Dimanche 05 Juillet 2009
4:23
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«Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial»

A propos du développement socioéconomique en Amérique latine, Michel Chossudovsky a publié deux best-sellers: «Guerre et mondialisation» et «Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial». Le second ouvrage a été publié chez Ecosociété en 1998 et traduit en 11 langues. C’est de celui-là qu’il est question dans ce résumé et plus particulièrement du chapitre sur l’Amérique latine qui est divisé en trois sous-chapitres intitulés «Dette et ‹démocratie› au Brésil», «La thérapie de choc au Pérou» et «La Bolivie: dette et narcotrafic».


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Lundi 15 Décembre 2008

«Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial»
par Emmanuel Broillet, Genève

L’auteur examine la manière dont les élites brésiliennes utilisent le développement socioéconomique national pour faire pencher le pouvoir social et les avantages familiaux en leur faveur. Voici un exemple: quelques semaines après le Sommet de la Terre de Rio, en juin 1992, une enquête du Congrès confirmait que le président Fernando Collor de Mello était impliqué. L’opinion publique n’avait d’yeux que pour le scandale et la chute du chef de l’Etat. La retransmission télévisée des enquêtes parlementaires eut plus de succès que celle des Jeux ­olympiques. Pendant ce temps, loin du regard de l’opinion, une tractation portant sur des milliards de dollars se négociait entre le ministre des Finances et les bailleurs de fonds internationaux du Brésil. Les poursuites contre le président avaient détourné l’attention de la population des enjeux sociaux réels: la grande majorité des Brésiliens s’était appauvrie du fait du «plan Collor», lancé en mars 1990 par la ministre des Finances de l’époque Zelia Cardoso de Mello. Le chômage fit des ravages, les salaires réels chutèrent et les programmes sociaux subirent des coupes claires.

Le «plan Collor» combina une politique monétaire interventionniste avec une privatisation dans le style du Fond monétaire international (FMI), la libéralisation du commerce et un taux de change flottant. Le gouvernement brésilien était enfermé dans un cercle vicieux: le versement d’argent frais par le FMI aux fins de rembourser les banques était bloqué par le groupe conseil représentant ces mêmes institutions. Les conséquences ne se laissèrent attendre. Il y eu tout d’abord un changement d’équipe, puis la destitution du président Collor, ensuite la mise en place d’un sociologue «marxiste» aux Finances et, enfin, la restructuration de la dette commerciale.

A l’occasion de cette «thérapie économique», les relations entre gouvernement central et gouvernements régionaux ont été profondément modifiées par rapport aux dispositions de la Constitution de 1988. Pourquoi tout ce qui a été défini est très important? Parce que les politiques socioéconomiques ont contribué à la gestion de la pauvreté au moindre coût. Elles ont contribué à accélérer l’expulsion des paysans sans terre, chassés des campagnes et transformés en une main-d’œuvre nomade allant de ville en ville. Une nouvelle pauvreté urbaine a fait son apparition, différente de celle des favelas et qui se nourrit de l’exclusion du monde du travail de milliers d’ouvriers et d’employés qui habitaient jusqu’alors dans les zones de résidence de la classe ouvrière et désormais complètement marginalisés.

Le «plan de stabilisation» parrainé par le FMI et appliqué par le gouvernement péruvien du président Alberto Fujimori est le plus sévère jamais mis en œuvre en Amérique latine depuis la crise de 1981-1982. Des programmes d’ajustement structurel, dans plus de 100 pays en voie de développement, celui du Pérou les dépasse en brutalité. La stratégie agricole et financière de Fujimori a, en fait, détruit dès le départ toute possibilité de «développement alternatif» dans la haute vallée de l’Huallaga telle qu’elle fut envisagée par l’accord de 1992. Si les Etats-Unis voulaient réellement lutter contre le trafic de la drogue, ils n’imposeraient pas au Pérou une politique économique qui renforce l’alliance entre grandes banques, trafiquants et militaires. Il n’en reste pas moins que ce renforcement de la narco-économie apporte ces dollars dont a besoin le Pérou pour assurer le service de sa dette.
Il faut souligner ici la similitude de l’ajustement structurel en Bolivie et au Pérou. Les deux économies dépendent largement des exportations illégales de coca comme source principale de ­devises étrangères. Dans les deux pays, le recyclage des narcodollars joue un rôle important dans le remboursement des créances. Le programme de stabilisation fut suivi d’une réorganisation de l’industrie minière de l’Etat et du congédiement de quelque 23 000 travailleurs. Cette «politique de stabilisation» a permis de contrôler l’inflation. Mais, l’objectif de la stabilisation des prix fut réalisé grâce au mécanisme de la «dollarisation» des prix. Le programme de stabilisation provoqua une chute significative de l’emploi et des salaires réels. A sont tout, le pouvoir d’achat diminue, les finances publiques s’effondrent et l’industrie minière stagne voire ferme ses mines. Les prix baissent; et l’étain s’effondre. Cette baisse des prix aux producteurs fut également accompagnée par un écart grandissant de la marge entre le prix au détail et le prix payé aux paysans. Dans cette conjoncture, la tendance va vers le développement rapide de l’économie illégale du coca.

L’étude de la situation économique et sociale des pays d’Amérique latine effectuée par Michel Chossudovsky renforce la conclusion que la mise en œuvre des droits de l’homme et l’accès à la distribution sont primordiaux pour un développement positif de ces pays. Ce livre contribue de manière importante à notre compréhension de la diversité culturelle.

Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama

par Michel Chossudovsky, Canada*

Obama a déclaré sans équivoque sa volonté de s’attaquer aux échecs politiques du gouvernement Bush, et de «démocratiser» le système financier étasunien. Barack Obama, le président élu, affirme être déterminé à inverser la tendance:

«Rappelons-nous que si cette crise financière nous a appris quelque chose, c’est que nous ne pouvons avoir une Wall Street prospère pendant que le commun des mortels souffre. Dans ce pays, nous nous élevons ou chutons en tant que nation, en tant que peuple.»1

Avec désinvolture, les démocrates reprochent au gouvernement Bush la débâcle financière d’octobre.
Obama a fait savoir qu’il établira un programme politique tout autre, qui servira les intérêts du commun des mortels:

«Demain, vous pourrez tourner la page sur les politiques qui poussent à la cupidité et à l’irresponsabilité de Wall Street devant le dur labeur et le sacrifice des hommes et des femmes de la rue. Demain, vous pourrez choisir les politiques qui investissent dans notre classe moyenne, créent de nouveaux emplois et accroissent cette économie, de sorte que tout le monde ait une chance de réussir, du directeur général à la secrétaire et au concierge, du propriétaire de l’usine aux ­hommes et femmes qui y travaillent.»2

Obama est-il engagé dans le «domptage de Wall Street» et dans la «neutralisation des marchés financiers»?
Ironiquement, cette politique de «cupidité et d’irresponsabilité» fut instaurée sous le gouvernement Clinton.
La Financial Services Modernization Act (FSMA ou loi de modernisation des services financiers) de 1999 a incité à abroger la Glass-Steagall Act de 1933. La Glass-Steagall Act, ce pilier du «New Deal» du président Roosevelt, fut instaurée en réponse au climat de corruption, de manipulation financière et de «délit d’initié» qui mena à la faillite de plus de 5000 banques dans les années qui suivirent le krach de Wall Street en 1929.
Dans le cadre de la Financial Services Modernization Act de 1999, le contrôle effectif de l’ensemble du secteur des services financiers des Etats-Unis (incluant les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les titres, etc.) a été cédé à une poignée de conglomérats financiers et à leurs associés, les fonds spéculatifs (hedge funds).

Les instigateurs du désastre financier

Qui sont les artisans de cette débâcle?
Ironie amère, l’équipe de transition du président élu Barack Obama songe à présent aux instigateurs du désastre financier pour le poste de secrétaire au Trésor:
Lawrence Summers** a joué un rôle clef dans le lobbying au Congrès pour l’abrogation de la Glass Steagall Act. Sa nomination opportune au poste de secrétaire au Trésor par le président Clinton en 1999 a permis de forcer l’adoption de la Financial Services Modernization Act en novembre 1999. Au terme de son mandat à la tête des Finances, il est devenu président de l’université de Harvard (2001-2006).
Paul Volker était président de la Réserve fédérale dans les années 1980 de l’ère Reagan. Il a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la première phase de déréglementation financière, qui a favorisé la foule de faillites, fusions et acquisitions menant à la crise financière de 1987.
Timothy Geithner** est directeur général de la Banque de la Réserve fédérale de New York (FRBNY), la plus puissante institution financière privée d’Amérique. Il est aussi ancien fonctionnaire des Finances du gouvernement Clinton. Il a travaillé pour Kissinger Associates et fut aussi en poste au FMI. La FRBNY joue un rôle en coulisses dans la mise au point de la politique financière. Geithner agit pour le compte de puissants financiers derrière la FRBNY. Il est en plus membre du Council on Foreign Relations (CFR).
Jon Corzine, aujourd’hui gouverneur du New Jersey, est un ancien directeur général de Goldman Sachs. Au moment de la rédaction de cet article, le favori d’Obama pour le poste de secrétaire au Trésor était Larry Summers.
Lawrence Summers, professeur d’économie à l’université de Harvard, a servi d’économiste en chef à la Banque mondiale (1991–1993). Il a contribué à la conception des réformes macro-économiques imposées à nombre de pays émergents endettés. Dans le cadre du programme d’ajustement structurel (PAS), parrainé par le FMI et la Banque mondiale, l’impact social et économique de ces réformes a été dévastateur, entraînant une extrême pauvreté.
La période de Larry Summer à la Banque mondiale coïncidait avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’imposition de la «médecine économique» mortelle du FMI et de la Banque mondiale en Europe de l’Est, dans les anciennes républiques soviétiques et dans les Balkans.
En 1993, Summers est passé au Trésor des Etats-Unis. Il a d’abord occupé le poste de sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales et, plus tard, secrétaire d’Etat adjoint. En liaison avec ses anciens collègues du FMI et de la Banque mondiale, il a joué un rôle clef dans l’élaboration du «traitement de choc» économique lié au train de réformes imposées à la Corée du Sud, à la Thaïlande et à l’Indonésie, lors de l’apogée de la crise asiatique de 1997.
Les accords de plan de sauvetage négociés avec ces trois pays ont été coordonnés au Trésor par Summers, en liaison avec la Banque de la Réserve fédérale de New York et les institutions de Bretton Woods à Washington. Summers a travaillé en étroite collaboration avec le directeur général adjoint du FMI, Stanley Fischer, nommé ensuite gouverneur de la Banque centrale d’Israël.
Larry Summers est devenu secrétaire du Trésor en juillet 1999. C’est un protégé de David Rockefeller. Ce fut l’un des principaux artisans de l’infâme Financial Services Modernization Act, qui, purement et simplement, légitima le délit d’initié et la manipulation financière.

«Mettre le renard à la garde du poulailler»

Summers est aujourd’hui consultant pour Goldman Sachs et directeur général de D.E. Shaw Group, un organisme de fonds spéculatifs. En tant que gestionnaire de fonds de spéculation, ses contacts avec les Finances ainsi que Wall Street lui procurent de précieuses informations privilégiées sur le mouvement des marchés financiers. Sous la gouverne de Larry Summers, et en conséquence directe de la crise financière, le D.E. Shaw Group a fait des bénéfices records. A la fin octobre 2008, à l’apogée de la crise financière, le D.E. Shaw Group a annoncé 7 milliards de dollars de revenu, en augmentation de 22% sur l’année précédente, «avec près de trois fois plus d’argent dans la main qu’il y a un an» (2theadvocate.com, 31/10/08).
Mettre un gestionnaire de fonds de spéculation (ayant des liens avec l’establishment financier de Wall Street) en charge des Finances équivaut à placer le renard à la garde du poulailler.

Le Consensus de Washington

Summers, Geithner, Corzine, Volker, Fischer, Phil Gramm, Bernanke, Hank Paulson, Rubin, sans oublier Alan Greenspan, et autres, sont des copains. Ils jouent au golf ensemble; ils ont des liens avec le Council on Foreign Relations et les Bilderberg; ils ­agissent de concert conformément aux intérêts de Wall Street; ils se rencontrent à huis clos; ils sont sur la même longueur d’onde; ils sont démocrates et républicains.
Bien qu’ils puissent être en désaccord sur certaines questions, ils sont fermement attachés au consensus Washington-Wall Street. Ils sont absolument impitoyables dans la gestion de leurs opérations économiques et financières. Leurs actions sont motivées par le profit. En dehors de leur strict intérêt envers le «rendement» des «marchés», ils sont peu concernés par la «vie des êtres humains», par l’impact de l’éventail d’implacables ré­formes macro-économiques et financières sur la vie des gens, réformes qui poussent à la faillite des secteurs entiers de l’activité écono­mique.
Le raisonnement sous-jacent au discours économique néolibéral est souvent cynique et méprisant. A cet égard, le discours économique de Lawrence Summers se distingue. Il est connu chez les écologistes pour avoir proposé de déverser les déchets toxiques dans les pays du tiers monde, car, là-bas, les gens ont la vie plus courte et le coût de main-d’œuvre est extrêmement bas, ce qui signifie essentiellement que la valeur de marché des gens du tiers monde est très inférieure. Selon Summers, cela rend l’exportation des matières dangereuses vers les pays pauvres beaucoup plus «rentable». En 1991, une note de service controversée de la Banque mondiale, signée par l’économiste en chef Larry Summers, indique ce qui suit (extraits):

«Industries ‹sales›: Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins déve­loppés? Je pense à trois raisons:
1) La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être faite dans le pays ayant les coûts les plus faibles, qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
2) Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
3) La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens sur­vivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […].»
(Date: 12 décembre 1991 – Pour: Distribution – De: Lawrence H. Summers – Objet: GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt])3

L’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environne­mentale des Etats-Unis:
En 1994, «pratiquement tous les pays du monde se sont dissociés des réflexions de ‹logique économique› de M. Summers formé à Harvard, sur le déversement des poisons des pays riches chez leurs voisins plus pauvres, et ils ont décidé d’interdire l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays [émergents] non membres de l’OCDE dans le cadre de la Convention de Bâle. Cinq ans plus tard, les Etats-Unis sont l’un des rares pays n’ayant toujours ni ratifié la Convention de Bâle ni l’Amendement d’Interdiction de la Convention de Bâle sur l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays hors OCDE.»4

Crise asiatique de 1997: Répétition générale des choses à venir

Au cours de l’année 1997, la spéculation monétaire, instrumentée par de grandes institutions financières et dirigée contre la Thaïlande, l’Indonésie et la Corée du Sud, a favorisé l’effondrement des monnaies nationales et le transfert de milliards de dollars des réserves des banques centrales entre les mains de financiers privés. Plusieurs observateurs ont signalé la manipulation délibérée du marché des actions ordinaires et des de­vises par des banques d’affaires et des sociétés de courtage.
Bien que les accords de plan de sauvetage asiatiques étaient négociés officiellement par le FMI, les grandes banques de commerce de Wall Street (dont Chase, Bank of America, Citigroup et JP Morgan), ainsi que les «cinq grandes» banques d’affaires (dont Goldman Sachs, Lehman Brothers, Morgan Stanley et Salomon Smith Barney) ont été «consultées» sur les clauses à inclure dans ces accords.
Le Trésor des Etats-Unis, en lien avec Wall Street et les institutions de Bretton Woods, ont joué un rôle central dans la négociation des accords de sauvetage. Larry Summers et Timothy Geithner ont participé activement au nom du Trésor des Etats-Unis au sauvetage de la Corée du Sud en 1997:

«[En 1997] MM Summers et Geithner s’acti­vaient à persuader M. Rubin de soutenir l’aide financière à la Corée du Sud. M. Rubin se méfiait de pareille mesure, s’inquiétant du fait que fournir de l’argent à un pays en situation désespérée pourrait être une affaire perdue d’avance […].»5

Ce qui est arrivé en Corée du Sud du fait des conseils du secrétaire adjoint au Trésor Larry Summers et des autres, n’a rien à voir avec de l’«aide financière».
Le pays a été littéralement mis à sac. Le sous-secrétaire des Finances, David Lipton, a été envoyé à Séoul en début décembre 1997. Des négociations secrètes ont été engagées. Washington a exigé le congédiement du ministre des Finances de la Corée du Sud et l’acceptation sans réserve du «sauvetage» du FMI.
Aussitôt après sa nomination, le nouveau ministre des Finances, qui était un ancien fonctionnaire du FMI et de la Banque mondiale, est parti précipitamment à Washington pour des «consultations» avec son ancien collègue Stanley Fischer, directeur général adjoint du FMI.

«Le corps législatif coréen s’est réunis en sessions extraordinaires le 23 décembre. La décision finale, concernant le marché de 57 milliards de dollars, a été prise le lendemain, le 24 décembre, lors du réveillon de Noël, après les heures de bureau à New York. Les plus hauts financiers de Wall Street, de Chase Manhattan, Bank America, Citicorp et JP Morgan, ont été convoqués pour une réunion à la Banque de la Réserve fédérale de New York. C’est aussi dans la salle du réveillon de Noël où se retrouvaient les représentants des cinq grandes banques d’affaires de New York, notamment Goldman Sachs, Lehman Brothers, Morgan Stanley et Salomon Smith Barney.
Et à minuit, au réveillon de Noël, recevant le feu vert des banques, le FMI a accordé à la hâte 10 milliards de dollars à Séoul pour répondre à l’avalanche de dettes à court terme venant à échéance.
Les coffres de la Banque centrale de Corée du Sud ont été mis à sac. Les créanciers et les spéculateurs attendaient anxieusement pour toucher leur butin. Ces mêmes institutions, qui spéculaient contre la victoire coréenne, ont encaissé l’argent du plan de sauvetage du FMI. C’était une escroquerie.»6

Cette «puissante médecine économique» est la prescription du Consensus de Washington. «Souffrance à court terme pour gains à long terme» était la devise de la Banque mondiale durant la période où Lawrence Summers était économiste en chef.7
Nous avons affaire à tout un «réseau de vieux copains» fonctionnaires et conseillers du Trésor, de la Réserve fédérale, du FMI, de la Banque mondiale, des groupes de réflexion de Washington, qui sont en lien permanent avec les principaux bailleurs de fonds de Wall Street. Quel qu’il soit, celui que choisira l’équipe de transition d’Obama fera partie du Consensus de Washington.

Le «Financial Services Modernization Act» de 1999

Ce qui est arrivé en octobre 1999 est décisif. A la suite de longues négociations à huis clos dans les salles de réunion de Wall Street, dans lesquelles Larry Summers joua un rôle central, le cadre réglementaire contrôlant les puissants conglomérats bancaires de Wall Street fut abrogé «d’un trait de plume».
Larry Summers travaillait en étroite collaboration avec le sénateur Phil Gramm (1985-2002), président du comité sénatorial des banques, qui fut l’artisan législatif de la Gramm-Leach-Bliley Financial Services Modernization Act, promulguée le 12 novembre 1999. En tant que sénateur du Texas, Phil Gramm fut étroitement associé à Enron.
En décembre 2000, en fin du mandat de Clinton, Gramm présenta un second projet de loi appelé Gramm-Lugar Commodity Futures Modernization Act (FSMA), qui ouvrait la voie à l’attaque spéculative dans les produits de base, notamment le pétrole et les denrées alimentaires.

«Cette loi, a-t-il déclaré, permettrait de s’assurer que ni la SEC ni la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ne pouvaient contrôler les affaires des produits financiers modernes appelés swaps, et donc ‹protégerait les institutions financières de la sur-réglementation› et la ‹positon de leader mondial de notre secteur des services financiers dans le nouveau siècle›.»8

Phil Gramm était le premier choix de Mc Cain pour le poste de secrétaire au Trésor.
Dans le cadre des nouvelles règles de la FSMA – ratifiée par le Sénat américain en octobre 1999 et approuvée par le Président Clinton – les banques commerciales, sociétés de courtage, fonds spéculatifs, investisseurs institutionnels, fonds de pension et compagnies d’assurance, peuvent investir librement dans toute autre entreprise, ainsi que regrouper entièrement leurs opérations financières.
Un «supermarché financier mondial» a été créé, ouvrant la voie à une énorme concentration de puissance financière. L’un des personnages clefs à l’origine de ce projet fut le secrétaire au Trésor Larry Summers, en coopération avec David Rockefeller. Summers décrivait la FSMA comme «le fondement législatif du système financier du XXIe siècle». Ce fondement législatif est l’une des principales raisons de la débâcle financière de 2008.

Désarmement financier

Il ne peut y avoir de solution constructive à la crise, sauf réforme majeure dans le système financier, ce qui implique, entre autres, le gel du négoce spéculatif et la «neutralisation des marchés financiers». Le projet de neutralisation des marchés financiers fut proposé pour la première fois dans les années 40 par John Maynard Keynes, comme un moyen d’instaurer un système monétaire international multipolaire.9

Le commun des mortels contre Wall Street

Où sont les «candidats de la Main Street» retenus par Obama? C’est-à-dire, ceux qui obéissent aux intérêts des gens des quatre coins des Etats-Unis. Aucun leader du milieu communautaire ou représentant des travailleurs n’est sur la liste des postes clefs d’Obama.
Le président élu désigne les artisans de la déréglementation financière.
Aucune réforme financière constructive ne peut être adoptée par des fonctionnaires nommés par Wall Street et agissant en son nom. Ceux qui en 1999 ont incendié le système financier, sont rappelés pour éteindre le feu.
La «solution» du «sauvetage» proposée pour la crise provoque davantage de débâcle économique. Il n’y a aucune solution politique à l’horizon. Les conglomérats bancaires mènent le bal. Ils décident de la composition du gouvernement Obama. Ils ont aussi choisi l’ordre du jour du sommet financier de Washington (15 novembre 2008), prévu pour jeter les bases de la création d’un nouveau «système financier mondial».
Le plan de Wall Street a déjà été discuté à huis-clos: le programme secret est d’établir un système monétaire international unipolaire, dominé par la puissance financière des Etats-Unis, qui à son tour serait protégée et sécurisée par la supériorité militaire du pays.

Le néolibéralisme à «visage humain»

Rien n’indique qu’Obama rompra les ponts avec ses commanditaires de Wall Street, qui ont largement financé sa campagne électorale.
Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Citigroup, Microsoft de Bill Gates sont parmi ses principaux donateurs de la campagne. Au nombre des individus les plus riches du monde, Warren Buffett n’a pas fait que soutenir la campagne électorale de Barack Obama, il est membre de son équipe de transition, jouant un rôle clef dans la formation de ses ministères.
A moins d’un bouleversement majeur dans le système des nominations politiques aux postes clefs, un ordre du jour économique alternatif de Barack Obama axé sur la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois est grandement improbable.
Ce à quoi nous assistons est la continuité. Obama procure un «visage humain» au statu quo. Ce visage humain sert à tromper les Américains sur la nature de l’économie et de l’action politique.
Les réformes économiques néolibérales restent inchangées. L’essentiel de ces ré­formes, dont le «plan de sauvetage» des plus importantes institutions financières étasuniennes, détruit en fin de compte l’économie réelle, tout en forçant à la faillite des régions entières du secteur manufacturier et de l’économie des services.     •

1    Président élu Barack Obama, 4/11/08
2    Barack Obama, campagne électorale, 3/11/08
3    Original en anglais sur: www.globalpolicy.org/socecon/envronmt/summers.html
4    Jim Valette, www.counterpunch.org/summers.html, non daté.
5    Wall Street Journal, 8/11/08
6    Cf. Michel Chossudovsky, The Recolonization of Korea, publié par la suite en chapitre de The Globalization of Poverty and the New World Order, Global Research, Montréal, 2003
7    Cf. IMF, www.globalexchange.org/campaigns/wbimf/bloomberg110700.htm, 7/11/2000
8    Cf. David Corn: Foreclosure Phil, Mother Jones, juillet-août 2008
9    Cf. JM Keynes: Activities 1940-1944, Shaping the Post-War World: The Clearing Union. In:«The Collected Writings of John Maynard Keynes», Londres 1980, p. 57

(Traduction libre de Pétrus Lombard. Révisée par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca)

* Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de «Guerre et mondialisation», «La vérité derrière le 11-Septembre» et «Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial» (best-seller international publié en 11 langues).

**Obama vient de nommer Timothy Geithner ministre des Finances et Lawrence Summers conseiller de ce dernier.

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Commentaires

1. Posté par anaxagore le 15/12/2008 14:13
Qui peut à partir de ce site (qui résume la pensée d'éric zemmour ) après Mai 68, la destruction de l'Etat Nation et l'émergence d'un Gouvernement Mondial : www.romannational.blogspot.com

2. Posté par Nicole Nepton le 16/12/2008 10:35
Voir Les enjeux de la crise financière. La Grande dépression du XXIème siècle, la vidéo d'une conférence de Michel Chossudovsky présentée à Montréal le 27 novembre 2008 :
http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/conference-chossudovsky.html
http://www.cybersolidaires.org

3. Posté par tecknics17.skyrock le 16/12/2008 11:32
tecknics17.skyrock
http://tecknics17.skyrock

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Perez au colloque des religions: mutisme arabe, boycott iranien

Comprendre et adorer Dieu

Religion, choc de civilisation et foutaises !

Message pour les musulmans de la part d'un musulman.

La femme en Islam, par Melina Nilles

Propagande médiatique, politique, idéologique

Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne

"L'Occident cherche à déstabiliser l'Iran" (Heykal)

La doxa occidentale et la diabolisation de l’Islam

Gad Elmaleh... et l'arnaque continue

Honduras: "il n'y a pas eu de coup d'Etat", selon le président par intérim

Politique Nationale/Internationale

Obama appelle les arabes à normaliser leurs relations avec "Israël"

Les déclarations d'Obama sur l'Iran

Saad Hariri en Arabie saoudite pour parler du gouvernement libanais

« Les politiques d’Obama ont conduit les Etats-Unis à la faillite »

Le premier coup d’État militaire de l’administration Obama: Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA. par Thierry Meyssan

Histoire et repères

LA LONGUE MARCHE DE TRAHISON NATIONALE DES MARIONNETTES US - L’ERRANCE STRATEGIQUE DES PARTISANS D’UNE FRANCE LIBRE, REPUBLiCAINE ET SOCIALE

Jerusalem: Modifier le passé de la Ville Sainte

"Le paysan du Danube et le roi de France" Deuxième adresse au roi

La guerre de 1967 revisitée

Palestine: LA RESOLUTION / RECOMMANDATION 181

Conflits et guerres actuelles

Biden: la nature de notre engagement en Irak changerait si la violence reprend

La France à la conquête de l'Irak au lendemain du retrait américain

Obama salue une étape "importante" en Irak, et prédit des jours difficiles

Grande-Bretagne : pour la création d'un tribunal de guerre sur l'invasion de l'Irak

Le Pakistan sous influences

Néolibéralisme et conséquences

De sévères conflits se manifestent au cours de la réunion des ministres des Finances du G8

Les quotas d’émission de carbone vont-ils provoquer une autre débâcle du marché ?

Hyperinflation : Angela Merkel fustige la Fed, la Banque d’Angleterre et la BCE

Idéologie et politique néolibérales : un coup d’œil dans le rétroviseur

Adam Smith est plus proche de Karl Marx que de ceux qui l’encensent aujourd’hui

VIDEOS

Regardez Comment Il Vous Manipulent

DERNIERE CHANSON DE MICHAËL JACKSON: il chante son amour pour l’Islam et pour ses frères musulmans

Les Musulmans Vu par Un Catholique

(PAS VU A LA TV) Boycott Israel au salon des armes

Vidéo de BHL sur l'Iran, dommage que le ridicule ne tue pas... !

ANALYSES

« Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale », par Pierre Hillard

Le règne du chaos (deuxième partie)

La stratégie du chaos (première partie)

Le nucléaire français contre l’Iran ?

« Limiter la population pour sauver la planète » (troisième partie)

Géopolitique et stratégie

« Les Etats-Unis et l’Iran ont le monopole de la violence, à parts égales » Interview d’un ex-agent de la CIA, Robert Baer

Iran Chine US : Beijing Met en Garde Les US Sur L'Iran

Dennis Ross, Faucon Sioniste, Prend De Facto La Tête Du Conseil National de Sécurité US

L’Algérie après 47 ans d’indépendance politique 1962/2009 -Entre la logique rentière dominante et la logique réformiste porteuse d’espoir

Deux sommets en Russie : un défi circonspect lancé aux Etats-Unis

Diplomatie et relation internationale

Hezbollah: les piliers de la crédibilité de l'ONU s'effondrent

L'administration Obama a écrit le mois dernier à l'ayatollah Khamenei (presse)

A propos de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

L'Iran et la Chine prônent l'élargissement des relations bilatérales

L'ambassadeur d'Iran dénonce les "déclarations hâtives et irresponsables" du gouvernement français

Conspiration

Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

Le Président iranien au ministère du Renseignement:en dépit des complots occultes et ostensibles ourdis, les ennemis ont échoué

Le LYM démasque le culte du prince Philip à Essen

M. Jackson, la scientologie, le mossad et la propagande

En Iran Debut 2009 Un Plan De Revolution "Douce" De La CIA Avait Déjà Eté Déjoué

VOS PUBLICATIONS

Ce qui fonde une Nation

Philip Jones Griffiths mène son dernier combat

Le Journal des Vivants N°9

CIRCUS BEHIND THE WALL de l’Ecole Palestinienne de Cirque

Communiqué centre-zahra France : plainte contre l'Etat d'Israël déposée à la Cour Pénale Internationale.

Coup de gueule

Immigration: La forteresse Europe et le délit de solidarité

Salah Hamouri ou les geôles israéliennes

The Mask

La compassion de Benoit XVI va au plus fort pas au plus souffrant

Des primates à Clermont-Ferrand

Croyances et société

LE FREINAGE DE L' HUMANITE

LA PURIFICATION INVERSEE DU GENRE HUMAIN

Islam et Franc-Maçonnerie

MOI, MULTIPLE, BIENTOT JE SERAI 1

Lettre ouverte à la République ou appel à la réflexion.

Economie et pouvoir financier

Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres

Le CADTM dénonce le coup d’état orchestré par l’oligarchie réactionnaire au Honduras et exige le retour du président Zelaya

Les fonds vautours : une espèce méconnue de la jungle financière

France : Réforme du crédit à la consommation à la faveur des grands groupes financiers et commerciaux

La Banque mondiale révise à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2009

Lobbying et conséquences

Lantus : L'odieuse rumeur d'un professeur sans scrupule - Lorsque l’appât du gain efface toute notion d’éthique

Obama, sous pression sioniste (Thamareh Hachemi)

Lobby pro-israélien en France : chronique d'une mort annoncée

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète

Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi… par Gilad Atzmon

Actualité en ligne

manu militari des travailleurs sans papiers qui occupaient l’Annexe Varlin de la Bourse du Travail

Réélection d'Ahmadinejad: l'occident hausse le ton

UN MINISTRE FRANÇAIS PARLE D’“INVASION” DE MAGHRÉBINS -Entre lapsus révélateur et “origines”

Contre info attaqué

Soljenitsyne: un 'véritable patriote russe' s'en va (Mironov)

International

Honduras : Les Etats-Unis cherchent une entente entre les dirigeants du coup d’Etat et le président renversé

Ahmadinejad demande à la justice d'enquêter sur la mort de Neda

ONU: la communauté internationale attend qu'Israël remplisse ses obligations

Le président iranien invite Barak Obama à changer d'attitude

Venezuela : première synthèse de la rencontre critique des intellectuels révolutionnaires

Analyse et décryptage

Enquête sur le scrutin donnant la victoire à Ahmadinejad

Nature et technoscience, le nouvel axe idéologique.

Comment décrypter les péripéties actuelles du pape ?

Science d’aujourd’hui : Les trous noirs engloutissent des milliards de dollars

FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE

Opinion

L'Europe s'éloigne de Gazprom

Medvedev au Caire sur les traces d'Obama ?

Nicolas Sarkozy en visite dans le Caucase

LA BURKA EN OCCIDENT: Vers un choc inexorable des civilisations ?

L'élection présidentielle iranienne, ou la révolution reportée

Politique

La fission Obama

G20: l'avènement d'un nouvel ordre mondial

Hamas vainqueur, gagne du terrain politique

« Coup d’Etat » au Canada : Non à la saisie du pouvoir par les conservateurs ! Aucun soutien à la coalition des libéraux et du NPD !

L’aide au secteur automobile américain et l’alternative socialiste à la dégradation des conditions négociées par les syndicats

Economie

«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle

«Développement et problématique du transfert de technologie dans un pays du tiers monde :le cas Algérie

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l'été 2009

Le pétrole à 72 dollars, tensions géopolitiques et espoirs économiques

Les Chinois ne veulent plus être payés en monnaie de singe

Histoire et repères

Hommage à un martyr, empalé le 17 juin 1800 par l’occupant français

Rencontre avec le Général des Hommes Libres

L'amnésie de l'Algérie visà vis des 'Algériens' de Nouvelle Calédonie

Alain Gresh. De quoi la Palestine est-elle le nom ?

RETOUR SUR LE NAZISME

Flagrant délit media-mensonges

La BBC Manipule Des Photos Des Manifestations Post Election En Iran

Le TPIY juge son ex-porte-parole

Depuis 50 ans, l’OMS censure toute étude sur l’impact de l’industrie nucléaire

Guerre médiatique politique France VS Madagascar

La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran

Conspiration-Attentats-Terrorismes

AZF: Attentat ou accident? La vérité sort de la bouche des témoins.

LE COUP D' ETAT MONDIAL DU 11 SEPTEMBRE 2001

Le Conseil des Relations Étrangères (CFR) et Robert Pastor confessent que l'Amero existe.

Quand un valet de Soros prenait le thé chez un apôtre des Brigades rouges

Daniel Estulin, ennemi numéro 1 du gouvernement mondial secret.

insolite, humour, conspiration...

Reality show en Turquie: quatre religions se disputeront dix athées

Obama et les économies d’énergies cérébrales

L'hypocrisie n'est pas non plus punissable

Indignations et manifestations monstres suite au discours du Président Barack Hussein Obama sur l'état de l'Union

Mon dernier mot sur les élections iraniennes

 
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"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen