Un jour avant la tenue des caucus américains, en Caroline du Nord et dans l'Indiana, les deux candidats démocrates sont entrés dans une guerre verbale sur l'Iran. La sénatrice de New York a répété à l'antenne de CNN ses propos, comme quoi l'Iran serait rayé de la carte, si ce dernier attaquait Israël. Ces propos ont suscité de vives protestations, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des Etats-Unis. Dans une lettre officielle, à l'adresse du Conseil de sécurité, la RII a condamné les propos extrémistes et bellicistes de Hillary Clinton. Le sénateur de l'Illinois, Barack Obama, a estimé que les propos de Clinton étaient similaires à ceux tenus par Bush, avant de souligner que les Etats-Unis n'avaient pas besoin d'une politique de Cow Boy, sur les scènes internationales. De l'avis des analystes politiques, Clinton a haussé le ton contre l'Iran, pour obtenir l'approbation des lobbies sionistes et des extrémistes républicains. A l'approche de la fin de la campagne électorale de l'investiture démocrate, il devient de plus en plus évident que Clinton ne pourra pas devancer Obama, du point de vue du nombre des délégués. C'est pourquoi, elle cherche à obtenir le soutien des super délégués, pour arracher la candidature des Démocrates des mains d'Obama. Pour cette même raison, les conseillers de Clinton lui ont demandé d'adopter le ton le plus dur contre l'Iran, afin d'obtenir les soutiens des Sionistes et des néo-conservateurs. Il semble bien que les lobbies sionistes préfèrent Hillary Clinton et qu'ils souhaitent voir poursuivre les politiques anti-iraniennes, dans le prochain gouvernement américain, car l'esprit libéral d'Obama ne leur convient pas, d'autant plus que le sénateur de l'Illinois avait fait état de sa disponibilité à s'entretenir avec le Président iranien, après sa victoire à la présidentielle, ce qui a suscité les protestations de Clinton et de McCain. A présent, il semblerait que la droite du Parti démocrate, dirigée, par Clinton, se rapproche, de jour en jour, des Républicains. Pour cette même raison, les activistes anti-guerre et le groupe libéral dirigé par Obama craignent que le prochain gouvernement ne poursuive la politique militariste et unilatérale de Bush.