit essentiellement de se servir de religieux musulmans pour convaincre les détenus de rejeter la violence et l’islam radical. Un tel programme pourrait être réalisé à Guantánamo. Il ferait partie intégrante du processus de fermeture (...) L’administration Bush avait une définition incroyablement large (de la notion d’ « ennemis combattants ») l’administration Obama aura une définition plus étroite de ce statut. L’administration Obama établirait un mécanisme permettant de déterminer, aux termes de l’article 5 des Conventions de Genève, si ces personnes sont des «prisonniers de guerre» ou des «ennemis combattants illégaux».

Où seraient détenus ces derniers prisonniers de Guantánamo ?-  En Afghanistan, où le gouvernement américain finance la construction d’une nouvelle prison. Cette prison serait placée sous l’autorité non pas des Etats-Unis, mais de l’Otan. Le choix de l’Afghanistan est logique, puisque c’est là que ces «ennemis combattants» ont été appréhendés.   (c’est nous qui soulignons)

Où et comment seront détenus les suspects appréhendés à l’avenir ?- Le fait est qu’aujourd’hui, nous continuons de détenir des personnes liées au conflit en Afghanistan et au Pakistan. L’administration Obama va se trouver confrontée à cette question (...) Elle va devoir élaborer une définition précise de qui peut être légalement détenu.

Qui va prendre cette décision, les militaires sur le terrain ?- Non. Il faudra passer par un processus de détermination, aux termes de l’article 5 des Conventions de Genève, qui n’existe pas à l’heure actuelle.

Y aura-t-il une limite de temps à la détention d’un suspect ? - Les procédures seront certainement accélérées par rapport à ce qui se passe maintenant. Il ne faudra pas qu’il y ait, comme c’est le cas actuellement dans la prison de Bagram (Afghanistan), des gens détenus pendant des mois sans audience.

Quelle sera la décision la plus dure à prendre durant le processus de fermeture de Guantánamo ? C’est la question de savoir ce qu’on va faire des prisonniers qui ne peuvent pas être inculpés, qui n’entrent pas dans la définition d’«ennemis combattants», mais qu’on pense être dangereux. Certains ont suggéré de les emprisonner aux Etats-Unis, mais je ne pense pas que l’administration Obama adoptera cette solution, qui est à l’opposé de ses convictions. Il va donc falloir se résoudre à les relâcher, tout en sachant qu’il y a un risque. L’administration Bush dit qu’il y en a des dizaines, voire une centaine qui ont ce profil. En réalité, il y en aurait 10 ou 15.

Source : http://www.liberation.fr:80/monde/0101268839-le-plan-d-obama-pour-fermer-guant-namo

 


Arcadio, La Prensa, Panamá


En finir avec Gitmo, plus facile à dire qu’à faire 

Bush lui-même et la plupart de ses ministres s’étaient déclarés favorables à une fermeture du centre de détention. Ces bonnes intentions sont restées au stade du vocabulaire. Un vœu pieux. Or Guantánamo était devenu synonyme de tous les maux dont sont porteurs les USA, avec ces temps derniers quelques améliorations matérielles dans la vie des détenus, c’est le moins que pouvait faire la Joint Task Force. Le tristement célèbre camp X-Ray, où des hommes enchaînés, les yeux bandés, étaient détenus dans des cages en grillage métallique sous le seul abri d'un toit plat, est à l'abandon, comme l’a écrit The Economist de Londres en novembre 2007, précisant alors que quelque 80 détenus pourraient être jugés pour crimes de guerre.

Le premier détenu condamné fut un Australien, David Hicks, qui écopa en mars 2006 de sept ans de prison pour terrorisme (il a plaidé coupable et purge aujourd'hui la fin de sa peine en Australie). Fin 2007, soit plus de six ans après la mise en place des commissions militaires, un seul autre détenu, le Canadien Omar Khadr, fut officiellement inculpé, début novembre. Le vrai tournant dans l’affaire de Guantánamo  a été la décision de la Cour suprême d’accepter la requête en habeas corpus d'un prisonnier [procédure permettant à un détenu de contester la légalité de sa détention].

Une bataille au long cours

« Si les prisonniers sont auto­risés à contester leur détention pour une durée indéterminée devant des tri­bunaux civils américains, alors le cen­tre de détention de Guantánamo per­drait sa raison d'être, écrivait The Economist dans l’article déjà cité. C'est précisément parce que l'on pensait que cette par­celle de territoire cubain louée aux autorités de La Havane était hors d'at­teinte du droit américain et interna­tional qu'elle avait été choisie pour abriter « les ennemis combattants ».

Si techniquement, l'affaire n'est pas sim­ple, « quel que soit le prix de la surveillance à l'extérieur (des anciens de Guantánamo , plus radicalisés que jamais, jusqu’à être des kamikazes de demain), une démocratie digne de ce nom doit cesser de détenir des prisonniers sur une base juridique contraire au droit », a commenté pour le quotidien français Le Monde, Caroline Fourest (21 novembre 2008). Elle précise que des universitaires usaméricains ont propo­sé « une commission vérité. Le minimum serait que les responsables politiques d'une telle aberration, juridique et morale, rendent des comptes »

Pour Caroline Fourest, « le vocabulaire employé après le 11-Septembre est à l'image de la straté­gie choisie. L'administration Bush s'est crue au Far West face à des Indiens (...) En choisissant d'envahir l'Irak au mépris des conventions internationales, en ouvrant Guantánamo et en pratiquant la torture, elle est passée du statut de victime à celui du bourreau. Elle a cogné à bras raccourcis sur le symptôme (le terroris­me) sans pouvoir le faire disparaître, tout en nourrissant la propagande de sa matri­ce (l'idéologie intégriste) »

« C'est ce cercle infernal que l'élection de Barack Obama et son softpower donnent l'espoir de pouvoir inverser ». « L'état de grâce d'Obama ne durera pas éternellement. Après huit ans de passion (...) il est urgent de passer au sang ­froid et à l'efficacité »

Dans Newsweek de la seconde quinzaine de novembre 2008, Dan Ephron insiste pour dire qu’il « va falloir du temps et de l'imagination pour assainir ce bourbier carcéral créé par Bush et qui, en sept ans, a pris de l'ampleur ».

Pour Ephron -- dans son article, antérieur aux déclarations de Ken Gude-- quatre raisons majeures « laissent penser que le centre de détention sera probablement encore en activité dans un an », avançant des arguments que l’on retrouve dans l’analyse de Gude. 

LE « FACTEUR YÉMÉNITE ». En effet, comme on l’a vu plus haut, la fermeture de Guantánamo implique le rapatriement de la majorité des quelque 255 prisonniers toujours détenus. « Avant de les renvoyer chez eux, il faudra négocier avec leur pays d'origine »Comme les Yéménites forment le groupe de prisonniers le plus important, « il faudra discuter avec Sanaa », souligne Ephron qui ajoute : « Or le Yémen a été l'interlocuteur le plus inflexible dans ce dossier », contrairement à l'Arabie Saoudite qui a gardé en prison certains « anciens » de Gitmo, restreint les déplacements d'autres et obligé ceux qu'elle pen­sait pouvoir réintégrer à suivre un programme de "déradicalisation ».

« Le Yemen ne veut pas donner l'impres­sion d'accéder à quelque demande que ce soit des USA", explique un ancien haut fonctionnaire cité par Ephron pour qui si le gouvernement de Barck Obama « consent à libérer certains pri­sonniers sans rien exiger de leur pays d'origine, cela se fera au détriment de la sécurité des USA».

LE « SYNDROME NIMBY » (Not in my backyard) [littéralement "pas dans mon jardin"]. Les USA, selon Newsweek, vont garder sous les verrous quelques dizaines de suspects qu'ils veulent juger ou qu'ils considèrent comme trop dangereux pour être libérés. La question est de savoir où. Selon un ancien membre du Pentagone une étude secrète réalisée en 2006 indique quelques possibilités sur le sol usaméricain, dont la prison militaire de Fort Leavenworth, au Kansas, et celle de Charleston, en Caroline du Sud. Mais les représentants de ces États ou d'autres régions dotées de centres de détention militaires ont déjà averti qu'ils s'opposeraient à tout projet en ce sens. « On a là un problème », explique Charles Stimson, qui était jusqu'à l'année dernière sous-secrétaire à la Défense chargé des détenus.

« MIRANDA » [règle de notification des droits aux détenus] est la troisième raison majeure avancée par Ephron : une fois trans­férés, les prisonniers déjà inculpés puis jugés soit par un tribunal pénal fédéral, soit par un tribunal militaire, pourraient faire valoir leurs droits de détenus, jusqu’à « compromettre la possibilité d’une condamnation », selon Morris Davis, ancien procureur général à Gitmo.  « Rien, dit le journaliste usaméricain, ne garantit que les procès seraient gagnés, même contre des membres importants d’Al Qaida, comme le cerveau présumé des attentats du 11 sep­tembre, Khaled Cheikh Mohammed ».

Dan Ephron cite certains experts, comme Neal Katyal, professeur de droit à l'université de Georgetown, qui ont proposé de créer de nouvelles « cours de sécurité nationale » où les inculpés auraient davantage de droits que dans les commissions militaires, mais sans bénéficier de toutes les protections accordées habituelle­ment. « L'idée a suscité une contro­verse dans le monde judiciaire, mais ce pourrait être la seule solution viable pour remplacer les commissions militaires de Guantánamo, complètement discréditées ».

Dernier argument : « BAGRAM », sur le sort qui sera réservé aux nouveaux prisonniers dans le futur. « Des travaux d'agrandissement sont actuellement en cours dans le centre de détention situé sur la base aérienne de Bagram, en Afghanistan. Mais Bagram a la même réputation de sévices, de secret et de détention sans procès que Guantánamo  ».

On sait que les organisations de défense des droits de l'homme considèrent le centre de détention de Bagram comme un second Guantánamo .

« Pour véritablement changer les choses, souligne Ephron, le nouveau gouvernement va devoir instaurer de nouvelles règles qui garantissent aux terroristes présumés un procès rapide et juste ». Les USA ont besoin d’un cadre « solide » pour traiter leur cas. Mais, conclut Ephron pour Newsweek,  «ce ne sont pas les idées qui manquent. Mais en choisir une et bâtir une nouvelle structure autour d'elle demandera de l'autorité et du temps ».

La fermeture de Guantánamo  devrait être concomitante du retrait des troupes US d’Irak, mais aussi de l’augmentation de celles engagées en Afghanistan, autre priorité annoncée par le président élu, s’appuyant sur deux hommes qui ont fait leurs preuves sous Bush, le général Petraeus, patron du CentCom US et Robert Gates, maintenu au Pentagone. A son actif sur les théâtres militaires, le réseau de « forces spéciales » et la contre-insurrection.  Tout cela dans un nouveau contexte, de multilatéralisme et d’appui réel européen. Ce sont les souhaits, entre autres, du président élu.

  
Marino Degano      

Bonus-malus :

Tradition de fin de mandat, le président sortant George W. Bush a gracié une quinzaine de condamnés anonymes, usant de son pouvoir discrétionnaire. Pas mal, non ? Très bien pour les susdits condamnés qui bénéficient d’une grâce bien frappée au coin Bush, puisque on ne trouve parmi eux que de petits poissons, tombés pour fraude fiscale, détournement de fonds, usage de pesticides contre une espèce protégée ou trafic de drogue. Bien connu pour avoir été prodigue de mesures y compris illégales pour mettre au pas la justice de son pays y compris la violer, Bush restera aussi comme le président US le plus avare de grâces et commutations de peines.  Avec, jusqu’ici, un score de 171 purges de casiers judiciaires sur plus de 2000 demandes et 10 peines commuées sur 7000 requêtes (source : Le Figaro). Moitié moins que Clinton, moitié moins que ...Reagan.

Bush dans le même temps a été vraiment « sympa » avec quelques-uns de ses amis qui ont eu des démêlés avec la justice, comme Lewis «Scooter » Libby, ancien chef de cabinet du vice-président Cheney, condamné en 2007 pour « parjure et obstruction à la justice ». Deux affaires sont à suivre : celle d’un ancien représentant républicain de Californie, Randy Cunningham et celle de l’ex-gouverneur de Louisiane Edwin Edwards.  « Mais la question qui plane sur les intentions de Bush, selon le correspondant à Washington du Figaro, Philippe Gélie, dépasse les cas individuels, mais concerne l'hypothèse d'une immunité générale qu'il pourrait accorder, sous forme de grâce préventive, à tous les acteurs de la lutte antiterroriste.  En 2002, John Yoo, conseiller au département de la Justice, avait rédigé un mémo autorisant le sup­plice de l'eau (waterboarding), qui provoque une sensation de noyade et d'autres techniques violentes contre les suspects de terroris­me. La CIA a reconnu avoir fait usage de ces méthodes contre au moins trois détenus de Guantánamo. Certains élus démo­crates souhaitent ouvrir des enquêtes après l'accession d'Oba­ma au pouvoir ».

 
Le philosophe Michel Terestchenko dans
Du bon usage de la torture : Ou comment les démocraties justifient l’injustifiable, propose une réfutation serrée de tous les « arguments » fallacieux qui justifient l’usage de la torture (Editions La Découverte, coll. Cahiers libres, 15 €).

Présentation de l’éditeur : Depuis le 11 septembre 2001, la torture est devenue, aux Etats-Unis, une pratique d’Etat politiquement et juridiquement justifiée par la « guerre globale contre la terreur ». Mais on sait moins, en Europe, qu’elle y a également fait l’objet d’une légitimation morale : pour d’éminents penseurs américains, la torture serait un mal nécessaire, voire un bien, dans certaines situations de menace extrême. Comment comprendre cette dramatique régression de la « première démocratie » ? La réponse à cette question est moins évidente qu’il n’y paraît. D’où l’importance de cet essai, dans lequel Michel Terestchenko l’affronte dans toutes ses dimensions. Historique d’abord, car les techniques d’« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l’US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d’un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l’« idéologie libérale de la torture ». L’auteur explique notamment pourquoi son argument central, l’hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l’individu qui l’a posée, n’est en réalité qu’une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ». Ainsi légitimée, démontre l’auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l’Etat de droit, corrompant la société tout entière.

Michel Terestchenko est Maître de conférences de philosophie à l’Université de Reims. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de philosophie morale et politique, dont Un si fragile vernis d’humanité. Banalité du mal, banalité du bien (La Découverte/Poches, 2007), salué comme l’un des essais les plus importants de l’année 2005. Il est également l’auteur du blog michel-terestchenko.blogspot.com
 


 


Source : l'auteur

Article original publié le 28/11/2008

Sur l’auteur

Michel Porcheron est auteur associé de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6443&lg=fr
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Commentaires

1. Posté par le voyageur le 29/11/2008 21:09
pas grave pour Guantanamo, on mettra les détenus dans les prisons secrètes internationales

2. Posté par le voyageur le 29/11/2008 21:11
en tout cas, l'Axe du Mal a compris ce qui l'attend : la prison pour les combattants, la corde pour le dirigeant

3. Posté par le voyageur le 29/11/2008 21:17
je propose qu'on laisse Guantanamo ouvert
on libèrerait les détenus actuels et on les remplacerait par les dirigeants US

je verrais bien Bush, la tête couverte d'un tissu et plongée dans une bassine d'eau, à qui on demanderait : "alors, les attentats du WTC ? tu vas avouer que c'est tes copains, oui ?!"

4. Posté par Marie- Th鲨se le 29/11/2008 23:54
A voyageur 3
ahhhh.... mais ça c'est une bonne idée ,et nous sommes certainement des millions de par

le monde a l'espérer ,comme une prière ardente , TOUS EMPRISONNES ,LES DIRIGEANTS DE TOUS LES PAYS , LES CRUELS ,CRIMINNELS SANGUINAIRES ,MENTEURS ,VOLEURS DE BIENS ,VOLEURS DE VIES ,

FAIRE AVOUER LEURS MEFAITS PAR QQ PETITES FOUETTEES EN DIRECTE SUR TF1




5. Posté par le voyageur le 01/12/2008 14:10
et puis on leur mettrait sous les yeux des photos de femmes en burka et on urinerait sur les rapports du CFR

j'ai plein d'idées comme ça

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Hobduras: Multinationales pharmaceutiques impliquées dans le coup d'Etat

Un nouveau directeur général pour l'AIEA

Honduras : une erreur suicidaire

Le porte-parole de Lieberman dénonce des propos attribués à Sarkozy

L'Iran "regrette" l'ingérence du G8 dans ses affaires internes

EUROPE

L'UE dans l'impasse face à l'Iran, hésite à exercer des pressions provisoires

La Présidence suédoise de l’Union européenne

La Turquie frappe de nouveau à la porte de l'Europe

Le traité de Lisbonne est une loi des pleins pouvoirs

Le traité de Lisbonne : pour une Europe plus sociale et ouverte sur la rive Sud de la méditerranée

FRANCE

LE FIGARO tente de semer la discorde entre les Musulmans de France

Un commando de la LDJ saccage la Librairie Résistances

La visite mouvementée de Fadela Amara à Villiers-sur-Marne

France : Sarkozy impose l'austérité sociale avec l'aide de la gauche bourgeoise

Procès AZF: Illusion de justice pour une raison d'Etat

Sciences et croyances

Le mystère de l’étoile rouge qui rapetisse

L’électricité solaire

djinn

Le réchauffement du climat permettrait d'améliorer l'agriculture mondiale

Mise en question du consensus sur le réchauffement planétaire : « Effets environnementaux de la hausse du dioxyde de carbone atmosphérique »

Société

Bagram, un Guantanamo en Afghanistan

The Economist/FMI : Front uni contre les vieux

Le marxisme tribal pour les Nuls

Les 'grands esprits' et l'étincelle divine

Bibliographie / Biographie. Qui est Philippe Val ?

PRESSE ET MEDIAS

La mort de Michael Jackson

Le livre : les États-Unis et le changement démocratique en Palestine

Du rififi à France Inter : 22, v’là Philippe Val !

JE SAIS EXACTEMENT SUR QUELS SITES VOUS ALLEZ VOUS BALADER, MÊME SI VOUS AVEZ DÉSACTIVÉ JAVASCRIPT !

De l’info à l’intox : Idéologie et information

PROCHE ORIENT

La colonisation continue

Palestine : concessions et normalisation avancent à grands pas

Les Maîtres de l’Hypocrisie Par Khaled Amayreh

Pour la levée du blocus de Gaza Rassemblement devant la mission d’Israël – Avenue de la Paix 1 (face à l’entrée du siège de l’OMC, Suisse).

Les Portes de l’Enfer, ce que le régime égyptien fait aux Palestiniens

MOYEN ORIENT

Le roi saoudien et Hariri en Syrie prochainement,Joumblat salue, Geagea conteste

Obama : Miel et fiel pour la liquidation de la cause palestinienne

Interview exclusive Duwik : J’ai toujours juré d’être pour l’intérêt demon peuple palestinien

Scandale Gad Elmaleh: Marouni, ne pas mêler le tourisme et la culture à la politique

Les sales besognes du duo Fayad-Dayton:liquider la Résistance et le Fatah aussi

RELIGIONS ET CROYANCES

Perez au colloque des religions: mutisme arabe, boycott iranien

Comprendre et adorer Dieu

Religion, choc de civilisation et foutaises !

Message pour les musulmans de la part d'un musulman.

La femme en Islam, par Melina Nilles

Propagande médiatique, politique, idéologique

Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne

"L'Occident cherche à déstabiliser l'Iran" (Heykal)

La doxa occidentale et la diabolisation de l’Islam

Gad Elmaleh... et l'arnaque continue

Honduras: "il n'y a pas eu de coup d'Etat", selon le président par intérim

Politique Nationale/Internationale

Obama appelle les arabes à normaliser leurs relations avec "Israël"

Les déclarations d'Obama sur l'Iran

Saad Hariri en Arabie saoudite pour parler du gouvernement libanais

« Les politiques d’Obama ont conduit les Etats-Unis à la faillite »

Le premier coup d’État militaire de l’administration Obama: Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA. par Thierry Meyssan

Histoire et repères

LA LONGUE MARCHE DE TRAHISON NATIONALE DES MARIONNETTES US - L’ERRANCE STRATEGIQUE DES PARTISANS D’UNE FRANCE LIBRE, REPUBLiCAINE ET SOCIALE

Jerusalem: Modifier le passé de la Ville Sainte

"Le paysan du Danube et le roi de France" Deuxième adresse au roi

La guerre de 1967 revisitée

Palestine: LA RESOLUTION / RECOMMANDATION 181

Conflits et guerres actuelles

Biden: la nature de notre engagement en Irak changerait si la violence reprend

La France à la conquête de l'Irak au lendemain du retrait américain

Obama salue une étape "importante" en Irak, et prédit des jours difficiles

Grande-Bretagne : pour la création d'un tribunal de guerre sur l'invasion de l'Irak

Le Pakistan sous influences

Néolibéralisme et conséquences

De sévères conflits se manifestent au cours de la réunion des ministres des Finances du G8

Les quotas d’émission de carbone vont-ils provoquer une autre débâcle du marché ?

Hyperinflation : Angela Merkel fustige la Fed, la Banque d’Angleterre et la BCE

Idéologie et politique néolibérales : un coup d’œil dans le rétroviseur

Adam Smith est plus proche de Karl Marx que de ceux qui l’encensent aujourd’hui

VIDEOS

Regardez Comment Il Vous Manipulent

DERNIERE CHANSON DE MICHAËL JACKSON: il chante son amour pour l’Islam et pour ses frères musulmans

Les Musulmans Vu par Un Catholique

(PAS VU A LA TV) Boycott Israel au salon des armes

Vidéo de BHL sur l'Iran, dommage que le ridicule ne tue pas... !

ANALYSES

« Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale », par Pierre Hillard

Le règne du chaos (deuxième partie)

La stratégie du chaos (première partie)

Le nucléaire français contre l’Iran ?

« Limiter la population pour sauver la planète » (troisième partie)

Géopolitique et stratégie

« Les Etats-Unis et l’Iran ont le monopole de la violence, à parts égales » Interview d’un ex-agent de la CIA, Robert Baer

Iran Chine US : Beijing Met en Garde Les US Sur L'Iran

Dennis Ross, Faucon Sioniste, Prend De Facto La Tête Du Conseil National de Sécurité US

L’Algérie après 47 ans d’indépendance politique 1962/2009 -Entre la logique rentière dominante et la logique réformiste porteuse d’espoir

Deux sommets en Russie : un défi circonspect lancé aux Etats-Unis

Diplomatie et relation internationale

Hezbollah: les piliers de la crédibilité de l'ONU s'effondrent

L'administration Obama a écrit le mois dernier à l'ayatollah Khamenei (presse)

A propos de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

L'Iran et la Chine prônent l'élargissement des relations bilatérales

L'ambassadeur d'Iran dénonce les "déclarations hâtives et irresponsables" du gouvernement français

Conspiration

Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

Le Président iranien au ministère du Renseignement:en dépit des complots occultes et ostensibles ourdis, les ennemis ont échoué

Le LYM démasque le culte du prince Philip à Essen

M. Jackson, la scientologie, le mossad et la propagande

En Iran Debut 2009 Un Plan De Revolution "Douce" De La CIA Avait Déjà Eté Déjoué

VOS PUBLICATIONS

Ce qui fonde une Nation

Philip Jones Griffiths mène son dernier combat

Le Journal des Vivants N°9

CIRCUS BEHIND THE WALL de l’Ecole Palestinienne de Cirque

Communiqué centre-zahra France : plainte contre l'Etat d'Israël déposée à la Cour Pénale Internationale.

Coup de gueule

Immigration: La forteresse Europe et le délit de solidarité

Salah Hamouri ou les geôles israéliennes

The Mask

La compassion de Benoit XVI va au plus fort pas au plus souffrant

Des primates à Clermont-Ferrand

Croyances et société

LE FREINAGE DE L' HUMANITE

LA PURIFICATION INVERSEE DU GENRE HUMAIN

Islam et Franc-Maçonnerie

MOI, MULTIPLE, BIENTOT JE SERAI 1

Lettre ouverte à la République ou appel à la réflexion.

Economie et pouvoir financier

Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres

Le CADTM dénonce le coup d’état orchestré par l’oligarchie réactionnaire au Honduras et exige le retour du président Zelaya

Les fonds vautours : une espèce méconnue de la jungle financière

France : Réforme du crédit à la consommation à la faveur des grands groupes financiers et commerciaux

La Banque mondiale révise à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2009

Lobbying et conséquences

Lantus : L'odieuse rumeur d'un professeur sans scrupule - Lorsque l’appât du gain efface toute notion d’éthique

Obama, sous pression sioniste (Thamareh Hachemi)

Lobby pro-israélien en France : chronique d'une mort annoncée

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète

Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi… par Gilad Atzmon

Actualité en ligne

manu militari des travailleurs sans papiers qui occupaient l’Annexe Varlin de la Bourse du Travail

Réélection d'Ahmadinejad: l'occident hausse le ton

UN MINISTRE FRANÇAIS PARLE D’“INVASION” DE MAGHRÉBINS -Entre lapsus révélateur et “origines”

Contre info attaqué

Soljenitsyne: un 'véritable patriote russe' s'en va (Mironov)

International

Honduras : Les Etats-Unis cherchent une entente entre les dirigeants du coup d’Etat et le président renversé

Ahmadinejad demande à la justice d'enquêter sur la mort de Neda

ONU: la communauté internationale attend qu'Israël remplisse ses obligations

Le président iranien invite Barak Obama à changer d'attitude

Venezuela : première synthèse de la rencontre critique des intellectuels révolutionnaires

Analyse et décryptage

Enquête sur le scrutin donnant la victoire à Ahmadinejad

Nature et technoscience, le nouvel axe idéologique.

Comment décrypter les péripéties actuelles du pape ?

Science d’aujourd’hui : Les trous noirs engloutissent des milliards de dollars

FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE

Opinion

L'Europe s'éloigne de Gazprom

Medvedev au Caire sur les traces d'Obama ?

Nicolas Sarkozy en visite dans le Caucase

LA BURKA EN OCCIDENT: Vers un choc inexorable des civilisations ?

L'élection présidentielle iranienne, ou la révolution reportée

Politique

La fission Obama

G20: l'avènement d'un nouvel ordre mondial

Hamas vainqueur, gagne du terrain politique

« Coup d’Etat » au Canada : Non à la saisie du pouvoir par les conservateurs ! Aucun soutien à la coalition des libéraux et du NPD !

L’aide au secteur automobile américain et l’alternative socialiste à la dégradation des conditions négociées par les syndicats

Economie

«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle

«Développement et problématique du transfert de technologie dans un pays du tiers monde :le cas Algérie

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l'été 2009

Le pétrole à 72 dollars, tensions géopolitiques et espoirs économiques

Les Chinois ne veulent plus être payés en monnaie de singe

Histoire et repères

Hommage à un martyr, empalé le 17 juin 1800 par l’occupant français

Rencontre avec le Général des Hommes Libres

L'amnésie de l'Algérie visà vis des 'Algériens' de Nouvelle Calédonie

Alain Gresh. De quoi la Palestine est-elle le nom ?

RETOUR SUR LE NAZISME

Flagrant délit media-mensonges

La BBC Manipule Des Photos Des Manifestations Post Election En Iran

Le TPIY juge son ex-porte-parole

Depuis 50 ans, l’OMS censure toute étude sur l’impact de l’industrie nucléaire

Guerre médiatique politique France VS Madagascar

La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran

Conspiration-Attentats-Terrorismes

AZF: Attentat ou accident? La vérité sort de la bouche des témoins.

LE COUP D' ETAT MONDIAL DU 11 SEPTEMBRE 2001

Le Conseil des Relations Étrangères (CFR) et Robert Pastor confessent que l'Amero existe.

Quand un valet de Soros prenait le thé chez un apôtre des Brigades rouges

Daniel Estulin, ennemi numéro 1 du gouvernement mondial secret.

insolite, humour, conspiration...

Reality show en Turquie: quatre religions se disputeront dix athées

Obama et les économies d’énergies cérébrales

L'hypocrisie n'est pas non plus punissable

Indignations et manifestations monstres suite au discours du Président Barack Hussein Obama sur l'état de l'Union

Mon dernier mot sur les élections iraniennes

 
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"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen